ARIANE - sous-marin - Classe «ARIANE»
Chantier : Ateliers et Chantiers Augustin Normand (Le Havre, France)
06 août 1925 (Lancement)
01 septembre 1929 (Mise en service)
 09 novembre 1942
courriel Contacter l'association au sujet de cette unité...


Marins à bord...

Embarquement pour l'année 1931

Novembre : LE NEN R. -  MAGET R.

Embarquement pour l'année 1933

Novembre : MAGET R.
Décembre : BOUTELIER A.

Embarquement pour l'année 1935

Janvier : LE NEN R.

Embarquement pour l'année 1936

Août : MINET R.

Embarquement pour l'année 1938

Octobre : PIOT N.

Embarquement pour l'année 1939

DENIEL -  JACQUET

Embarquement pour l'année 1940

FREMINET M.
Janvier : MAYAUD H.
Avril : AUBERTIN P.
Juillet : CASTEL C.

Embarquement pour l'année 1941

Septembre : MAYAUD H.

Embarquement pour l'année 1945

Mai : OLLIVIER F.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Débarquement Allié à Oran

Journal de bord...

Dates Evénements
     Numéro de coque : Q122
08/02/1923Tranche 1922 - Mis en chantier
06/08     Mis sur cale
15/12/1926Armement pour essais
27/07/1927Présentation en recettes
01/06/1929Entrée en armement définitif
03/07     Clôture d'armement
01/09     Armateur : Marine nationale (FRANCE)
20/10/1938PIOT Noël (Commandant)
14/02/1939Aborde et coule le bateau de pêche FLEUR DE BRETAGNE au large de Groix. Ramène tout l'équipage sain et sauf à Lorient.
10/1940Désarmé à Oran
09/11/194211/11/1942TORCH (Débarquement Allié à Oran) (Sabordé)
1943Renfloué
Devient caisson de renflouement



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
Robert MINET, ARIANE : l´arrière vue du kiosque par mer agitée (Alain Minet)
© 2006-2018 ALAMER
Robert MINET, ARIANE : l´arrière vue du kiosque (Alain Minet)
© 2006-2018 ALAMER
Robert MINET, ARIANE : marins sur le pont (Alain Minet)
© 2006-2018 ALAMER
Robert MINET, ARIANE à Calais (Alain Minet) - 15/06/1936
© 2006-2018 ALAMER
ONDINE & ARIANE (au loin) : en mer d'Iroise (Roger MAGET) - 1936



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 576 tW 626 tonnes en surface 787 tonnes en plongée
 Dimensions : Longueur : 65,98 m Largeur : 6,20 m Tirant d’eau : 4,10 m
 Propulsion : 2 moteurs diesel Normand-Vickers - 2 moteurs électriques
 Puissance : Diesels : 1 250 cv - Électriques : 1 000 cv
 Vitesse (en noeud) : 14 nd en surface 7,5 nd en plongée
 Combustible : 60 tonnes de carburant
 Autonomie (en jour) : 2 000 milles à 10 nd - 3 500 milles à 7,5 nd en surface - 80 milles à 5 nd en plongée
 Effectif : 3 officiers - 10 officiers mariniers - 30 quartiers-maîtres et matelots


Armement(s)...

Artillerie principale
    1 canon de 75 mm/35 Mod 28 et 300 coups
    1 canon de 75 mm/35 Mod 28 et 300 coups
Artillerie antiaérienne
    2 mitrailleuses de 8 mm AA (2 canons simples)
Tube lance-torpilles
    7 TLT de 550 mm avec 8 torpilles

(N°5152)

« Mes mémoires de marin : La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) » (extrait)

Auteur Daniel DENIZOT - Avec l'aimable autorisation de M. Pascal DENIZOT le 19 février 2007

Une mission d'importance nous attendait en ce mois de Mars 1940.

Il s'agissait d'accompagner aux cotés du croiseur ÉMILE BERTIN et d'autres unités, l'important convoi de troupes et de matériels, les troupes de montagne, les alpins du général BETHOUARD qui se rendaient en Norvège et plus particulièrement à Narvik, une cité portuaire qui fera l'objet de dures combats.

Dans les eaux du détroit du Skagerack, ordre nous était donné de regagner Brest.

Des chuchotements des radios et des timoniers sur la passerelle laissaient pressentir un départ pour la Méditerranée, voir Malte et l'Egypte.

Pas d'erreur, l'amirauté avait jugé bon de déplacer son escadre Atlantique, l'avance des forces allemandes à l'intérieur de la France se faisant plus précise en direction des bases navales de Cherbourg, Brest et Lorient.

L'appareillage avait lieu par très gros temps dans le golfe de Gascogne.

Brève escale à Gibraltar et cap sur Alexandrie où l'on retrouvait la Royal Navy pour des manœuvres concertées.

Que se passe t'il alors, le haut commandement donne des instructions pour faire rallier tous les bâtiments en Afrique du Nord, plus précisément à La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940), port militaire d'Oran ?

Dés lors tous les bateaux sont mis en état de désarmement et de gardiennage.

L'amirauté allemande envisageait de faire main basse sur tout ce potentiel naval, ce qui ne sera pas du goût des anglais.

L'« appel du 18 juin » du général Charles DE GAULLE que peut d'entre nous connaissent restera vain, et toute l'escadre restera au mouillage.

C'est alors que le 3 juillet dans ce port protégé d'une immense digue, amarrés sur coffre, étraves dirigées vers la terre face à Santa Cruz, les croiseurs modernes DUNKERQUE et STRASBOURG, portant la marque du vice-amiral Marcel GENSOUL, deux cuirassés le BRETAGNE et le PROVENCE, le porte-hydravions COMMANDANT TESTE, les destroyers rapides MOGADOR et VOLTA mais encore les contres torpilleurs LE TERRIBLE, KERSAINT, TIGRE et LYNX (mon bateau) et une dizaine d'autres bâtiments plus légers et les sous-marins ARIANE, DIANE et EURYDICE, des escorteurs et navires auxiliaires.

Vers 08H00, l'escadre anglaise du vice amiral SOMMERVILLE est signalée croisant au large du cap FALCON, et chacun de penser que celle-ci se dirige vers Malte.

En fait elle se positionne à plusieurs milles de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) à portée de canons.

On distingue le cuirassé HMS HOOD fortement armé de huit pièces d'artillerie de 406 mm, ainsi que deux autres cuirassés, le HMS RESOLUTION et l'HMS ENTERPRISE.

Il y a encore le HMS VAILLANT et l'HMS ARETHUSA, bon nombre de contre torpilleurs ainsi que le porte avion HMS ARK ROYAL doté d'une cinquantaine d'appareils.

On apprendra par la suite que dans la nuit du 2 au 3 Juillet, les anglais que l'on croyait nos amis (laissez moi rire) s'étaient emparés par la force dans les ports de Portsmouth, Plymouth, Falmouth, Heerness et encore à Port-Saïd des unités françaises hostiles à l'« appel du 18 juin ».

Vers 10H00, une vedette anglaise, pavillon au vent se dirige en direction de la passe et accoste à la coupée du DUNKERQUE ou l'officier émissaire remet l'ultimatum au vice-amiral Marcel GENSOUL.

Le contenu de cet ultimatum comporte trois volets, à savoir :
• Que la flotte française stationnée à La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) rejoigne la Royal Navy dans sa lutte contre l'Allemagne,
• Ou bien qu'elle rejoigne les Antilles ou un port américain ou elle sera désarmée,
• Qu'elle procède le cas échéant à son sabordage.

En cas de refus d'une au l'autre de ces directives, les navires Anglais ouvriront le feu ce même jour à 16H30.

Devant la réponse ferme du refus de notre amiral qui avait entre temps consulté le haut commandement et le gouvernement réfugié à Bordeaux, un second contact du même émissaire avait lieu à 14H30.

Il s'agissait du commodore HOLLAND.

Tout comme le premier, un non catégorique était adressé à l'envoyeur.

Entre temps, l'amirauté avait donné des instructions pour faire réarmer à la hâte et en toute discrétion toutes les unités et les chaufferies au ralenti reprenaient une activité pour faire face dans le cas d'un appareillage d'urgence.

Hélas vers 16H55, les Anglais procédaient à des premiers tirs, les obus de la première salve tombant en dehors de la digue causant des gerbes d'eau d'une grande hauteur, mais très vite ils corrigeaient leurs tirs et cette fois.

Plusieurs bateaux étaient touchés, le plus gravement le cuirassé BRETAGNE qui allait connaître une fin particulièrement tragique.

Pour la Royal Navy, il était facile d'atteindre leur but : « Anéantir une escadre française au mouillage et sans défense ».

Bien que touché dans ses structures, avec un bilan de victimes assez élevé, le STRASBOURG parvenait à sortir de la passe, tout comme le LYNX, un des rares bateaux à n'avoir subit aucun dégât, seules quelques égratignures sur la coque dues à des projections d'éclats d'obus, mais tout l'équipage était sauf.

L'unique occasion pour notre pacha de faire cap sur la grosse mer se permettant à la suite d'échos de son détecteur ASDIC de procéder à un vaste grenadage sur un sous-marin qui aura probablement coulé et d'autre part tirer plusieurs salves avec son artillerie de bord sur un destroyer britannique lui causant de très sérieuses avaries.

Notre retour à Toulon fut salué par une presse outrageante de la part du quotidien local « Le Petit Varois » aux deux équipages du LYNX et du STRASBOURG.

Les invectivant en écrivant : « Que les marins français préféraient les canons de vin rouge à ceux de CHURCHILL » très certainement que l'auteur de ces lignes n'avait pas vécu ce drame héroïque de nos pompons rouge, une manifestation de masse devait s'en suivre, officiers en tête, sur la plus grande artère Toulonnaise, en rejetant toutes ces calomnies.