HOVA - destroyer d'escorte - Classe «CANNON (États Unis d'Amérique)»
Chantier : Dravo Corp. à Wilmington (Delaware - USA)
22 janvier 1944 (Lancement)
18 mars 1944 (Mise en service)
 mai 1964
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Marins à bord...

Date inconnue

CHARPENTIER J.

Embarquement pour l'année 1944

Mars : MONTANGUON J. -  ROMAIN R.

Embarquement pour l'année 1945

Septembre : CROUZAT F. -  PHELIPPON M.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Le débarquement de Provence

Journal de bord...

Dates Evénements
     Numéro de coque : F04
15/08/194411/09/1944ANVIL DRAGOON (Le débarquement de Provence)
25/09/1943Mis sur cale - Matricule DE 110
1944Campagne d'Italie
22/01     Baptisé USS HOVA
Armateur : US Navy (ÉTATS UNIS D'AMÉRIQUE)
18/03     Renommé HOVA
Armateur : Marine nationale (FRANCE)
15/08     Participe à l'opération Le débarquement de Provence, intégré au groupe d’escorte et de contrôle des convois TG 80.6
15/04/1945Participe à l'opération VENERABLE contre la poche de Royan
07/1957Désarmé à Mers-el-Kébir
1964Restitué aux Etats-Unis



Photographie, numérisation, etc.

© 2006-2018 ALAMER



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 1 240 tW 1 620 tonnes en pleine charge
 Dimensions : Longueur : 93,27 m Largeur : 11,15 m Tirant d'eau 3,56 m en pleine charge
 Propulsion : 4 moteurs diesel GM Mod. 16-278A avec entraînement électrique - 2 hélices
 Puissance : 6 000 cv
 Vitesse (en noeud) : 20,9 nd
 Combustible : 320 tonnes
 Autonomie (en jour) : 10 800 milles à 12 nd
 Effectif : 15 officiers et 201 hommes


Armement(s)...

Artillerie principale
    3 canons de 76 mm/50 (3 tourelles simples)
Artillerie antiaérienne
    2 canons de 40 mm - ultérieurement 3 canons jumelés de 40 mm 8 canons simples de 20 mm
Tube lance-torpilles
    3 TLT de 533 mm (1 affût triple)
Grenadeur et mortier
    2 rails de grenadage arrière 8 lanceurs de charges de profondeur 1 hedgehog

(N°18154)

La fin du pétrolier NIVÔSE

Auteur Pierre MARAIS le mai 1992

Le transport du pétrolier NIVÔSE a été torpillé et a coulé le 11 novembre 1943, vers 18 heures, au large d'Oran, au cours d'une attaque aérienne du convoi Allié dont il faisait partie, en route cap à l'est ; Il était chargé de 10 000 tonnes de mazout. La torpille a touché à tribord arrière, le point d'impact se situant au niveau des soutes à combustible placées à l'avant de la chaufferie.

L'explosion provoqua simultanément :
- un violent déport de l'arrière du navire sur bâbord ;
- une émission de vapeur par la cheminée par suite de la dislocation des faisceaux tubulaires de l'une ou des deux chaudières ;
- une voie d'eau et la rupture de la cloison séparant le compartiment de la chaufferie et les soutes à combustible : le mazout envahit la chaufferie, éteignit les chaudières et se répandit dans le compartiment de la machine, la cloison machine-chaufferie étant, de construction, non étanche ; la machine continua à fonctionner sur la pression résiduelle des chaudières, les têtes de bielles barbotant dans le mazout dont le niveau montait inexorablement ;
- une voie d'eau ou une pénétration de mazout en provenance des tanks dans le compartiment des pompes de déchargement, situé dans la partie centrale, par suite de l'effort de flexion appliqué dans le plan horizontal sur la coque (de conception rivée). Le débit de cette entrée de liquide a paru relativement faible.

Dès lors, les compartiments chaufferie, machine et pompes de déchargement allant être noyés, rien ne pouvait être tenté pour maintenir le navire à flot, et il dut être abandonné. Le NIVÔSE s'est enfoncé lentement par l'arrière, sans prendre un degré de gîte ; Lorsque l'étrave se dressa à la verticale avant de disparaître, on entendit le grondement de la chaîne de l'ancre prenant une nouvelle position dans son puits. Depuis l'instant du torpillage, il s'était écoulé une demi-heure.

L'équipage au complet – et même la chienne du bord (Arlette) – put être sauvé ; les mécaniciens et les chauffeurs, renversés sur les parquets au moment du choc, avaient eu le temps de remonter sur le pont. Les embarcations de sauvetage principales n'ayant pu être mises à l'eau, l'évacuation s'opéra sans difficulté grâce aux radeaux à larguage rapide qui avaient été installés aux U.S.A. L'officier et les hommes de mon radeau furent recueillis par un remorqueur de sauvetage anglais qui nous débarqua à Alger.

La plupart des rescapés du NIVÔSE demandèrent à rembarquer, et un grand nombre d'entre eux, de tous grades, se retrouvèrent dans l'équipage du destroyer d'escorte HOVA, en construction à Philadelphie. Et pour ceux-là, ce fut à nouveau les convois, mais cette fois comme « chien de garde », jusqu'à la fin des hostilités en Europe.

Quelques données techniques


De construction allemande, le NIVÔSE avait été remis à la France à titre de dette de guerre (1914-1918). Conçu pour transporter de l'huile alimentaire, son utilisation comme pétrolier interdisait, du fait de la différence de densité, le remplissage complet de ses tanks en mazout.

Son appareil moteur était constitué d'une machine à vapeur alternative à double effet, à distribution par soupapes, alimentée par deux chaudières tubulaires brûlant du mazout. Tous les auxiliaires fonctionnaient à la vapeur. La machine frigorifique utilisait le gaz ammoniac.

Remarque


La perte du bâtiment – du moins sa perte immédiate – a été consécutive au noyage simultané des deux compartiments chaufferie et machine par suite de l'absence de cloison étanche entre ces compartiments. Or, au cours de la longue période de réparation effectuée aux U.S.A., un de nos officiers (enseigne de vaisseau FORGET) avait suggéré que la cloison chaufferie-machine fût rendue étanche, ce qui était techniquement possible. On ne sait pas qui, de l'état-major du NIVÔSE, du chantier américain ou d'une autorité supérieure, a décliné cette proposition. Il est possible que, dans les circonstances du torpillage – impact sur une soute à mazout – la sauvegarde du compartiment de la machine, beaucoup plus volumineux que celui de la chaufferie, eût permis le maintien du bâtiment à flot et éventuellement son remorquage au port le plus proche, à moins que le noyage du compartiment des pompes de déchargement, s'il s'était avéré dû à une voie d'eau – et non à une déchirure de cloison – n'eût compromis ce maintien à flot ; mais dans ce cas, la mise en action d'une ou deux pompes handy billy eût pu permettre, pendant un certain temps, de franchir cette voie d'eau ou d'en atténuer les effets.