CASABIANCA - sous-marin - Classe «REDOUTABLE»
Chantier : Ateliers et Chantiers de la Loire (Saint-Nazaire, France)
02 février 1935 (Lancement)
01 janvier 1937 (Mise en service)
 12 février 1952
courriel Contacter l'association au sujet de cette unité...

Une page perso...



Marins à bord...

Date inconnue

COUTURIER A. -  GOEHRS Y. -  LE ROUX G.

Embarquement pour l'année 1935

Novembre : DURAND H.

Embarquement pour l'année 1936

Novembre : MINE R.

Embarquement pour l'année 1938

Janvier : LE LANN F.

Embarquement pour l'année 1939

Octobre : SACAZE R.

Embarquement pour l'année 1940

SÉNÉCHAL J.
Avril : BICHENDARITZ -  DONNART -  FORTRAIT -  MALET -  MIOSSEC
Juin : BELET -  HENRY R. -  KERNEUR L. -  LASSERRE G.
Novembre : MAITRE B.

Embarquement pour l'année 1942

ASSO P. -  BARBOTIN A. -  BEHIN R. -  BELLEC J. -  BERNARD C. -  BERNARD ?. -  BIETZER J. -  BOUILLAND J. -  CARDOT R. -  CHAILLEY P. -  COLIN P. -  COLLOMB H. -  DARCHEN T. -  DEBAULIEU G. -  DONIZETTI M. -  DONNART J. -  DONVAL J. -  DUFOUR R. -  FAVREAU P. -  FLOCH -  FREMINET M. -  GRAVIER J. -  GUEGAN A. -  GUERAN F. -  GUERIN L. -  GUILLOU A. -  GUILLOU J. -  HEICHEVETTE M. -  JEGOU P. -  LALLEMENT R. -  LUC J. -  MOISAN J. -  MORICE R. -  NEVEU F. -  PAUBERT F. -  PERRIER ?. -  PETRE ?. -  QUILLIEN N. -  REMUS ?. -  RENAULT C. -  RICHARD J. -  ROLLAND M. -  SEGALEN A. -  SEVENO M. -  TAGLAND R. -  TARIS L. -  TARLAGLINO C. -  TARRADE H. -  TASSERY M. -  THIBERT M. -  THIERS R. -  VARLET G. -  VAUBOURG G. -  VERGNAUD A. -  VIGOT P. -  VILLEMIN M.
Avril : L'HERMINIER J. -  PRALY M.

Embarquement pour l'année 1943

Mars : LEHON A.
Septembre : BELLET H.

Embarquement pour l'année 1945

Avril : GOUTTIER J.

Embarquement pour l'année 1946

Mars : TURPIN H.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Débarquement en Corse des Alliés    -   Sabordage de la flotte à Toulon

Il y a 1 document dans la bibliothèque.

« Quand mon père était marin... » par Jacques OMNÈS
« Quand mon père était marin... »
         


Journal de bord...

Dates Evénements
     Numéro de coque : Q183
07/03/1931Tranche 1930 - Mis en chantier
28/07     Mis sur cale
15/02/1935Armement pour essais
11/06     Présentation en recettes
01/12     Entrée en armement définitif
01/01/1937Armateur : Marine nationale (FRANCE)
10/1939SACAZE René (Commandant)
15/04/1942L'HERMINIER Jean (Commandant)
27/11     SABORDAGE DE LA FLOTTE A TOULON (Sabordage de la flotte à Toulon)
08/09/194304/10/1943VÉSUVE (Débarquement en Corse des Alliés)
15/09     BELLET Henri (Commandant)
04/1945GOUTTIER Jean (Commandant)
02/1956Vendu pour démolition



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
LE TERRIBLE (commandant Pierre LANCELOT), LE FANTASQUE et CASABIANCA : citation du 10/10/1943 (attestation de présence de Gabriel SIMON à bord, signée Guillaume ROSTAND) (Hervé COPY) - 02/11/1943
© 2006-2018 ALAMER
« CASABIANCA : la fin d'une histoire, le début d'une légende » (Pierre FAVREAU) (Colsbleus.fr) - 29/08/2014
© 2006-2018 ALAMER
«Une délégation du CASABIANCA aux obsèques de Pierre FAVREAU (Colsbleus.fr) - 28/08/2014
© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER
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Jacques OMNÈS, citation du LE TERRIBLE pour les opérations en Méditérranée Occidentale en août et septembre 1943 signé par Guillaume ROSTAND (LE FANTASQUE et CASABIANCA, Débarquement en Corse des Alliés) (M. Jacques OMNÈS) - 02/11/1943
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CASABIANCA (Michel LASMEZAS)



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 1 379 tW 1 570 tonnes en surface 2 060 tonnes en plongée
 Dimensions : Longueur : 92,30 m Largeur : 8,20 m Tirant d’eau : 4,70 m
 Propulsion : 2 moteurs diesel Sulzer ou Schneider-Carel - 2 moteurs électriques
 Puissance : Diesels : 6 000 cv Électriques : 2 250 cv
 Vitesse (en noeud) : 18,6 nd en surface 10 nd en plongée
 Combustible : 95 tonnes
 Autonomie (en jour) : 5 069 nautiques à 10 nd en surface 100 nautiques à 5 nd en plongée
 Effectif : 5 officiers - 14 officiers mariniers - 45 quartiers-maîtres et matelots


Armement(s)...

Artillerie principale
    1 canon de 100 mm/40 Mod 25 et 150 coups
Artillerie antiaérienne
    2 mitrailleuses de 13,2 mm AA (1 canon jumelé)
Tube lance-torpilles
    9 TLT de 550 mm avec 12 torpilles - 2 TLT de 400 mm

(N°2615)

Le 27 Novembre 1942 : Sabordage de la flotte à Toulon

Résumé...


Après les noires journées de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940), Toulon devient la seule vraie base navale digne d'accueillir la flotte française : 90 navires y sont au mouillage en Novembre 1942 ce qui représente plus de la moitié des unités navales dont la partie la plus moderne.

Le JEAN BART (à Casablanca) et le RICHELIEU (à Alexandrie) sont les deux fleurons manquants à l'appel.

Composition de la flotte...


La flotte se divise en 3 groupes.

La flotte de Haute Mer sous les ordres de l'amiral DE LABORDE dont le pavillon est sur le STRASBOURG :
STRASBOURG
ALGÉRIE
COLBERT
DUPLEIX
MARSEILLAISE
JEAN DE VIENNE
• 10 contre-torpilleurs et 3 torpilleurs

Les bâtiments armés sous les ordres du préfet maritime vice-amiral MARQUIS :
PROVENCE
COMMANDANT TESTE
• 6 torpilleurs
• 3 sous-marins

Les bâtiments en gardiennage :
DUNKERQUE
FOCH
LA GALISSONNIÈRE
• 8 contre-torpilleurs
• 6 torpilleurs
• 10 sous-marins

Calendrier...


Le débarquement allié en Afrique du Nord le 08 Novembre 1942 va fournir à HITLER le prétexte qui lui faisait défaut pour envahir la zone libre et le 11 Novembre 1942 il déclenche l'opération ATTILA, franchissant la ligne de démarcation.

Malgré la menace sous-jacente qui pèse sur la flotte de Toulon, le gouvernement de Vichy se fie aux promesses du Führer qui s'est engagé à laisser la base navale sous autorité française.

Un récent télégramme d'HITLER lui-même avait stipulé que la rade ne serait pas occupée.

Il semblerait que les autorités françaises d'alors aient oublié le peu de crédit que l'on pouvait accorder au déclarations du chef du Reich.

12 Novembre


L'amiral François DARLAN appelle la flotte à se joindre aux alliés pour combattre HITLER.

Hélas, les commandants avaient tous du prêter serment au gouvernement de Vichy : appareiller aurait donc été interprété comme une haute trahison.

De plus, dès le déclenchement de l'opération ATTILA, la Luftwaffe avait réuni les moyens nécessaires pour s'opposer efficacement à toute tentative de sortie de la Flotte française.

Une opération aussi hasardeuse aurait coûté très cher sur le plan humain et beaucoup d'unités n'auraient pas été rapidement opérationnelles, à condition d'avoir pu rallier un port allié.

L'offensive allemande s'arrête aux portes de Toulon où les troupes françaises ont pris position pour défendre la flotte.

19 Novembre


LAVAL ordonne au troupes de se retirer du camp retranché.

Les allemands réitèrent leurs promesses de 1940 :

« On ne touche pas à la flotte » mais en préparent la capture par surprise au travers l'opération ANTON-LILA.

4 groupes de combat se préparent dans ce but :
• Groupe de combat A : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, capturer la péninsule sud de Toulon, la ville de La Seyne-sur-Mer, la forteresse Napoléon et Six-Fours, ainsi que la péninsule de Saint-Mandrier qui contrôle l'accès au port
• Groupe de combat B : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, le long de la Nationale 8 pour atteindre le coeur de Toulon, occuper l'arsenal et capturer la flotte
• Groupe de combat C : Ce groupe doit avancer derrière le groupe B pour couvrir ses arrières et ses flancs. Il doit également capturer la forteresse du Mont Faron et Grand Saint-Antoine ainsi que les bâtiments militaires à Saint-Anne
• Groupe de combat D : Ce groupe arrive de l'Est, le long de la Nationale 97 après avoir passé Toulon au Nord. Il doit capturer la station radio du Mourillon, le fort Lamalgue (siège du Haut Commandement) et le bassin du Mourillon

En complément de ces groupes, des éléments SS avancent derrière le groupe A pour occuper Sanary, pendant que plus à l'ouest des éléments de la 335ème Division d'Infanterie (environ un bataillon) doivent sécuriser la côte.

Pour finir, la Luftwaffe utilisera des Heinkel 111 pour miner les chenaux du port, attaquer et couler tout navire français tentant de sortir.

Des Junker 88 et des Heinkel 115 sont également prêts à intervenir pour intercepter tout navire appareillant.

27 Novembre


04H25 Les chars allemands sont à la porte de l'arsenal.

L'amiral MARQUIS est fait prisonnier au fort Lamalgue.

04H30 l'amiral DE LABORDE est prévenu. Il refuse de croire au manquement de parole des allemands mais fait réveiller les équipages, allumer les chaudières (4 à 5 heures avant de pouvoir appareiller) et prend les dispositions en vue du sabordage

05H25 Les panzer allemands forcent la porte de l'arsenal. Le STRASBOURG lance par radio l'ordre de sabordage :
« Ici FHM. Sabordez la flotte... Sabordez la flotte... »

L'ordre est répété par signaux optiques.

Des porteurs emmènent également le message aux navires.

« Exécutez immédiatement le sabordage de votre bâtiment. Amiral DE LABORDE, commandant en chef les forces de haute mer »

Pendant ce temps, les Panzer se perdent dans les dédales de l'arsenal et arrivent trop tard pour empêcher le sabordage.

Un violent accrochage a lieu sur le STRASBOURG : un obus de 75 millimètres fait un mort et cinq blessés en tombant sur la tourelle 3. Le commandant en second ordonne de riposter au fusil mitrailleur et à la mitrailleuse. Des allemands sont fauchés mais DE LABORDE fait cesser le tir.

En quelques minutes les destructions très importantes sur de nombreux navires :
• Le STRASBOURG coule droit sur 14 mètres de fond
• L'ALGÉRIE va brûler pendant 2 jours
• La MARSEILLAISE coule avec 30° gîte
• Le DUPLEIX est incendié à 0625 quand les allemands montent à bord. Les soutes à munitions explosent à 08H30, les torpilles à 1100
• Les torpilleurs et contre-torpilleurs (Quai Noël) sont coulés quand les allemands arrivent.
• Le mât du CASSARD arbore le pavillon « Ordres amiral exécutés »
• En ce qui concerne les bâtiments en gardiennage ou réparation, le sabordage est difficile à effectuer cause des équipages réduits
• Le DUNKERQUE est détruit in extrémis
• 4 contre torpilleurs (dans les grands bassins Vauban) et 2 torpilleurs sont capturés presque intacts (PANTHÈRE et TIGRE aux appontements de Milhaud)
• Toutes les installations de la Marine nationale (batteries côtières et front de mer) sont détruites mais, bravant les ordres de sabordage car n'appartenant pas aux Forces de Haute Mer, 5 sous-marins (CASABIANCA, MARSOUIN, LE GLORIEUX, IRIS et VÉNUS) appareillent du Mourillon : le VÉNUS se sabordera en grande rade alors que les autres, en parvenant à éviter à la fois les mines et les bombardements allemands, parviendront à prendre le large. Le CASABIANCA et le MARSOUIN rejoindront Alger, LE GLORIEUX ira à Oran alors que l'IRIS se réfugiera à Barcelone

Conclusion...


La défaite stratégique est indéniable pour les allemands : ils n'ont pu mettre la mains sur la flotte française qui est détruite à 90% dont la totalité des Forces de Haute Mer.

Le sabordage montre à CHURCHILL que la parole donnée par François DARLAN en Juin 1940 n'était pas vaine.

Quant au gouvernement de Vichy, il vient de perdre son meilleur atout vis-à-vis de l'opinion française


(N°324)

Extraits de l'agenda de l'année 1943

Auteur Roland SEVENOU le 1943

Mardi 13 Juillet 1943


Vers 10H00 on allume. Le soir vers 15H30 appareillage pour Fort de France avec une douzaine d'officiers. Nous marchons 30 nœuds. La nuit poste de combat. C'est un bateau marchand qui est seul. C'est un ami. RAS.

Mercredi 14 Juillet 1943


Arrivée à la Martinique vers 08H30. Mouillage en rade de Fort de France à 09H30. il pleut continuellement. Le BÉARN est échoué, le BERTUS en cale sèche, le BARFEAUR à quai. Sept pétroliers et plusieurs bateaux marchands sont mouillés ou à quai. Bon accueil de la part des indigènes. Nous restons sous les feux. Le soir à 22H00 nous appareillons pour la Guadeloupe. La nuit, RAS.

Vendredi 13 Août 1943


Passé Gibraltar ce matin vers 04H00. Rencontré grand convoi vers 08H30. Le temps est maintenant très calme. Nous marchons 28 nœuds. Arrivons à Oran vers midi. De nombreux bateaux de commerce sont amarrés dans le port et à Mers el-Kébir. Grand nettoyage : GIRAUD doit venir à bord. Permissionnaire par Bb. A terre il y a beaucoup d'américains.

Samedi 14 Août 1943


Le matin branle-bas à 06H30. Pas d'inspection : GIRAUD ne vient pas à bord comme prévu. Permissionnaire de 14H00 à 18H00. J'apprends que Louis est à Casablanca. René et moi nous faisons une promenade à Oran car les cafés sont fermés jusqu'à 05H00 du soir. Nous rentrons bien sages à 06H00. À 07H30 à peu près appareillage pour Alger. Quart par bordée; je suis de 23 à 05. J'écris à Louis.

Dimanche 15 Août 1943


Deux gros cuirassés anglais. L'après midi grand poste de lavage. Le soir permissionnaire pour Bb

Lundi 16 Août 1943


Le matin pdb. L'après midi travail. Le soir je ne peux pas sortir : je suis consigné à cause d'une prise de bec hier soir avec le s/m timonier. Ainsi le soir René sort seul car Maurice n'est pas sorti. La rentrée des permissionnaires est à 21H00 du soir et je n'ai rien perdu de rester à bord. LE FANTASQUE rentre.

Mardi 17 Août 1943


Le matin à 07H30 on appareille avec LE FANTASQUE. Tir sur la terre à côté de Bône. Nous faisons le quart par bordée. Le soir à 19H30 arrivée à Philippeville. Stoppons les veilles. Nous restons mouillés en dehors du port. Nous restons allumés.

Mercredi 18 Août 1943


Le matin à 07H00 appareillage de Philippeville ; exercice. Arrivée à Bizerte ; restons en dehors du port. La ville paraît être presque entièrement détruite.

Samedi 21 Août 1943


Scalea à 6 000 m environ. Après épuisement d'obus, nous partons à 27 ou 30 nœuds. Arrivée à Palerme à 07H00, nous mouillons en rade intérieure. La ville paraît avoir subi un terrible bombardement. Le soir à 18H00, appareillage pour les côtes italiennes. C'est notre deuxième mission. Nous allons bonne allure.

Dimanche 22 Août 1943


Nous naviguons silencieusement entre les îles en face du Cap Camtanella entre l'île de Capri, puis nous laissons Ischia. Notre but était Pointa Della Licosia. Nous avons patrouillé dans la baie de Naples. N'ayant rien vu nous faisons route sur Bizerte. Arrivée à 11H30. Nous sommes en rade toute la nuit. RAS

Mercredi 08 Septembre 1943


Le matin à 03h00 appareillage. Nous sommes avec LE FANTASQUE. Depuis hier soir, nous faisons deux veilles. Ce matin, 07H30 environ, nous rejoignons la flotte anglaise composée de 2 porte-avions, 4 cuirassés et une dizaine de destroyers. Temps calme. Nous marchons 16 nœuds. L'après midi RAS. Le soir, alerte DCA contre bombardiers et avions torpilleurs. Rien de cassé. Vers 18H30 ou 19H00, on a appris que l'Italie se rendait sans conditions. Nous continuons nos opérations.

Jeudi 09 Septembre 1943


Ce matin je suis de quart de 23H00 à 03H00. Poste de combat à 05H00. RAS On apprend que les américains ont débarqué à Livourne et les anglais à Salerno. Quart de 11 à 14H00. Nous continuons notre randonnée. La nuit, alerte DCA. Nous sommes attaqués par les avions allemands. L'alerte commence à 10H30 et à 11H00 je prends le quart jusqu'à 03H00. À 05H00 poste de combat. (Nuit blanche !)

Vendredi 10 Septembre 1943


Le matin nous continuons notre randonnée. On apprend que les italiens et les allemands se battent en Italie. Nous apprenons que les anglais prennent position en Italie malgré la résistance allemande. Le soir nous allons rechercher un avion qui est tombé à la mer. Nous ne retrouvons qu'un radeau en caoutchouc et personne. Il est allemand. Nous faisons route vers Palerme.

Samedi 11 Septembre 1943


Le matin de bonne heure, nous arrivons à Palerme. Nous faisons le mazout et à 05H30 appareillage pour retrouver notre Force. Dans l'après-midi des bruits courent que nous allons à Alger. On annonce que Milan et Rome sont prises par les allemands. Nous retrouvons notre Force le matin puis nous repartons seuls en direction d'Alger.

Dimanche 12 Septembre 1943


Le matin RAS. Je suis de quart de 23H00 hier à 03H00 ce matin. Temps calme. Marchons bonne allure. Nous sommes seuls. On a appris hier que la flotte italienne s'est rendue dans des ports alliés malgré les attaques allemandes qui parvinrent à couler un cuirassé italien. Nous arrivons à Alger vers midi. Nous passons la nuit à Alger. Embarquement de troupes (du bataillon de choc) et de munitions.

Lundi 13 Septembre 1943


On allume de bonne heure, vers 05 heures. On appareille. Nous filons sur la Corse à 32 nœuds. Le midi RAS ; aucune alerte. Quart par bordée ; je suis de 5 à 11 le matin et de 17 à 23. À 23H00, poste de combat. Nous arrivons devant Ajaccio. Le s/m CASABIANCA entre avec nous. Nous débarquons tout. Le maquis est en feu dans plusieurs endroits. Un peu plus d'une heure après notre arrivée nous repartons en direction d'Alger.

Mardi 14 Septembre 1943


Nous sommes en mer. Le temps est calme. Ne marchons que 25 nœuds. Avons une avarie. Nous arrivons à Alger dans la soirée. La nuit nous restons à côté du pétrolier.

Mercredi 15 Septembre 1943


Le matin de bonne heure nous appareillons et allons mouiller en rade d'Alger ; puis nous retournons à quai. Les réparations de machines commencent. Une turbine est gravement abîmée. Nous pensons prendre celle de L'AUDACIEUX qui, soit disant, est intacte. Nous avons stoppé les veilles.

Jeudi 16 Septembre 1943


De bonne heure ce matin, le FATQ, le TEMPÊTE et L'ALCYON partent pour Ajaccio. Nous ne pouvons pas marcher. La journée se passe tranquille. Toujours pas de veille. Le soir, partie de blague. Nous apprenons officiellement que nous sommes cités à l'Ordre de l'Armée de mer. C'est la 2ème citation avec celle de Mers el-Khébir.

Vendredi 17 Septembre 1943


Hier je ne suis pas allé à terre et aujourd'hui je suis de service. Le matin comme l'après-midi : bricolage. Je me sens très fatigué et j'ai toujours mal à la tête. Le soir, JEANNE D'ARC, LE FORTUNÉ et BASQUE arrivent à Alger. LE FANTASQUE accompagné de L'ALCYON et de _TEMPETE_7_ reviennent de Corse.

Samedi 18 Septembre 1943


Le matin, le TEMPÊTE et LE FANTASQUE viennent à côté de nous. L'après-midi je vais à terre avec René. Je croyais voir Guieu. Mais il n'est pas chez lui. Nous allons faire un tour, revenons à Alger, rencontrons Maurice à 17H30 et le chef armurier. Le soir, après avoir mangé à terre nous allons à l'opéra voir « Le pays du sourire ». Nous rentrons vers 11H30. RAS

Mardi 06 Octobre 1943


Le matin grand lavage. Nous avons toujours une veille. L'après-midi : réparations et bricolage. À 12H30 permissionnaire pour TB jusqu'à 18H00. Nous faisons des achats. La vie est très chère. Acheté album et photos. Le soir nous sommes à quai.

Mercredi 07 Octobre 1943


De bonne heure, les troupes sont embarquées à bord. Nous devons partir. Puis toutes les troupes s'en vont. L'île de Léros était entièrement prise. Nous retournons au mouillage. Permissionnaire pour Bd. Le soir RAS. Demain appareillage probable. Nous avons toujours une veille. Je suis de quart de 00H00 à 02H00.

Jeudi 18 Octobre 1943


Le matin pas d'appareillage : nous restons au mouillage. L'après-midi permissionnaire. Je vais à terre et fais quelques achats. Le soir RAS.

Vendredi 19 Octobre 1943


Le matin de bonne heure : appareillage avec LE FANTASQUE et un croiseur DCA. Nous allons dans le Dodécanèse. La matinée se passe bien. L'après-midi alerte DCA. Il est 16H50 et 12 avions allemands « Dornier » nous arrivent dessus. Le croiseur LE FANTASQUE et nous tirons de toutes nos pièces. Des chapelets de bombes de 500 kg tombent à côté et sur l'arrière et l'avant. Ils ne piquent pas, ils bombardent de très haut. Vers 17H40 2ème alerte DCA. Les avions arrivent sans qu'on ait le temps de réagir. Les bombes tombent à 50 m du bord. Nous avons entendu leur sifflement. Cette fois nous avons eu chaud ! La nuit nous partons seuls dans les îles. Il fait noir. Après avoir bien fouillé les îles, nous faisons demi-tour. La nuit a été calme et la vitesse était bonne.

Samedi 20 Octobre 1943


Le matin vers 01H00 nous retrouvons le croiseur et LE FANTASQUE. Le retour est calme. Aucune attaque. Nous arrivons à Alexandrie vers 15H00. Nous allons à couple d'un pétrolier. RAS.