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Mémoire des Équipages des marines de guerre, pêche, commerce & plaisance de 1939 à 1945
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« Saint Xavier »
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 ÉCOLE NAVALE     
   
   
   
   
   


415 embarquements

Date inconnue : BONDOUX Gabriel - BYLINSKY (ALIAS EDMOND DANTES) Vladimir

Année 1883 : DE LESQUEN DU PLESSIS CASSO Constant

Année 1896 : CASTEX Raoul - CRAS Jean - TRAUB Marcel

Année 1897 : DE PENFENTENYO DE KERVÉRÉGUEN Hervé - DEVIN Léon - FRANQUET Maurice - RIVET Eugène

Année 1898 : BROHAN Gabriel - DUPLAT Émile - GENSOUL Marcel - LEFEBVRE DE MAUREPAS Marie - RICHARD Alfred

Année 1899 : DARLAN François - DONVAL Yves - MUSELIER Émile - NICOLAS Edouard

Année 1900 : DERRIEN Edmond - MÉROUZE Henry

Année 1901 : BOGARD Henri - CADART Jean - DECOUX Jean - GODFROY René-Émile - SALAÜN Gustave

Année 1902 : LABOUREUR Auguste - PLANÇON Jean

Année 1903 : URVOY DE PORTZAMPARC Yves

Année 1904 : CHOMEREAU-LAMOTTE Charles - LATHAM Henri

Année 1905 : JARRY Marcel - LE COURTOIS DU MANOIR Jean - LE PIVAIN Louis - PÉROT Raoul - SCHWERER Antoine

Année 1906 : D'ARGENLIEU Georges Thierry - GOYBET Pierre - LONGAUD Léon - TROLLEY DE PRÉVAUX (alias) VOX Jacques

Année 1907 : BÉSINEAU Gaston - FERRIÈRE Maurice - GERVAIS DE LAFOND Raymond-Emile - LE FRANC Paul - ROUYER Pierre

Année 1908 : BLÉHAUT Henri - BROUSSIGNAC Jean - DE BELOT Félix - GONET Henri

Année 1909 : COLLINET Louis - CRAS Jean - DELACHANAL Pierre - EMMANUELLI Pierre

Année 1910 : BOUAN Jean - COMMENTRY André - LE BOULCH Louis - LEPORTIER Marcel - MERCIER Léon - PONT Jean - RONARC'H Pierre-Jean - SEGUIN Henri

Année 1911 : AUPHAN Gabriel - CONSTANTIN Jean - DE CORBIÈRE Jean - FOUQUÉ Robert - PIOT Jean

Année 1912 : AUBRY DE LA NOË Marc - BARTHES Emile - BATTET Robert - DERAMOND Marcel - LE ROCH Louis - MARZIN Paul - SIMON Pierre

Année 1913 : BOS Jacques - BRANELLEC Louis - GRAZIANI Gaston - HERBOUT Anatole - KRAFT Jean-louis - LEMONNIER André - MAILLOUX Émile - PERZO Charles - RUË Joseph - SEYEUX Maurice

Année 1914 : BRAXMEYER - DE COUDENHOVE Gaston - DUROCHÉ Jean - ESTIENNE Jean - GUIOT Amédée - MURGUE Jean - RENAULT Robert - VACHER DIT LE VACHER Edmond

Année 1915 : BOUCHACOURT Gilbert - COYOLA Jean - DE BOURGOING Denis - DERRIEN Ernest - LE CALVEZ Arsène - LE CALVEZ Arsène - LEWDEN Marie - MADELIN Pierre - MICHEAU Jean

Année 1916 : BERNARD Marc - BERTROU Charles - BRANELLEC Paul - DAYNAC André - DE BOIGNE René - DE FÉRAUDY - LABAT Robert - LE MARTRET Désiré - MAERTEN Paul - PLUYETTE Pierre - REBUFFEL Gabriel - VAN GAVER Georges - VILLEBRUN Roger

Année 1917 : AUBOYNEAU Philippe - CARON Yves - COURSON Louis - DE BOYSSON Joseph - DELPLANQUE André - GAYRAL Jean - HUET Yves - LAURIN Joseph - NANDILLON Albert - SALA Léon - VILLEDIEU de TORCY Jean - WIETZEL Roger

Année 1918 : BARJOT Pierre - BARNOUIN Paul - CORFMAT Pierre - DAVAN Charles - DU TERTRE Edgar - FAVREUL Jean - FONTAINE Marcel - FONTAINE Paul - GIRAUD DU POYET Robert - LAPÉBIE Jacques - LAVIGNE Jacques - LE COZ Paul - MESTRE Paul - QUÉRÉ Charles

Année 1919 : BOSVIEUX Joseph - CHERRIÈRE Pierre - DE TOULOUSE LAUTREC-MONTFA Guillaume - DE TOULOUSE LAUTREC-MONTFA Guillaume - EYRIÈS Bruno - GROSSELIN Georges - GUILLEMIN Jean - MOULLEC (alias) MORET Raymond - ORTOLI Paul - PONTAVICE DU VAUGARNY Jean - SACAZE René - SPITZ Marie - VIENNOT DE VAUBLANC Roger

Année 1920 : AUBIN Roger - BOULANGER - LANCELOT Pierre - LASSAVE Pierre - MONAQUE Paul

Année 1921 : DE BOYSSON Joseph - DU GARDIN Joseph - FOURNIER Lucien - HABERT Jean - L'HERMINIER Jean - QUERVILLE Jean-marie

Année 1922 : DE SAUSSINE DU PONT DE GAULT Pierre - DUCHAINE François - GROIX Marcel - JAUBERT François - KRAUT Henri - LE GALL Philippe - MAGGIAR Raymond - MATHON Henry

Année 1923 : BOUGON Maurice - BOULAT Louis - CLAVIÈRES Jean - DANLOUX Jean - DAVID Louis - DROGOU François - HUBER Georges - JEANSON Almir - LEMAIRE Rémy - MARZIN Paul - MERLIN Jean - PAUMIER Maurice - PONCET Pierre - QUÉAU Hervé - ROSTAND Guillaume

Année 1924 : BIROT Roger - FEUILLÂTRE Jean - GILLY Pierre - PARIS Jean - PAYAN Raymond

Année 1925 : BAUDELET Jean - BLAISON Louis - BRÉARD André - CABANIER Georges - JUBELIN André - LEFÈVRE Jean - LOSTIE de KERHOR de SAINT-HIPPOLYTE Yves - MINE Robert - PIOT Noël - PODER François (dit Francis) - RICHARD René - SOURISSEAU Jean

Année 1926 : CORNUAULT Jean - DELORT Marcel - GILBERT Jean - LAINÉ Francis - ROUX André - SAGLIO - SIMON Pierre - YAYER Jean

Année 1927 : AUBIN Jean - BERTRAND Aimé - BLACHERE André - BLANCHARD Jean - CHOLLET Michel - CLOAREC André - DOYEN Pascal - EVENOU (alias) RICHARD Jules - GEORGELIN René - LE MOUROUX Jean - MAGET Roger - MILLÉ Georges - NORMAND Pierre - PONCHARDIER Pierre - RITTI Paul - SEVESTRE Jacques

Année 1928 : CHATEL Roger - CRUCHON DUPEYRAT Jean - FOILLOT - GUITTET Maurice - HARDY Jacques - LE TONTURIER Maurice - LEPORCQ Etienne - LETEMPLIER Robert - MICHEL DE BOISLISLE François - MOUSSET Érik - PELLETIER Pierre - PERRIN Jean - PHILIPPON Jean - TEYSSANDIER Raymond

Année 1929 : AUGÉ Maurice - DE LÉVIS-MIREPOIX Charles - DECUGIS Georges - DESMONS Émile - DETROYAT Marie - GAXOTTE Jean - GIGNOUX R. - GOUTTIER Jean - LADONNE Erasme - LAHAYE Charles - LAPORTE Jean - LASVIGNE Jacques - LE GRIX DE LA SALLE - MILLAU - MILLIAU Joseph - PATOU André - TÉTREL Henri - VÉRON Henri

Année 1930 : BILLIOQUE Jean - CASTETS René - D'ANTIN TOURNIER DE VAILLAC Gérard - DE LA VALLÉE DE RARÉCOURT DE PIMODAN Henri - DEBOURDES - DELMAS Roger - DEVIN Léon - KRIEN Paul - LAURENT Antoine - LE MARÉCHAL Henri - SIMON François - SONNEVILLE Pierre

Année 1931 : BAZIN Marcel - BECQ Maurice - BOSSUET André - CLAYEUX Eugène - DAVID Robert - ERTAUD André - JUMIÈRE - KERLEGUER Jean-pierre - LEMOINE Michel - MOREL André - PINGUET Georges - PÉPIN-LEHALLEUR Jacques - VIÉ Frédéric

Année 1932 : DU MERLE Jacques - DUBUISSON Michel - FAÿ Georges - GIRARDON Pierre - HOCHTETTER - LAVALLÉE Jean - LE BOULCH Pierre - OUVAROFF Serge

Année 1933 : CARPENTIER Jacques - DISCHAMPS Jean - GIRAUD DU POYET Robert - IEHLÉ Pierre - LEGRAS Guy

Année 1934 : APPELL Jean - BOUL Fernand - BOURDAIS Yves - COGNIET Henri - DEVANDIÈRE DE VITRAC - GRANRY François - GUILLOU Jean - LELONG Auguste - MARMOUGET - PUTZ Maurice - SAINT-JOHN de CRÈVECOEUR Philippe - VELME Marcel

Année 1935 : ANDRÉ Ferdinand - AVON Émile - BARBEROT Roger - FLICHY Georges - GROUT DE BEAUFORT Marie - LE DREFF Yves - LEMMERY Roger - PERGET Pierre - REVAULT D'ALLONES Michel - SALOMON-KOECHLIN Henri

Année 1936 : AUBERT DE TRÉGOMAIN Édouard - AUBERTIN Jean - BERGÉ René - BESAUCÈLE Yves - BLOT Camille - BONIN René - HOUCTE - LE BOURGEOIS Philippe - LE GOASCOZ Pierre - LEPORTIER Marcel - POULLARD Roger

Année 1937 : AVICE Pierre - BALLOT Michel - BIGNON Yves - CADÉAC D'ARBAUD Jean - CAMBON Pierre - LE BAS René - LE BOT Jean - PAILLARD - RABILLER Jean - RAMELLI Jean - SCHMIDLIN Georges - TOURSKY Richard

Année 1938 : BALANANT Louis - BOUCULAT Yves - CADILHAC Paul - CASTANET Marcel - CHOQUER Vincent - COLIN Emile - DAURIACH Adrien - DERRIEN Henri - FEILLARD Henri - GOEHRS Yves - LARTIGUE François - MARCHAND Robert - MONTFORT Jean - PENARGUEAR Jean - PETROCHILO Socrate - RIDOUX Lucien - VINOUSE

Année 1939 : BALAY Ferdinand - BERNARD Paul - BOUCHER - BOUCLET Louis - BOUDRY Claude - BRANCHE Michel - BRAVAIS Pierre - CADIC Yves - CARPENTIER Roger - CLAUDE Roger - D'EIMAR DE JABRUN Xavier - DEQUET Raymond - DUROUX Paul - GAMBLIN Jean - GUILLOTREAU Pierre - LAGADEC Julien - MICHENAUD Roger - NORMAND Daniel - PASCALIDIS Claude - PRIMA Joseph - PY Jean - QUIVIGER François - ROBIN Georges - ROYER Jacques - SALAUN Paul - WERQUIN Pierre - ZANG Jacques

Année 1940 : LABBENS Albert - NORMAND Paul

Année 1941 : DE VÉDRINES Pierre - DE VÉDRINES Pierre - DESOUTTER Robert - DESOUTTER Robert - DOYEN Pascal - GAZEAU René - GAZEAU René - GUILLERMIC Francis - GUILLERMIC Francis - KERROS Jérôme - KERROS Jérôme

Année 1942 : BIGNON Yves - TURC Léon

Année 1943 : CROUZAT François

Année 1944 : HUAN Claude

Année 1945 : CABANIER Georges - HAMM Jacques - IEHLÉ Pierre - SAINT-JOHN de CRÈVECOEUR Philippe - SIMON-DUBUISSON Henri

Année 1947 : SCHLUMBERGER Étienne

Année 1948 : CADÉAC D'ARBAUD Jean

Année 1955 : LAHAYE Charles - TALARMIN Edouard

Année 1960 : BELBÉOCH Alfred

Année 1961 : IEHLÉ Pierre

Année 1963 : BOURDAIS Yves

Articles


François A'WENG, Marin, Français Libre et haut-fonctionnaire de la Ve République (18164)

par François-Louis a'Weng le 12 juillet 2016

Officier Français Libre à vingt ans


Né à Cannes (Alpes-Maritimes) le 20 avril 1920 était fils de Jean a'Weng, d'une famille d'origine bâloise zwinglienne (à Wengen), banquier et planteur au Sénégal puis au Cameroun et d'Anne de Buyer-Mimeure, d'une famille de maîtres de forges comtois.

Elève en classe de préparation à l'ÉCOLE NAVALE transférée en raison des hostilités à Saint-Jean d'Angély, il quitte, au fort de la Débâcle, en compagnie de son condisciple de Flotte, Paul Leremboure, Saint-Jean-de-Luz le 22 juin 1940 sur le paquebot BATORY (ou BATORIK[1]) qui touche Plymouth le lendemain[2].

Il rallie la France Libre à Londres le 1er juillet 1940. Il est dirigé sur Aldershot où il suit un cours de préparation militaire. Fin août, il est muté à la marine et embarqué sur le cuirassé COURBET. Il suit le 2e cours d'élève officier organisé en août 1940[3], en sort aspirant et embarque sur les sous-marins JUNON (fin 1940) puis MINERVE (1940-1942), effectuant patrouilles et missions sur les côtes de Norvège jusqu'au 15 décembre 1942 (quatre engagements contre l'ennemi). Il est promu enseigne de vaisseau de 2e classe le 15 avril 1942 et de 1ère classe le 15 avril 1943.

Il embarque ensuite sur le CURIE de décembre 1942 a novembre 1945 et participe à toutes ses missions en Méditerranée (onze engagements contre l'ennemi).

Décorations


Croix de guerre avec une citation à l'ordre de l'armée de mer en date du 20 février 1945[4], ainsi que trois citations à l'ordre du corps d'armée respectivement en date des 5 juin 1944[5], 23 février 1945[6] et 18 octobre 1945[7]. Chevalier de la Légion d'honneur le 21 mars 1946[8] au titre du Tableau Spécial de la Guerre 1939-1945, il est promu officier le 11 décembre 1957[9]. Cette nomination a été prise sur le rapport du Ministre de la Marine Marchande et en qualité de Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes, Conseiller Technique au Cabinet du sous-secrétaire d'État à la Marine Marchande. Il est aussi chevalier de l'Étoile noire du Bénin, commandeur du Nichan-Iftikhar et titulaire de la Médaille militaire de 1ère classe de Tchécoslovaquie (le 8 mars 1946)[10].

Lors du défilé de juin 1945, c'est lui qui présente au public parisien, en naviguant sur la Seine, le sous-marin de poche n°90, pris aux Allemands, ce qui lui vaut des félicitations du ministre de la Marine le 17 juillet 1945[11] et un témoignage de satisfaction du préfet maritime le 14 août 1945[12].

Ingénieur de l'ÉCOLE NAVALE, après la fin des hostilités en Europe, il est attaché au cabinet du général Charles DE GAULLE, président du gouvernement provisoire, puis, du 1er décembre 1945 au 2 septembre 1946, à celui d'Edmond Michelet, ministre des armées.

Promu lieutenant de vaisseau le 22 décembre 1946 et prévu pour prendre le commandement du chaland de débarquement LST 508 en armement aux États-Unis, il est mis en route sur Norfolk le 14 février 1947, mais rappelé à la direction du personnel militaire à Paris le 15 juillet. Le 9 août 1947, il reçoit les remerciements du Ministre de la Marine[13].

Un énarque issu des rangs combattants


Candidat au deuxième concours spécial de l'École nationale d'administration, crée l'année précédente, où il est seulement admissible, il réussit le troisième concours spécial (14 octobre 1946) qu'il présente au titre de la section des affaires extérieures. Il est affecté à la section d'administration sociale. Élève (promotion Jean Moulin) du 1er janvier 1948 au 1er janvier 1950, il est doyen et délégué de sa promotion. Sorti 3e, il entre à la Cour des comptes en qualité d'auditeur et démissionne de la marine à la même date.

François A'WENG est rapporteur près le Comité central du contrôle des organismes subventionnés en 1950, rapporteur au Comité central d'enquête sur le coût et le rendement des services publics en 1951, conseiller référendaire en 1953, vice-président de la Commission consultative centrale des marchés de la marine marchande en 1958.

Au moment du retour du général Charles DE GAULLE, il devient en janvier 1959 directeur du cabinet de Roger Frey, ministre de l'information, et il reste à ce dernier poste jusqu'en août 1960, date à laquelle il est nommé président d'une société filiale d'Havas : Information et Publicité.

Officier de réserve, il est capitaine de corvette en 1960.

Famille


Il épouse en 1961 Béatrice de CHAMBURE, championne de France de tennis dès 1951, fille de Geneviève THIBAULT, musicologue.

Un ami des arts


Collectionneur de dessins anciens, lui-même dessinateur exercé, François A'WENG s'insère dans le renouveau des conservations des monuments anciens de l'époque d'André Malraux : Il rachète l'improbable château de Ballon et sauve de la démolition l'hôtel de Guénégaud, dans le quartier du Marais, qui deviendra le Musée de la chasse et de la nature.

Une fin prématurée


Promis à une brillante carrière à l'aube d'une Ve République alors sûre d'elle-même, François A'WENG meurt à Chartres (Eure-et-Loir) le 22 juillet 1961, victime d'un accident de voiture laquelle, précipitée contre un platane par son chauffeur Pierre Coirin, transportait également sa jeune épouse, enceinte de François-Louis.

Un service religieux a lieu le vendredi 28 juillet à midi en l'église Saint-Louis-en-l'Isle, paroisse dont dépend son nouveau domicile parisien. La presse du moment nous raconte : « Parmi les très nombreuses personnalités qui avaient tenu à assister à cet office, on remarquait la présence de M. Louis Terrenoire, ministre de l'information ; Louis Racine, directeur du cabinet de M. Michel Debré ; Yvon Bourges, directeur du cabinet de M. Roger Frey, représentant le ministre de l'Intérieur ; M. André Holleaux, directeur du cabinet de M. Edmond Michelet, Garde des Sceaux ; M. Maurice Papon, préfet de police ; l'amiral Georges CABANIER, chef d'État-major de la Marine ; l'amiral Paul ORTOLI, inspecteur général des Forces navales ; M. Olivier Guichard, directeur général de l'O.C.R.S ; M. Raymond Janot, directeur général de la R.T.F ; M. Henri Bourdeau de Fontenay, directeur de l'Ecole Nationale d'Administration ; M. Jean Ehrhard, directeur général de l'agence Havas ; une délégation de conseillers à la Cour des Comptes ; M. Pierre Lazareff, directeur général de France-Soir et M. Jean Marin, président-directeur général de l'Agence France-Presse. Tous les membres du Conseil d'Administration d'Information et Publicité, ainsi que les collaborateurs du défunt, étaient également présents à ce service. ».

_PAROLE_(…) Son intelligence, sa distinction, son humour, sa culture artistique, lui valurent immédiatement de nombreuses sympathies, puis de solides amitiés.(…) (allocution prononcée à l'audience solennelle tenue à la Cour des comptes le 26 septembre 1961)

Sources


Cahiers pour une histoire de l'Éna N°4. Promotion Jean Moulin. Février 1948-décembre 1949. La Documentation française, 2011, p. 120, 140 et 141.
CHALINE (E.), Historique des Forces navales françaises libres, 1994, t. I, p. 226, 299, t. II, p. 320, 321, t. III, p. 27.
CORDIER (Daniel), Alias Caracalla, Gallimard, 2009, p. 100.
GILLIOT (Henri), Bulletin du Cercle Généalogique d'Alsace, 1971-2, n°14. Généalogie de la famille AWENG, p. 31-34.
GLOAGUEN (Jean-Louis), Le sous-marin Curie, Saint-Thonan, vers 1990.
Livre d'Or de l'Amicale action, Paris, 1953.
HUAN (Claude), Les Sous-marins français 1918-1945, Marines Edition, Bourg-en-Bresse, vers 1980-1990, p. 170.
MORIZET (Jacques), Histoire de la promotion Jean-Moulin, in Cahiers pour une histoire de l'Éna N°4. Promotion Jean Moulin. Février 1948-décembre 1949. La Documentation française, 2011, p. 15.
PASQUELOT (Maurice), Les Sous-marins de la France Libre, Presses de la Cité, Paris, 1981.
SELLIER (André), De Dora… à la rue des Saints-Pères, in Cahiers pour une histoire de l'Éna N°4. Promotion Jean Moulin. Février 1948-décembre 1949. La Documentation française, 2011, p. 119.
SONNEVILLE (Pierre), Les Combattants de la liberté Ils n'étaient pas dix mille, La Table ronde, Paris, 1968, p. 53, 100, 117, 127, 130, 192, 236, 239, 248, 250, 255, 261, 280, 309 et 310.
WINGATE (John), The Fighting tenth The Tenth submarine flotilla and the siege of Malta, Leo Cooper, London, 1991.

Références


[1] Daniel Cordier, dans son autobiographie intitulée Alias Caracalla (Gallimard, 2009), parle plutôt du Batorik, sur lequel embarque aussi Raymond Aron, le célèbre philosophe qui deviendra, à Londres, le comptable de la compagnie des chars gaullistes.

[2] Le même Daniel Cordier évoque le départ de son camarade de classe Alain Rödel qui quitte Saint-Jean-de-Luz le même jour, embarquant sur l'ETTARIK, autre navire polonais qui débarque deux jours plus tard à Plymouth également.

[3] Il appartient à la promotion 1940 de l'ÉCOLE NAVALE (Grande-Bretagne) dont le commissaire est Leroux, avec notamment Jean BUTTIGIEG, Paul LEREMBOURE, Henry DE ROTALIER, François SCHLOESING.

[4] Par décision n°411 en date du 20 février 1945, le Gal Charles DE GAULLE, chef des armées, cite à l'ordre de l'Armée de Mer l'Enseigne de vaisseau de 1ère classe François A'WENG : « Officier d'élite, a été magnifique d'ardeur combative, de sang-froid et de courage, sous le feu de l'ennemi, comme officier de manœuvre du sous-marin CURIE lors de l'attaque en surface d'un convoi escorté, le 2 octobre 1944, au cours de laquelle deux cargos chargés de troupes allemandes ont été coulés. » Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme de bronze. (J. O. du 14 avril 1945).

[5] Par décision n°564 E.M.G.3 en date du 5 juin 1944, le contre-Amiral, chef d'État-Major Général de la Marine, commandant les Forces Maritimes et Aéronavales, cite à l'ordre du Corps d'Armée l'Enseigne de vaisseau François A'WENG, du sous-marin CURIE : « Jeune officier ardent et courageux ; au cours de 22 patrouilles de guerre effectuées sur différents sous-marins et notamment lors d'un violent grenadage a contribué par son ascendant personnel à maintenir très haut le moral de ses hommes et à assurer le succès des bâtiments sur lesquels il était embarqué ».

[6] Par ordre n°147 E.M.G.3 en date du 23 février 1945, l'Enseigne de vaisseau de 1ère classe François A'WENG du S. M. CURIE a été cité à l'ordre du Corps d'Armée : « Officier de manœuvre et adjudant de lancement, magnifique entraîneur d'hommes, a fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid, au cours de douze patrouilles de guerre, notamment lors du torpillage d'un cargo fortement escorté le 3 août 1944, étant l'un des principaux artisans des succès de son bâtiment. » Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec étoile de vermeil.

[7] Par décision n°962 E.M.G.O./REC. En date du 18 octobre 1945, le vice-Amiral, chef d'État-Major Général de la Marine, commandant les Forces Maritimes et Aéronavales, cite à l'ordre du Corps d'Armée l'Enseigne de vaisseau de 1ère classe François A'WENG : « A fait preuve de courage et d'endurance au cours de la guerre 1939-1945 en effectuant dans des circonstances souvent périlleuses 48 mois de navigation en opérations. » Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec étoile de vermeil.

[8] Par décret en date du 21 mars 1946, est nommé chevalier de la Légion d'honneur (au titre du Tableau Spécial de la Guerre 39-45) : L'Enseigne de vaisseau de 1ère classe François A'WENG. « Embarqué sur le sous marin MINERVE, participe aux patrouilles et à la protection des convois de Russie. Puis sur le sous marin CURIE, patrouille en Mer du Nord, puis en Méditerranée. Participe aux opérations sur les côtes d'Italie et de France, à la destruction de batterie et au torpillage de deux transports de troupe. » Cette nomination ne comporte pas l'attribution de la croix de guerre.

[9] Par décret du 11 décembre 1957, pris sur le rapport du Ministre de la Marine Marchande, inséré au Journal Officiel du 14 décembre 1957, en qualité de « conseiller Référendaire à la Cour des Comptes, Conseiller Technique au Cabinet du sous-secrétaire d'état à la Marine Marchande ».

[10] Par décision n°74, en date du 8 mars 1946, le président du GPRF donne son accord à l'attribution des décorations tchécoslovaques suivantes : Médaille militaire pour le mérite 1ère classe. Enseigne de vaisseau François A'WENG, officier d'ordonnance de l'Amiral Paul ORTOLI.

[11] Par ordre n°136 M/CM en date du 17 juillet 1945, le Ministre de la Marine adresse ses félicitations à l'Enseigne de vaisseau François A'WENG pour le zèle et la compétence dont il a fait preuve dans la mise au point et la manœuvre d'un sous-marin de poche allemand.

[12] Par ordre en date du 14 août 1945, le contre-Amiral Gaston GRAZIANI, préfet maritime de la 1ère Région Maritime, témoigne sa satisfaction à l'Enseigne de vaisseau de 1ère classe François A'WENG « pour l'activité, la compétence et le cran qu'il a montrés dans la récupération et la remise en état de sous-marins de poche ex-allemands à Dunkerque. »

[13] Par décision n°2629 P.M.l en date du 9 août 1947 le Ministre de la Marine accorde des remerciements aux États-Majors et Equipages des L.S.T. 508.177 et 223 pour l'enthousiasme, l'activité et la bonne humeur dont ils ont fait preuve au cours de la mise en état des L.S.T. 508.177 et 223 dans des conditions particulièrement difficiles apportant à la Marine trois bâtiments en parfait état, et contribuant à rehausser encore le prestige de la marine française à l'étranger. Dossier et calepin : L.V. Jacques MAZIERES - L.V. François A'WENG



Témoignage... (250)

par Étienne SCHLUMBERGER le 21 octobre 2006

En Grande-Bretagne en juillet et août 1940 Étienne SCHLUMBERGER tente de persuader les marins français rassemblés par les anglais dans des camps près de Liverpool de continuer le combat.

Lors de l'expédition de Tentative de ralliement du Sénégal, il fait parti, le 23 Septembre 1940, de l'équipe des parlementaires conduite par le commandant Georges Thierry D'ARGENLIEU. La vedette à bord de laquelle il a pris place est atteinte de plusieurs balles : le commandant Georges Thierry D'ARGENLIEU est blessé. Il tente ensuite de débarquer à Rufisque (Sénégal), au cours d'une riposte de la terre, trois de ses hommes sont tués.

Le COMMANDANT DUBOC amène le général Charles DE GAULLE à Douala le 8 Octobre. Il embarque sur le SAVORGNAN DE BRAZZA avec le commandant Georges Thierry D'ARGENLIEU pour le Gabon : le BOUGAINVILLE, aviso de « Vichy », qui avait ouvert le feu, est malheureusement détruit le 09 Novembre. Il contribue au ralliement de Port-Gentil (Gabon).

En Janvier 1941 il remplace comme officier en second le lieutenant de vaisseau Georges ROSSIGNOL désigné pour le SURCOUF. Ce dernier disparaîtra avec le SURCOUF.

Le COMMANDANT DUBOC part en mission en mer rouge : Massawa (Érythrée) est prise le 17 Avril 1941. Il retourne ensuite vers la Grande Bretagne par La Cap. Lors de l'escorte d'un convoi entre Freetown (Sierra Léone) et Gibraltar (Espagne), le 22 Septembre, le cargo SILVER BELL ne peut être sauvé.

Plus tard la majorité d'un convoi de Gibraltar (Espagne) vers la Grande Bretagne est détruite :
• il y a de très nombreuses pertes dont le COSSACK et l'ARIGUANI,
• les 23 et 24 Octobre 1941 le COMMANDANT DUBOC parvient à sauver soixante dix-sept rescapés.

En Février 1942, il embarque sur le sous-marin JUNON comme second du commandant Jean-marie QUERVILLE pour de nombreuses patrouilles dans les fjords norvégiens à partir de Dundee :
• le 15 Septembre 1942 débarquement de commandos au fond de BJËRANFJORD pour détruire la centrale hydraulique de GLOMFJORD,
• le 19 Octobre torpillage devant BODÔ,
• le 17 Novembre débarquement d'armes et de matériel radio à MEFJORD dans l'île de SENJA.

Le 25 Mars 1943, il prend le commandement du sous-marin JUNON. Le 12 Mai 1944, il part pour l'AFRIQUE du Nord. La JUNON est désarmée à Oran (Algérie) le 11 Août.

En Novembre 1944 il est nommé au commandement du sous-marin MORSE, en armement, cédé par les Anglais. Il rentre en FRANCE en Janvier 1945. Il fait partie de l'État-Major de l'amiral Nord.

Après la capitulation de l'Allemagne, il entre au Haut Commissariat en Indochine comme chef du bureau fédéral de documentation. Il est nommé directeur des études à l'ÉCOLE NAVALE. Il commande le SÉNÉGALAIS puis le KLEBER.

Il quitte la Marine en 1953 avec le grade de capitaine de frégate.

Son pire souvenir est en arrivant à Alger (Algérie) avec le sous-marin JUNON, on refuse de lui serrer la main devant le front des troupes lors des cérémonies officielles.



SABRE : « NABRICO WELCOMES FRENC SAILORS » (Traduction en français de l'article) (1722)

par « NA-BRI-CO NEWS » le janvier 1944

La photo montre la cérémonie du lancement du dernier des dix bateaux PC. Ce lancement a été fait en présence du vice amiral FENARD, attaché naval de la marine française aux États-Unis d'Amérique. Ce bâtiment a été sponsorisé par madame Théodore JOSEPH, épouse du Président de la compagnie d'installations E.J. ELECTRIC, détenant le marché de tous les travaux électriques sur les bateaux PC. Ce vaisseau sera connu sous le nom de CIMETERRE dans la Marine française.

Ils ont vu leur pays envahi par l'ennemi. Ils ont alors accompli un effort désespéré pour se battre et reconquérir ce qui appartient de droit à tous les hommes.

Ils ont ressenti comme un grand honneur d'être choisis pour cette mission spéciale. Leur bateau le SABRE a navigué sous pavillon français et fut connu sous le nom de SABRE.

Leur commandant, André MAITRE DEVALLON, a mené une vie excitante et active depuis qu'il a quitté L'ÉCOLE NAVALE française. Ses deux premières années, il les a passées à bord en Océan Indien. Ensuite il fit le tour du continent Africain en auto. Il servit comme lieutenant pour un temps à bord d'un sous-marin français. Il devint ensuite commandant de la flottille des avions torpilleurs.

Au début de cette guerre mondiale, le commandant André MAITRE DEVALLON servait à bord de l'ANNAMITE. Son affectation suivante fut commandant d'un ancien PC nommé LA DEDAIGNEUSE. Quelques jours avant que les allemands n'occupent Toulon, André MAITRE DEVALLON fut envoyé en AFRIQUE DU NORD avant de venir aux USA.

Le commandant André MAITRE DEVALLON est un spécialiste des torpilles et de l'électricité. Nous sommes honorés que les autorités françaises aient envoyé un homme d'une telle valeur pour commander un des bateaux PC construits dans nos arsenaux.

Une fois arrivés dans ce pays, les français se regroupèrent à PHILADELPHIE. Plus tard ils furent affectés dans différentes écoles, à MIAMI, pour apprendre la mécanique américaine qui est différente de la française.

Quand ils arrivèrent à NASHVILLE et atteignirent la compagnie du pont de NASHVILLE « cela ressemblait à Noël » tant ils étaient excités dit Albert NAQUIN.

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