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Mémoire des Équipages des marines de guerre, pêche, commerce & plaisance de 1939 à 1945
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 MONTCALM     
   
   
   
   
   


72 embarquements

Date inconnue : ARSCOET Ange - BLANDEL Edmond - MACAYA Gaston - MAROSELLI Jacques - OMNES François

Année 1936 : OUSSET Jean - ROBIN

Année 1937 : BERTRAND Aimé

Année 1938 : FARAMAND - L'HERMINIER Jean - LE BERVET Roger - PUECH Louis - RONARC'H Pierre-Jean - ROUSSEL Henri

Année 1939 : BOHEE Yves - BOULAY Fernand - BRACHET Marcel - LOUET - MARTEEL Edmond

Année 1940 : DE CORBIÈRE Jean - DREVILLON Raymond - FERRIÈRE Maurice - POUSSAINT Alfred - THIMOTHEE Paul

Année 1941 : BEYOU Yves - BRANELLEC Louis - BRAYER Gilles - CLOITRE Jean - FLORIMOND Alexis - GOALEC Charles - GUEZEL Hubert - LE LEUCH François - LE PARC Louis - LUCAS Fernand - MARTIN Maurice - MOUCHEL - OSSELIN Victor - PÉRON Jean - REGINENSI Xavier - SAUVAGET Maurice - VANDENBROUCK Gaston

Année 1942 : CHEMORIN André - DESBLACHE Jean - DESLANDES Marc - HERVE Roger - L'HERMINE Joseph - MARCHETTI Aldo - MARTENOT - VASSAULT Paul

Année 1943 : DEPREZ - PIERRONT Raymond - TOP Marcel

Année 1944 : GARCIA Domingo - OCCELLI Louis - SENÈS - TALLIO (alias) RICHARDSON Raymond

Année 1945 : FLORENTIN Robert - LEPOTIER

Année 1946 : BURY Guy - CHATELLIER

Année 1948 : BARY

Année 1949 : GARREAU

Année 1951 : JOUSLIN

Année 1952 : MARCHAL

Année 1954 : PLOIX - REBOUL Georges

Année 1955 : FRANCONIE

Année 1959 : DUPUIS

Année 1960 : BERNOUD

Année 1963 : GUERRIER

Année 1965 : BROWN DE COLSTOUN

Année 1968 : SEIGLE


4 operations

CAMPAGNE DE NAMSOS    NEPTUNE    ANVIL DRAGOON    MENACE

3 groupements auxquels cette unité a été intégrée

4ÈME DIVISION DE CROISEURS    FLANK FORCE    FORCE DE RAID

Articles


« La guerre du mousse Yves BEYOU débute le 19 juin 40 à Plymouth » (18144)

par Ouest France le 18 décembre 2013

Rencontre

À 14 ans et demi, le 13 octobre 1938, Yves BEYOU, jeune Lesnevien entrait à l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE. Un diplôme de comptabilité et sténo dactylo en poche, il y poursuit des études classiques et reçoit les rudiments de la formation militaire et marine. Au début des vacances, en juillet 1939, la guerre et la mobilisation générale menacent. Les autorités militaires recommandent aux pupilles de rester chez eux à la rentrée d'octobre 1939.

Le jeune Yves BEYOU, se met en quête d'emploi. Ce sera à la laiterie de Ploudaniel. Mais la tâche qui lui est confiée ne lui plaît guère. Lors d'une livraison de lait à Brest, il rencontre le maître commis de l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE à qui il demande s'ils seront réintégrés. Oui, lui est-il répondu. Sans plus attendre, Yves BEYOU donne sa démission à la laiterie et retourne à l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE. Quinze jours plus tard, il est admis à ÉCOLE DES MOUSSES. Nous sommes en octobre 1939.

1er contrat à 16 ans

Depuis le 2 septembre, la guerre est déclarée. Les nouvelles ne sont pas bonnes. On annonce la progression rapide des Allemands vers la Bretagne. « Des avions allemands survolent parfois Brest » se souvient Yves. Le 5 mars 1940, le jour de ses 16 ans, le mousse signe son premier contrat d'engagement pour cinq ans.

Le 18 juin, après des soins dentaires à l'hôpital maritime, il prend quelques affaires et embarque sur le vieux cuirassé PARIS en compagnie de 1 600 mousses et cadres de l'ÉCOLE DES MOUSSES et des 1 200 hommes d'équipage du bateau. Le bateau appareille à 17 h 30. Le lendemain, le PARIS arrive à Plymouth sous les acclamations de la population massés sur le Hoe, le promontoire qui surplombe la baie. Quelques jours après, les marins mettent le cap sur Liverpool et se retrouvent sur le champ de courses d'AINTREE PARK, avec 12 000 marins rescapés de Dunkerque. Leur capitaine de compagnie, dit Tonton Louis, leur apprend qu'ils seront formés à la reconnaissance aérienne. Le groupe repart vers Plymouth pour mettre le cap sur Casablanca où il arrive le 7 juillet. En route, le 2 juillet, l'équipage apprend la tragédie de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940).

Deux débarquements

On retrouve ensuite Yves BEYOU sur le MONTCALM, le 15 juillet 1941, après une période de formation qui l'a conduit à Toulon. En janvier 1943, il part vers les Etats-Unis pour la modernisation du bateau. De retour sur les côtes d'Afrique, le bateau exerce une mission de surveillance avant de participer au Débarquement de Normandie. Le MONTCALM, avec ses nouveaux canons, détruit la batterie allemande de Longues-sur-mer. Le bateau part dans la foulée en Méditerranée, pour le débarquement en Provence.

Le 10 novembre 1944, Yves BEYOU est de retour à Lesneven. Après quatre ans et demi d'absence.



La fin du CHACAL (10775)

par Marcel BRACHET – Gardien de la paix – Calais (Service Historique de la Marine) le 24 mai 1940

J'avais 19 ans en 1939, j'habitais Sangatte.

Devançant l'appel, je me suis engagé dans la Marine en qualité de chauffeur.

Après avoir fait mes classes à bord du cuirassé PARIS, j'ai été envoyé sur le MONTCALM, puis en janvier 1940 sur le contre-torpilleur CHACAL, à bord duquel je me trouvais en mai 1940.

Le vendredi 24 mai, vers quatre heures du matin, nous nous trouvions dans la Manche, près de Boulogne, exactement par le travers d'Alprech.

À 5 heures j'étais remonté de mon quart et me reposais dans le poste d'équipage où mon hamac se trouvait à bâbord.

Vers 9 heures une escadrille de sept bombardiers, des Stukas, est venue nous survoler.

J'ai, ainsi que mes camarades qui dormaient comme moi, été réveillé par les tirs de la DCA du bord. Les mitrailleuses faisaient rage.

Une des bombes lancées par les assaillants est tombée à l'avant, traversant le poste de part en part et coupant le raban de l'un de nos camarades qui couchait à tribord.

Elle ne fit cependant pas de dégâts sérieux.

Bien entendu nous avons aussitôt été débout.

A ce moment on sonnait « Aux postes de combat ».

Nous n'avons pas eu le temps matériel de nous y rendre. Au moment où avec quelques camarades je me précipitais par les coursives pour atteindre le poste qui m'était assigné on sonnait « Aux postes d'évacuation ».

Je m'y suis porté rapidement, je voulais m'évacuer par tribord.

A ce moment une bombe est tombée dans l'eau non loin de moi à environ deux mètres à tribord. J'ai hâtivement rebroussé chemin et suis parti à bâbord.

Là, j'ai trouvé des camarades qui s'occupaient à mettre à l'eau l'une des baleinières du bord. Saisissant l'un des cordages activant la poulie à triple cordage du système de descente de la baleinière, je me suis laissé glisser dans l'eau.

Naturellement je portais, ainsi qu'il était prescrit dans un cas semblable, une ceinture de sauvetage, aussi suis-je rapidement revenu à la surface. Un camarade, Franck, un parisien dont je n'ai pas oublié le nom, m'a aussitôt rattrapé, et m'a aidé à me hisser dans la baleinière.

Le capitaine d'armes, un maître principal a pris la direction de l'embarcation, il m'a donné l'ordre de prendre des avirons et d'aider à écarter la baleinière du CHACAL. Le navire avait l'avant tourné du coté d'Étaples et nous nous trouvions à sa gauche c'est-à-dire à bâbord.

Pendant ce temps les batteries allemandes, d'ailleurs de petit calibre, qui étaient déjà installées le long de la côte, d'Alprech à la Pointe-aux-oies, tiraient sur nous.

La baleinière contenait une vingtaine d'hommes, c'était le grand maximum qu'elle pouvait embarquer sans risquer de couler.

Nous remorquions en outre un radeau auquel s'accrochaient une douzaine de nos camarades dont un blessé.

Nous nous sommes donc éloignés de notre contre-torpilleur et de la terre pour éviter d'être fait prisonniers.

Partis au large, c'est deux heures environ plus tard que nous avons été repêchés et recueillis par le MESSIDOR, chalutier dragueur de mines, qui, après de nombreuses manœuvres pour se soustraire au tir des pièces allemandes mit le cap sur Le Havre où nous sommes arrivés le lendemain seulement après au moins douze heures de mer. Nous y sommes restés peu de temps et sommes partis pour Cherbourg où, après une pause assez courte nous avons rallié Brest.

Là on nous a donné quinze jours de permission à aller passer à Camaret, dans le voisinage. Au bout de dix jours l'avance allemande laissait craindre l'arrivée de l'ennemi, on nous a embarqué sur un cargo qui nous a amené en Angleterre. Nous avons débarqué à Plymouth, où après être demeuré là 3 jours, un paquebot nous a évacué sur Liverpool. Peu après, nous sommes revenus à Plymouth, par chemin de fer, cette fois, et de là, par convoi sommes partis pour Casablanca.

J'y ai été embarqué sur un dragueur de mines ; le MARIE MAD, chalutier, chargé de la surveillance de la côte Marocaine.

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