François, Jean, Louis, Xavier DARLAN
   Dernier grade : Vice-amiral
07 août 1881 NÉRAC (47)
24 décembre 1942 ALGER (ALGÉRIE)
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Cité à quatre reprises lors de la Première Guerre mondiale (2 fois en 1915 et 2 fois en 1918)



Etats de service...

Dates Evénements
- 1901 -
01/08/
Aspirant
- 1902 -
05/10/
Aspirant
- 1904 -
05/10/
Enseigne de vaisseau de 1ère classe
- 1912 -
01/01/
Lieutenant de vaisseau
- 1914 -
     /1918
Commande une batterie terrestre de canonniers marins
  /10/
Construction de batteries casematées à Lucey, Jaillon, Villey-Saint-Etienne, Romont
02/10/
Arrice à Toul avec le premier détachement de canonniers-marins destinés à armer 12 canons de Marine de 160 mm envoyés pour assurer la défense de la place
  /11/
Assure le commandement de la pièce du Bois de Vignot qui tire sur les routes d'accès à Saint-Mihiel
- 1915 -
  /06/
Occupe la position du Bois de la Lampe devant Nancy
  /07/
Dirige la construction et l'armement de la pièce de 160 mm des Bois Communaux de Fulleren (objectif gare de Waldighofen), pièce transférée ensuite au Bois de Carspach (défense de Belfort contre les pièces à longue portée allemandes)
- 1916 -
Commande la 8ème Batterie de canonniers-marins qui a un canon de 140 mm et deux canons de 160 mm entre Reims et Soissons
  /05/
Engagé à Verdun (pièce des Bois Bourrus)
- 1917 -
Commande un groupe constitué des 2ème et 6ème batteries mobiles de 160 mm, d'une pièce fixe de 140 mm et d'une pièce fixe de 160mm dans les secteurs des 5ème et 10ème Armées
  /07/
  /10/1917
Coordonne l'action des 3ème, 4ème, 5ème et 8ème batteries mobiles de 160 mm et de huit canonnières fluviales armées de canons de 100 et 140 mm lors de l'offensive des Flandres de la Ième Armée française agissant à la gauche des Armées britanniques
  /12/
Envoyé dans le secteur de Saint-Quentin avec 1ère, 9ème et 10ème batteries mobiles de 160 mm
- 1918 -
Commande le 4ème Groupe en réserve à Villenauxe en attente de l'offensive allemande
24/03/
  /06/1918
Le 4ème Groupe avec les 3ème, 10ème et 12ème batteries mobiles de 160 mm est engagé vers Noyon puis Carlepont : nombreux tirs
06/06/
Le 4ème Groupe est engagé dans la bataille du Matz, repli dans des conditions très difficiles
11/07/
Capitaine de corvette
  /09/
11/11/1918
Commande le 4ème Groupe composé des 6ème, 10ème, 12ème, 17ème et 18ème batteries mobiles de 160 mm qui sont engagées au profit de la IIème Armée française et de la Ière Armée américaine en Woëvre et Meuse lors des offensives de Saint-Mihiel et de Meuse-Argonne
08/12/
FLOTTILLE DU RHIN - Commandant
- 1919 -
FLOTTILLE DU RHIN - Embarquement
- 1920 -
01/08/
Capitaine de frégate
- 1922 -
SÉDENTAIRE - Embarquement
- 1924 -
ANCRE - Embarquement
- 1925 -
_UNITEi_3ème Division de ligne_ : Chef d'Etat-major
- 1926 -
17/01/
Capitaine de vaisseau
- 1927 -
JEANNE D'ARC II - Embarquement
- 1928 -
EDGAR QUINET - Embarquement (STRASBOURG)
- 1929 -
18/11/
Contre-amiral
- 1930 -
20/03/
MARINE ALGER - Commandant
- 1931 -
08/06/
_UNITEi_1ère Division Légère_ Commandant
- 1932 -
26/06/
MINISTÈRE de LA MARINE - Directeur du Cabinet Militaire du Ministre de la Marine
04/12/
Vice-amiral
- 1934 -
ESCADRE DE L'ATLANTIQUE - Commandant
- 1936 -
     /1934
MINISTÈRE de LA MARINE - Chef de cabinet de Georges LEYGUES Ministre de la Marine,
- 1937 -
01/01/
Chef d'Etat-major général de la Marine
- 1939 -
FORCES MARITIMES FRANÇAISES - Commandant
24/06/
Amiral de la flotte
- 1940 -
19/07/
13/12/1940
Secrétaire d’État puis ministre la Marine du premier gouvernement du régime de Vichy
14/12/
09/02/1941
MINISTÈRE de LA MARINE - Ministre de la Marine
- 1941 -
09/02/
Vice-président du Conseil, ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur
10/02/
  /04/1942
Chef du gouvernement
10/02/
18/04/1942
Vice-président du Conseil, ministre secrétaire d'État aux Affaires étrangères, à la Marine et à l'Intérieur
16/02/
Ministre secrétaire d'Etat à l'Intérieur
21/02/
Successeur désigné du Maréchal PETAIN par l'acte constitutionnel 4 ter
11/08/
Vice-président du Conseil, ministre de la Défense nationale, secrétaire d'État aux Affaires étrangères et à la Marine
12/11/
Ministre à la Guerre
- 1942 -
16/04/
_UNITEi_Forces militaires de Terre, de Mer et de l'Air_ Commandant en chef
- 1988 -
     /1901
ÉCOLE NAVALE - Embarquement


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« Quand mon père était marin... » par Jacques OMNÈS
« Quand mon père était marin... »
         


Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER
Pierre JOUSSET sur COLBERT : ordre du jour du 23/06/1940 par François DARLAN et ordre du jour du 25/06/1940 de Émile DUPLAT (TROISIÈME ESCADRE) (Monsieur Bernard JOUSSET) - 03/07/1940




Décorations...

 Légion d'Honneur Grand'Croix - 21 décembre 1937
  Médaille militaire - 09 avril 1940


@9349

« Mon parcours dans la Marine nationale » Raymond LAYEC

Auteur Raymond LAYEC le 21 avril 2007

Il s'engage dans la marine comme commis aux vivres puis il est nommé fusillé marin.

Affecté à Lorient, il est embarqué sur un chalutier pour la surveillance des bateaux espagnols qui ravitaillaient les sous-marins allemands. Il participera à l'évacuation de l'or de la banque de France vers la Martinique puis à la défense de Lorient fin juin (bataille aux 4 Chemins de Guidel).

Fait prisonnier lors de cette bataille, il sera prisonnier à Pont Scorff, Hennebont puis Saint-Avé avant de rejoindre l'Allemagne comme STO.

Il est placé dans une ferme de janvier à décembre 1941, puis il est rapatrié avec de nombreux autres prisonniers à la demande de l'amiral François DARLAN.

Nommé à bord du cuirassé STRASBOURG à Toulon, il participera au sabordage de la flotte dans la rade de Toulon en novembre 1942 (formé par le futur amiral _416_, il y obtiendra son brevet élémentaire).

Il réussit à s'échapper et parvient à regagner Saint-Avé où il participera à la résistance locale, notamment aux filières des évasions des insoumis au STO.

Démobilisé provisoire en 1943, il est nommé dans la police à Rennes.

En début 1944, il quitte la police et intègre le service des réfugiés à Vannes sous le commandement du commandant MONCONDUIT.

Il se marie le 7 septembre 1943 à Arradon.

En août 1944, il rejoint l'Angleterre et embarque sur la frégate _UNITEi_STRULE_ devenue CROIX DE LORRAINE comme capitaine d'armes, pour participer aux convois de ravitaillement pour la Belgique, Norvège, Russie (Mourmances).

En septembre 1945, il démissionne suite au refus de la Marine de le nommer second-maître.
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Le 27 Novembre 1942 : Sabordage de la flotte à Toulon

Résumé...


Après les noires journées de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940), Toulon devient la seule vraie base navale digne d'accueillir la flotte française : 90 navires y sont au mouillage en Novembre 1942 ce qui représente plus de la moitié des unités navales dont la partie la plus moderne.

Le JEAN BART (à Casablanca) et le RICHELIEU (à Alexandrie) sont les deux fleurons manquants à l'appel.

Composition de la flotte...


La flotte se divise en 3 groupes.

La flotte de Haute Mer sous les ordres de l'amiral DE LABORDE dont le pavillon est sur le STRASBOURG :
STRASBOURG
ALGÉRIE
COLBERT
DUPLEIX
MARSEILLAISE
JEAN DE VIENNE
• 10 contre-torpilleurs et 3 torpilleurs

Les bâtiments armés sous les ordres du préfet maritime vice-amiral MARQUIS :
PROVENCE
COMMANDANT TESTE
• 6 torpilleurs
• 3 sous-marins

Les bâtiments en gardiennage :
DUNKERQUE
FOCH
LA GALISSONNIÈRE
• 8 contre-torpilleurs
• 6 torpilleurs
• 10 sous-marins

Calendrier...


Le débarquement allié en Afrique du Nord le 08 Novembre 1942 va fournir à HITLER le prétexte qui lui faisait défaut pour envahir la zone libre et le 11 Novembre 1942 il déclenche l'opération ATTILA, franchissant la ligne de démarcation.

Malgré la menace sous-jacente qui pèse sur la flotte de Toulon, le gouvernement de Vichy se fie aux promesses du Führer qui s'est engagé à laisser la base navale sous autorité française.

Un récent télégramme d'HITLER lui-même avait stipulé que la rade ne serait pas occupée.

Il semblerait que les autorités françaises d'alors aient oublié le peu de crédit que l'on pouvait accorder au déclarations du chef du Reich.

12 Novembre


L'amiral François DARLAN appelle la flotte à se joindre aux alliés pour combattre HITLER.

Hélas, les commandants avaient tous du prêter serment au gouvernement de Vichy : appareiller aurait donc été interprété comme une haute trahison.

De plus, dès le déclenchement de l'opération ATTILA, la Luftwaffe avait réuni les moyens nécessaires pour s'opposer efficacement à toute tentative de sortie de la Flotte française.

Une opération aussi hasardeuse aurait coûté très cher sur le plan humain et beaucoup d'unités n'auraient pas été rapidement opérationnelles, à condition d'avoir pu rallier un port allié.

L'offensive allemande s'arrête aux portes de Toulon où les troupes françaises ont pris position pour défendre la flotte.

19 Novembre


LAVAL ordonne au troupes de se retirer du camp retranché.

Les allemands réitèrent leurs promesses de 1940 :

« On ne touche pas à la flotte » mais en préparent la capture par surprise au travers l'opération ANTON-LILA.

4 groupes de combat se préparent dans ce but :
• Groupe de combat A : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, capturer la péninsule sud de Toulon, la ville de La Seyne-sur-Mer, la forteresse Napoléon et Six-Fours, ainsi que la péninsule de Saint-Mandrier qui contrôle l'accès au port
• Groupe de combat B : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, le long de la Nationale 8 pour atteindre le coeur de Toulon, occuper l'arsenal et capturer la flotte
• Groupe de combat C : Ce groupe doit avancer derrière le groupe B pour couvrir ses arrières et ses flancs. Il doit également capturer la forteresse du Mont Faron et Grand Saint-Antoine ainsi que les bâtiments militaires à Saint-Anne
• Groupe de combat D : Ce groupe arrive de l'Est, le long de la Nationale 97 après avoir passé Toulon au Nord. Il doit capturer la station radio du Mourillon, le fort Lamalgue (siège du Haut Commandement) et le bassin du Mourillon

En complément de ces groupes, des éléments SS avancent derrière le groupe A pour occuper Sanary, pendant que plus à l'ouest des éléments de la 335ème Division d'Infanterie (environ un bataillon) doivent sécuriser la côte.

Pour finir, la Luftwaffe utilisera des Heinkel 111 pour miner les chenaux du port, attaquer et couler tout navire français tentant de sortir.

Des Junker 88 et des Heinkel 115 sont également prêts à intervenir pour intercepter tout navire appareillant.

27 Novembre


04H25 Les chars allemands sont à la porte de l'arsenal.

L'amiral MARQUIS est fait prisonnier au fort Lamalgue.

04H30 l'amiral DE LABORDE est prévenu. Il refuse de croire au manquement de parole des allemands mais fait réveiller les équipages, allumer les chaudières (4 à 5 heures avant de pouvoir appareiller) et prend les dispositions en vue du sabordage

05H25 Les panzer allemands forcent la porte de l'arsenal. Le STRASBOURG lance par radio l'ordre de sabordage :
« Ici FHM. Sabordez la flotte... Sabordez la flotte... »

L'ordre est répété par signaux optiques.

Des porteurs emmènent également le message aux navires.

« Exécutez immédiatement le sabordage de votre bâtiment. Amiral DE LABORDE, commandant en chef les forces de haute mer »

Pendant ce temps, les Panzer se perdent dans les dédales de l'arsenal et arrivent trop tard pour empêcher le sabordage.

Un violent accrochage a lieu sur le STRASBOURG : un obus de 75 millimètres fait un mort et cinq blessés en tombant sur la tourelle 3. Le commandant en second ordonne de riposter au fusil mitrailleur et à la mitrailleuse. Des allemands sont fauchés mais DE LABORDE fait cesser le tir.

En quelques minutes les destructions très importantes sur de nombreux navires :
• Le STRASBOURG coule droit sur 14 mètres de fond
• L'ALGÉRIE va brûler pendant 2 jours
• La MARSEILLAISE coule avec 30° gîte
• Le DUPLEIX est incendié à 0625 quand les allemands montent à bord. Les soutes à munitions explosent à 08H30, les torpilles à 1100
• Les torpilleurs et contre-torpilleurs (Quai Noël) sont coulés quand les allemands arrivent.
• Le mât du CASSARD arbore le pavillon « Ordres amiral exécutés »
• En ce qui concerne les bâtiments en gardiennage ou réparation, le sabordage est difficile à effectuer cause des équipages réduits
• Le DUNKERQUE est détruit in extrémis
• 4 contre torpilleurs (dans les grands bassins Vauban) et 2 torpilleurs sont capturés presque intacts (PANTHÈRE et TIGRE aux appontements de Milhaud)
• Toutes les installations de la Marine nationale (batteries côtières et front de mer) sont détruites mais, bravant les ordres de sabordage car n'appartenant pas aux Forces de Haute Mer, 5 sous-marins (CASABIANCA, MARSOUIN, LE GLORIEUX, IRIS et VÉNUS) appareillent du Mourillon : le VÉNUS se sabordera en grande rade alors que les autres, en parvenant à éviter à la fois les mines et les bombardements allemands, parviendront à prendre le large. Le CASABIANCA et le MARSOUIN rejoindront Alger, LE GLORIEUX ira à Oran alors que l'IRIS se réfugiera à Barcelone

Conclusion...


La défaite stratégique est indéniable pour les allemands : ils n'ont pu mettre la mains sur la flotte française qui est détruite à 90% dont la totalité des Forces de Haute Mer.

Le sabordage montre à CHURCHILL que la parole donnée par François DARLAN en Juin 1940 n'était pas vaine.

Quant au gouvernement de Vichy, il vient de perdre son meilleur atout vis-à-vis de l'opinion française
@326

Extraits de l'agenda de l'année 1942

Auteur Roland SEVENOU le 1942

Parti de Dakar la veille au soir.

Jeudi 01 Janvier 1942


Nous sommes partis de Dakar pour Casa le 31/12/1941 à 17h30. Nous avons un convoi composé de l'_UNITEi_ASIE_ et de l'_UNITEi_ARCTURUS_. En mer cette nuit nous avons pris les promotions. Horellou et moi sommes passés s/m. Temps superbe, mer calme, vitesse moyenne 7 nœuds.

Mardi 09 Juin 1942


Le matin le s/m ANTIOPE ne marche pas bien. On stoppe. Beng mécano du SIDI-FERRUCH va sur l'ANTIOPE et 2 s/m de subsistance à bord vont sur l'ANTIOPE. L'après midi quart de 11 à 14. Arrivée à Agadir à 15h GMT. Attendons s/marin.

Mercredi 10 Juin 1942


Nous sommes partis ce matin à 02h00 d'Agadir avec 2 sous-marins. Les essais de l'ANTIOPE sont à moitié satisfaisants. Rien de particulier, temps superbe, mer belle.

Mercredi 21 Octobre 1942


L'amiral François DARLAN arrive sans tambour ni trompette. Grande surprise de la population.

Jeudi 22 octobre 1942


Défilé devant l'amiral François DARLAN arrivé hier à Dakar. Le soir je vais à terre. Il y a réunion des officiers à la chambre de commerce, présidée par François DARLAN.

Lundi 09 Novembre 1942


Alger capitule le soir à 22h. Oran est menacée d'encerclement. Bombardement intensif sur Casablanca. Le convoi parti le 6 fait demi tour et rentre à Dakar

Veille 4T1 ts à 8 et 4 à 8

Consigné à bord

Le soir RAS

Alertes DCA

Mardi 10 Novembre 1942


Oran capitule. Casa puissamment bombardée. Le JEAN BART entre en feu.

À bord consigné.

Nombreuses alertes.

Temps couvert. Match de foot inter poste. Veille 4T1. Le soir RAS

Mercredi 11 Novembre 1942


Occupation de la zone libre par les allemands/

Casa demande l'armistice.

Nombreuses alertes sur Dakar.

À bord toujours consigne. Minute de silence.

Veille de 08 à 12, 20 à 24. RAS

Jeudi 12 Novembre 1942


Le matin 3 alertes DCA.

Le JEAN BART est bombardé.

Bougie est tombé aux américains.

Exercice sur /

Le soir match de foot

RAS

Bardia et Tobrouk tombent aux mains des anglais.

Vendredi 13 Novembre 1942


Nouvelles du matin : PÉTAIN retenu à Vincennes. PRIMAUGUET coulé dans passe Casa. JEAN BART hors de combat. Pas de nouvelles du LE MALIN et LA SURPRISE un convoi de Casa est arrivé ce matin.

Bones est tombé aux américains

2 alertes. Le soir quart sur 4T1 RAS

Samedi 14 Novembre 1942


Nouvelles du matin : D'après le communiqué de nombreux bateaux de guerre sont abîmés à Casablanca au MAROC. Les allemands arrivent en parachute à Bizerte et les américains viennent par terre. La France se déclare neutre. L'armée anglaise avance rapidement en Cyrénaïque.

À Dakar il fait froid, pluie, vent.

Permissionnaire par quart.

Dimanche 15 Novembre 1942


On annonce que PÉTAIN et François DARLAN sont en désaccord.

Le général BERGERET arrive à Dakar incognito.

Une alerte DCA. Joli tir, mais en vain. Les nouvelles du gouvernement ne sont pas charmantes.

À bord RAS. Service du dimanche. Messe à bord.

Le soir RAS

Mercredi 18 Novembre 1942


Nouvelles : On annonce que les allemands et le américains sont entrés en contact. Pilonnage des aérodromes de Tunis. Les italiens reculent en Cyrénaïque. Les anglais se disent à 150 km de Benghazi.

Alerte DCA

Jeudi 19 Novembre 1942


Nouvelles du jour : Des parachutes anglais arrivent à Tunis. Les allemands et anglais sont en contact à côté de Bizerte. Les anglais arrivent à Benghazi. Remaniement du Cabinet : LAVAL remplacera PÉTAIN en cas de maladie ou autre.

Dakar : beau temps. Match de foot.

Alerte DCA

Lundi 23 Novembre 1942


Nouvelles du jour : Nous sommes rangés sous les ordres de l'amiral François DARLAN. Les français se battent en Tunisie. Dakar : pas d'alerte. Le matin exercice sur 1. L'après-midi rien à faire. Match de foot entre canonniers et radios. Nous gagnons par 2 à 0. Cette nuit quart de 02 à 04. Veille 04.

Vendredi 27 Novembre 1942


Le matin : rien de particulier. Nouvelles du jour : On apprend que les allemands sont entrés à Toulon et que la flotte française s'est sabordée sur l'ordre de l'amiral DELABORDE. Bataille entre marins et allemands à Toulon.

Samedi 28 Novembre 1942


Nouvelles du jour : On apprend que les bâtiments sabordés sont au nombre de 50 ; 2 sous-marins ont réussi à s'échapper, un 3ème a coulé sur une mine. Le devant de la passe était miné par les alliés. BOISSON doit aller en Afrique du Nord.

Dimanche 29 Novembre 1942


Le matin, messe à bord du _UNITEi_CANADA_. Midi information peu importante. Les bâtiments continuent à exploser. Le nombre des marins tués serait élevé. Le trafic doit reprendre normalement. Le soir CHURCHILL doit parler au monde. Alerte DCA vers 15 heures. Pas de veille.

Vendredi 25 décembre 1942


On apprend que l'amiral François DARLAN a été assassiné hier soir.

À bord service du dimanche. Les pavillons sont en berne.