Philippe, Marie, Joseph, Raymond AUBOYNEAU
   Dernier grade : Amiral
09 novembre 1899 CONSTANTINOPLE (MOYEN-ORIENT)
22 février 1961 PARIS (75)
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Etats de service...

Dates Evénements
LE TRIOMPHANT - Embarqué
DOUDART DE LAGRÉE - Commandant (Sur le Yang-Tse Kiang)
ALIDADE - Commandant
- 1930 -
     /1930
     /1932
ORAGE - Commandant
- 1917 -
ÉCOLE NAVALE - Engagement
- 1918 -
Enseigne de vaisseau de 1ère classe
  /11/1918
Sert sur plusieurs torpilleurs patrouillant en Manche
  /03/
  /11/1918
TYPHON - Embarqué
- 1925 -
Lieutenant de vaisseau
- 1928 -
     /1929
EDGAR QUINET - Embarquement (Campagne d'application)
- 1935 -
30/12/
Capitaine de corvette
- 1937 -
07/09/
ORAGE - Commandant
- 1939 -
  /12/
FORCES NAVALES EN EXTRÊME-ORIENT FNEO - Embarquement (Sous-chef d'état-major)
15/12/
Capitaine de frégate
- 1940 -
  /05/
Officier de liaison auprès de l'Amiral de la flotte Britannique en Extrême-Orient
20/07/
Rallie Londres
20/07/
FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL - Ralliement
20/08/
Officier de liaison auprès du Commandant en chef britannique en Méditerranée
20/08/
FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL - Engagement
20/08/
04/03/1942
Commandant la _UNITEi_1ère division de croiseurs légers_
02/10/
LE TRIOMPHANT - Commandant
- 1941 -
01/11/
Capitaine de vaisseau
- 1942 -
04/03/
  /05/1943
FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL - Commandant en chef
04/03/
  /05/1943
Commissaire national à la Marine
04/05/
Contre-amiral
- 1943 -
  /05/
  /07/1943
Commissaire national à la Marine et Commandant en chef des Forces Navales Françaises Libres
  /07/
  /07/1944
Adjoint au chef d'état-major général de la Marine
- 1944 -
  /07/
     /1945
Commandant de la _UNITEi_3éme division de croiseurs lourds_
  /08/
Participe au débarquement de Provence à la tête de la _UNITEi_3éme division de Croiseurs_
- 1945 -
04/09/
Vice-amiral
04/09/
Dirige l'opération de débarquement au Tonkin.
04/09/
     /1947
FORCES NAVALES EN EXTRÊME-ORIENT FNEO - Commandant en chef
- 1947 -
  /07/1949
Membre du conseil supérieur de la Défense Nationale et du conseil supérieur de la Marine et inspecteur général des Forces maritimes et Aéronavales
- 1949 -
  /07/
  /11/1951
Commandant en chef interarmées (Air, Marine et Terre) du _UNITEi_GROUPE DES TERRITOIRES FRANÇAIS DE L’OCÉAN INDIEN_
- 1951 -
  /11/
  /09/1952
Inspecteur général des Forces maritimes et Aéronavales
- 1952 -
24/09/
Vice-amiral avec rang et appellation de Vice-Amiral d'escadre
- 1955 -
  /08/
  /12/1960
Commandant en chef des forces maritimes françaises en Méditerranée et membre du Conseil Supérieur des forces Armées et du Conseil Supérieur de la Marine
- 1957 -
24/01/
Commandant en chef les F.M.F en méditerranée,il préside aux cérémonies commémorant la perte du sous-marin 'Morse'(inauguration du mémorial et ossuaire à Sfax) prononce un remarquable discours qui sera publié dans la presse.
14/12/
Amiral
- 1960 -
  /12/
Placé dans la section de réserve
- 1961 -
22/02/
Décède à l'âge de 61 ans, ses obsèques se déroulent en présence du général Charles DE GAULLE, Président de la République




Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
Visite de Philippe AUBOYNEAU (Commandant en chef de FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL) à FREETOWN (M. Francis RAULIN (André RAULIN) ) - 06/1943
© 2006-2018 ALAMER
Visite de Philippe AUBOYNEAU (Commandant en chef de FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL) à FREETOWN (M. Francis RAULIN (André RAULIN) ) - 06/1943
© 2006-2018 ALAMER
Visite de Philippe AUBOYNEAU (Commandant en chef de FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL) à FREETOWN (M. Francis RAULIN (André RAULIN) ) - 06/1943
© 2006-2018 ALAMER
Visite de Philippe AUBOYNEAU (Commandant en chef de FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL) à FREETOWN (M. Francis RAULIN (André RAULIN) ) - 06/1943




Décorations...

 Légion d'Honneur Grand'Croix
 Libération Croix de la Libération - 26 septembre 1945
  Croix de Guerre (1939-1945) Deux citations
  Médaille de la Résistance Française Avec rosette
  Médaille commémorative de Syrie-Cilicie (1922)
  Legion of Merit - Légionnaire
 Nichan Iftikhar Grand Officier
 Ordre de la Couronne Cavaler (Chevalier)
 Ordre du Bain Commandeur
 Ordre royal du Cambodge (1899-1948) Officier
 Indéfini Indéfini Guerre 1914-1918


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FLANK FORCE

Auteur André LEMONNIER le 02 mars 2007

La reddition des derniers ouvrages du front de mer de Toulon et de Marseille a clos le dernier acte. Le 28 août 1944, l'opération de Provence est terminée. Mais si l'ennemi a renoncé à se défendre sur le territoire français à l'ouest des Vosges, il n'a pas capitulé. La guerre n'est pas finie !

Tandis que les forces terrestres et aériennes vont porter leur action vers le Nord, cherchant à se relier au plus vite avec les armées venues de Normandie, la Marine se trouve, dans le sud de la France, en face de deux lourdes missions :
• Il faut remettre en état les ports, déblayer les côtes,
• Il faut, d'autre part, assurer la protection du trafic colossal qui converge vers Marseille, Toulon, Sète et Port-Vendre.

Les allemands, toujours maîtres du nord de l'Italie, contrôlent encore le nord du golfe de Gênes. Et de là, ils vont sans cesse tenter d'attaquer nos navires. Il ne leur reste que de faibles moyens : quelques unités légères, des vedettes rapides, des hommes torpilles, mais les raids succéderont aux raids, de jour comme de nuit. Pour parer à cette menace, une force d'intervention inter-­alliée est constituée : la FLANK FORCE qui sera composée en majeure partie de navires français, et que commanderont successivement les amiraux Philippe AUBOYNEAU et Robert JAUJARD. Notre Marine maintiendra dans la FLANK FORCE, jusqu'au 13 mai 1945, date de la cessation des hostilités en Europe : trois croiseurs (dont le croiseur JEANNE D'ARC), quatre destroyers de 1 500 tonnes, un groupe de patrouilleurs et un groupe de dragage.

La FLANK FORCE assurera une garde efficace sur la ligne : Nice/Corse. Tous les raids seront décelés et les engins ennemis détruits. Pas un convoi, pas un navire de commerce ne sera attaqué. Le métier en FLANK FORCE n'est pas sans danger : les bâtiments doivent se tenir dans des eaux où dérivent des mines flottantes, et ils sont constamment harcelés par des vedettes et des hommes-torpilles.

Leur veille est bonne, leurs réactions promptes. Un seul bâtiment est touché : notre destroyer de 1.500 tonnes TROMBE, qui reçoit une torpille à l'avant au cours d'un combat de nuit. Malgré une large déchirure, le navire pourra rentrer à Toulon par ses propres moyens.

Tout en montant la garde, la FLANK FORCE assure aussi, avec son artillerie, l'appui des forces alliées qui combattent à la frontière, refoulant l'ennemi peu à peu au-delà des Alpes.

Nos croiseurs et nos torpilleurs connaîtront là, pendant six mois, une grande activité : chaque jour, nos bâtiments devront intervenir. Heureusement, les commandes de munitions passées en Amérique ont été satisfaites : il n'y a plus de problème de ravitaillement. Nos canonniers ne regardent plus à la dépense. Le grandi souci est l'usure des pièces. Il faut économiser les tubes.

Sur la côte, nos petits bâtiments, dragueurs et chasseurs, ont entrepris le déblaiement des mines et des obstacles sous-marins. Le travail sera mené sans désemparer. Il ne sera achevé que bien après les hostilités.