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Mémoire des Équipages des marines de guerre, pêche, commerce & plaisance de 1939 à 1945
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 ÉCOLE DES MOUSSES     
   
   
   
   
   


29 embarquements

Date inconnue : BOUARD Marcel - BOURGEOIS Robert - BRIANT Charles - CAMBRAI Louis - LASMEZAS Louis - MIGNON Alexis - ROUSSEL Jean - TUDAL Victor

Année 1915 : LALANDEC Yves

Année 1920 : COURTIN Louis - L'HER Jean

Année 1936 : VERGER Jean - WANECQUE Marius

Année 1937 : BRAOUÉZEC Pierre - DENIZOT Daniel - HUON Charles - LARTIGAU Jean-marc

Année 1938 : CLAD François - GUIYNOT Roland

Année 1939 : BEYOU Yves - RUNAVOT René

Année 1942 : REMY Jean-jacques

Année 1943 : LE NEN René - LE SAOÛT Jean - ROIGNANT Jean

Année 1944 : CASTANET Marcel - PASCALIDIS Claude

Année 1945 : JAOUËN Marcel

Année 1947 : DERNY Jacques

Article


« La guerre du mousse Yves BEYOU débute le 19 juin 40 à Plymouth » (18144)

par Ouest France le 18 décembre 2013

Rencontre

À 14 ans et demi, le 13 octobre 1938, Yves BEYOU, jeune Lesnevien entrait à l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE. Un diplôme de comptabilité et sténo dactylo en poche, il y poursuit des études classiques et reçoit les rudiments de la formation militaire et marine. Au début des vacances, en juillet 1939, la guerre et la mobilisation générale menacent. Les autorités militaires recommandent aux pupilles de rester chez eux à la rentrée d'octobre 1939.

Le jeune Yves BEYOU, se met en quête d'emploi. Ce sera à la laiterie de Ploudaniel. Mais la tâche qui lui est confiée ne lui plaît guère. Lors d'une livraison de lait à Brest, il rencontre le maître commis de l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE à qui il demande s'ils seront réintégrés. Oui, lui est-il répondu. Sans plus attendre, Yves BEYOU donne sa démission à la laiterie et retourne à l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE. Quinze jours plus tard, il est admis à ÉCOLE DES MOUSSES. Nous sommes en octobre 1939.

1er contrat à 16 ans

Depuis le 2 septembre, la guerre est déclarée. Les nouvelles ne sont pas bonnes. On annonce la progression rapide des Allemands vers la Bretagne. « Des avions allemands survolent parfois Brest » se souvient Yves. Le 5 mars 1940, le jour de ses 16 ans, le mousse signe son premier contrat d'engagement pour cinq ans.

Le 18 juin, après des soins dentaires à l'hôpital maritime, il prend quelques affaires et embarque sur le vieux cuirassé PARIS en compagnie de 1 600 mousses et cadres de l'ÉCOLE DES MOUSSES et des 1 200 hommes d'équipage du bateau. Le bateau appareille à 17 h 30. Le lendemain, le PARIS arrive à Plymouth sous les acclamations de la population massés sur le Hoe, le promontoire qui surplombe la baie. Quelques jours après, les marins mettent le cap sur Liverpool et se retrouvent sur le champ de courses d'AINTREE PARK, avec 12 000 marins rescapés de Dunkerque. Leur capitaine de compagnie, dit Tonton Louis, leur apprend qu'ils seront formés à la reconnaissance aérienne. Le groupe repart vers Plymouth pour mettre le cap sur Casablanca où il arrive le 7 juillet. En route, le 2 juillet, l'équipage apprend la tragédie de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940).

Deux débarquements

On retrouve ensuite Yves BEYOU sur le MONTCALM, le 15 juillet 1941, après une période de formation qui l'a conduit à Toulon. En janvier 1943, il part vers les Etats-Unis pour la modernisation du bateau. De retour sur les côtes d'Afrique, le bateau exerce une mission de surveillance avant de participer au Débarquement de Normandie. Le MONTCALM, avec ses nouveaux canons, détruit la batterie allemande de Longues-sur-mer. Le bateau part dans la foulée en Méditerranée, pour le débarquement en Provence.

Le 10 novembre 1944, Yves BEYOU est de retour à Lesneven. Après quatre ans et demi d'absence.

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