TIGRE - contre-torpilleur - Classe «JAGUAR»
Chantier : Ateliers et Chantiers de Bretagne (Nantes, France)
02 août 1924 (Lancement)
07 février 1926 (Mise en service)
  1955
courriel Contacter l'association au sujet de cette unité...


Marins à bord...

Date inconnue

ANGOMA V. -  ROUSSELOT P.

Embarquement pour l'année 1925

Février : CEILLIER
Juin : CEILLIER

Embarquement pour l'année 1926

Décembre : PETIT

Embarquement pour l'année 1928

Juin : BOGARD H.

Embarquement pour l'année 1929

Décembre : CHOMEREAU-LAMOTTE C.

Embarquement pour l'année 1930

Octobre : DOYEN P.

Embarquement pour l'année 1931

Avril : HURÉ

Embarquement pour l'année 1932

Mai : SABLÉ

Embarquement pour l'année 1933

Décembre : VALLÉE

Embarquement pour l'année 1934

Octobre : JARRY M.

Embarquement pour l'année 1936

Octobre : BAROIS

Embarquement pour l'année 1938

EVENOU (alias) RICHARD J.
Septembre : DE VÉDRINES

Embarquement pour l'année 1939

Juillet : HOURTOULE A. -  RIBERA F.
Décembre : DE LA FOREST-DIVONNE

Embarquement pour l'année 1940

CHAMBROL J. -  LE BRONNEC P. -  MAAS A. -  MAZE L. -  PINCHON R.
Octobre : LELONG A.

Embarquement pour l'année 1941

Décembre : MAILLOUX

Embarquement pour l'année 1942

Août : HUET Y. -  POUZADOUX

Embarquement pour l'année 1943

Octobre : BERTRAND A.
Novembre : GRAS
Décembre : GRAS

Embarquement pour l'année 1944

Juillet : GUERMEUR -  PÉPIN-LEHALLEUR J.
Août : RISLER
Novembre : BLAIN

Embarquement pour l'année 1945

Février : CASTELLI
Avril : AUQUE R.
Octobre : SALIOU J.

Embarquement pour l'année 1946

Décembre : FERRAND

Embarquement pour l'année 1947

Décembre : ROUSSELOT H.

Opération(s) en relation avec cette unité...

La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940)    -   Sabordage de la flotte à Toulon

Groupement auquel cette unité a été intégrée...

ESCADRE D'INSTRUCTION

Journal de bord...

Dates Evénements
18/09/1923Mis sur cale
10/06/192510/12/1926CEILLIER (Commandant)
15/09     Accepté en recette
01/02/1926Clôture d'armement
07/02     Armateur : Marine nationale (FRANCE)
10/12     22/06/1928PETIT (Commandant)
22/06/192823/12/1929BOGARD Henri (Commandant)
23/12/192920/04/1931CHOMEREAU-LAMOTTE Charles (Commandant)
20/04/193101/05/1932HURÉ (Commandant)
01/05/193207/12/1933SABLÉ (Commandant)
07/12/1933VALLÉE (Commandant)
13/10/193412/10/1936JARRY Marcel (Commandant)
12/10/193615/09/1938BAROIS (Commandant)
15/09/193802/12/1939DE VÉDRINES (Commandant)
01/10     Intégré au groupement : ESCADRE D'INSTRUCTION
26/02/1939Sauve la totalité de l'équipage du vapeur grec LOULIS qui se rendait de Port-Vendres à Valence et a sombré au large du cap Creus par suite d'une voie d'eau.
02/12     12/1941DE LA FOREST-DIVONNE (Commandant)
03/07/1940CATAPULT (La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940))
12/194108/08/1942MAILLOUX (Commandant)
08/08/194227/11/1942HUET Yves (Commandant)
27/11     SABORDAGE DE LA FLOTTE A TOULON (Sabordage de la flotte à Toulon) (Intact à l’appontement 1 ouest Milhaud à Toulon lors du sabordage de la flotte)
02/1943Armateur : Regia Marina Italiana (ITALIE)
Saisi par les Italiens
01/02     Baptisé FR 23
13/04     Appareille pour Tarente (Italie)
09     Récupéré par les Alliés à Tarente (Italie)
28/10     Restitué officiellement à Bizerte
15/12     10/07/1944GRAS (Commandant)
10/07/194420/07/1944GUERMEUR (Commandant)
20/07     22/08/1944PÉPIN-LEHALLEUR Jacques (Commandant)
22/08     01/11/1944RISLER (Commandant)
01/11     03/02/1945BLAIN (Commandant)
03/02/194501/12/1946CASTELLI (Commandant)
01/12/194615/12/1947FERRAND (Commandant)
15/12/194710/07/1948ROUSSELOT Henri (Commandant)



Photographie, numérisation, etc.

© 2006-2018 ALAMER



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 2 126 tW - 2 400 tonnes normal - 2 950 tonnes pleine charge
 Dimensions : Longueur : 126,78 m Largeur : 11,32 m Tirant d’eau : 4,10 m
 Propulsion : 2 turbines à engrenages Rateau-Bretagne - 5 chaudières du Temple
 Puissance : 50 000 cv
 Vitesse (en noeud) : 35 nd
 Combustible : 530 tonnes
 Autonomie (en jour) : 3 300 nautiques à 13,5 nd - 2 900 nautiques à 16 nd - 1 000 nautiques à 28 nd - 600 nautiques à 35 nd
 Effectif : 195 officiers et matelots


Armement(s)...

Artillerie principale
    5 canons de 130 mm/40 Mod 19 (5 tourelles simples) Suppression d’un canon de 130 mm en 1940
Artillerie antiaérienne
    2 canons de 75 mm/50 Mod 22 AA (2 tourelles simples) 8 mitrailleuses de 13,2 mm AA (2 batteries quadruples) en 1940
Tube lance-torpilles
    6 TLT de 550 mm (2 affûts triples)
Détection
    pose d'un ASDIC en 1940

(N°5152)

« Mes mémoires de marin : La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) » (extrait)

Auteur Daniel DENIZOT - Avec l'aimable autorisation de M. Pascal DENIZOT le 19 février 2007

Une mission d'importance nous attendait en ce mois de Mars 1940.

Il s'agissait d'accompagner aux cotés du croiseur ÉMILE BERTIN et d'autres unités, l'important convoi de troupes et de matériels, les troupes de montagne, les alpins du général BETHOUARD qui se rendaient en Norvège et plus particulièrement à Narvik, une cité portuaire qui fera l'objet de dures combats.

Dans les eaux du détroit du Skagerack, ordre nous était donné de regagner Brest.

Des chuchotements des radios et des timoniers sur la passerelle laissaient pressentir un départ pour la Méditerranée, voir Malte et l'Egypte.

Pas d'erreur, l'amirauté avait jugé bon de déplacer son escadre Atlantique, l'avance des forces allemandes à l'intérieur de la France se faisant plus précise en direction des bases navales de Cherbourg, Brest et Lorient.

L'appareillage avait lieu par très gros temps dans le golfe de Gascogne.

Brève escale à Gibraltar et cap sur Alexandrie où l'on retrouvait la Royal Navy pour des manœuvres concertées.

Que se passe t'il alors, le haut commandement donne des instructions pour faire rallier tous les bâtiments en Afrique du Nord, plus précisément à La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940), port militaire d'Oran ?

Dés lors tous les bateaux sont mis en état de désarmement et de gardiennage.

L'amirauté allemande envisageait de faire main basse sur tout ce potentiel naval, ce qui ne sera pas du goût des anglais.

L'« appel du 18 juin » du général Charles DE GAULLE que peut d'entre nous connaissent restera vain, et toute l'escadre restera au mouillage.

C'est alors que le 3 juillet dans ce port protégé d'une immense digue, amarrés sur coffre, étraves dirigées vers la terre face à Santa Cruz, les croiseurs modernes DUNKERQUE et STRASBOURG, portant la marque du vice-amiral Marcel GENSOUL, deux cuirassés le BRETAGNE et le PROVENCE, le porte-hydravions COMMANDANT TESTE, les destroyers rapides MOGADOR et VOLTA mais encore les contres torpilleurs LE TERRIBLE, KERSAINT, TIGRE et LYNX (mon bateau) et une dizaine d'autres bâtiments plus légers et les sous-marins ARIANE, DIANE et EURYDICE, des escorteurs et navires auxiliaires.

Vers 08H00, l'escadre anglaise du vice amiral SOMMERVILLE est signalée croisant au large du cap FALCON, et chacun de penser que celle-ci se dirige vers Malte.

En fait elle se positionne à plusieurs milles de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) à portée de canons.

On distingue le cuirassé HMS HOOD fortement armé de huit pièces d'artillerie de 406 mm, ainsi que deux autres cuirassés, le HMS RESOLUTION et l'HMS ENTERPRISE.

Il y a encore le HMS VAILLANT et l'HMS ARETHUSA, bon nombre de contre torpilleurs ainsi que le porte avion HMS ARK ROYAL doté d'une cinquantaine d'appareils.

On apprendra par la suite que dans la nuit du 2 au 3 Juillet, les anglais que l'on croyait nos amis (laissez moi rire) s'étaient emparés par la force dans les ports de Portsmouth, Plymouth, Falmouth, Heerness et encore à Port-Saïd des unités françaises hostiles à l'« appel du 18 juin ».

Vers 10H00, une vedette anglaise, pavillon au vent se dirige en direction de la passe et accoste à la coupée du DUNKERQUE ou l'officier émissaire remet l'ultimatum au vice-amiral Marcel GENSOUL.

Le contenu de cet ultimatum comporte trois volets, à savoir :
• Que la flotte française stationnée à La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) rejoigne la Royal Navy dans sa lutte contre l'Allemagne,
• Ou bien qu'elle rejoigne les Antilles ou un port américain ou elle sera désarmée,
• Qu'elle procède le cas échéant à son sabordage.

En cas de refus d'une au l'autre de ces directives, les navires Anglais ouvriront le feu ce même jour à 16H30.

Devant la réponse ferme du refus de notre amiral qui avait entre temps consulté le haut commandement et le gouvernement réfugié à Bordeaux, un second contact du même émissaire avait lieu à 14H30.

Il s'agissait du commodore HOLLAND.

Tout comme le premier, un non catégorique était adressé à l'envoyeur.

Entre temps, l'amirauté avait donné des instructions pour faire réarmer à la hâte et en toute discrétion toutes les unités et les chaufferies au ralenti reprenaient une activité pour faire face dans le cas d'un appareillage d'urgence.

Hélas vers 16H55, les Anglais procédaient à des premiers tirs, les obus de la première salve tombant en dehors de la digue causant des gerbes d'eau d'une grande hauteur, mais très vite ils corrigeaient leurs tirs et cette fois.

Plusieurs bateaux étaient touchés, le plus gravement le cuirassé BRETAGNE qui allait connaître une fin particulièrement tragique.

Pour la Royal Navy, il était facile d'atteindre leur but : « Anéantir une escadre française au mouillage et sans défense ».

Bien que touché dans ses structures, avec un bilan de victimes assez élevé, le STRASBOURG parvenait à sortir de la passe, tout comme le LYNX, un des rares bateaux à n'avoir subit aucun dégât, seules quelques égratignures sur la coque dues à des projections d'éclats d'obus, mais tout l'équipage était sauf.

L'unique occasion pour notre pacha de faire cap sur la grosse mer se permettant à la suite d'échos de son détecteur ASDIC de procéder à un vaste grenadage sur un sous-marin qui aura probablement coulé et d'autre part tirer plusieurs salves avec son artillerie de bord sur un destroyer britannique lui causant de très sérieuses avaries.

Notre retour à Toulon fut salué par une presse outrageante de la part du quotidien local « Le Petit Varois » aux deux équipages du LYNX et du STRASBOURG.

Les invectivant en écrivant : « Que les marins français préféraient les canons de vin rouge à ceux de CHURCHILL » très certainement que l'auteur de ces lignes n'avait pas vécu ce drame héroïque de nos pompons rouge, une manifestation de masse devait s'en suivre, officiers en tête, sur la plus grande artère Toulonnaise, en rejetant toutes ces calomnies.


(N°2615)

Le 27 Novembre 1942 : Sabordage de la flotte à Toulon

Résumé...


Après les noires journées de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940), Toulon devient la seule vraie base navale digne d'accueillir la flotte française : 90 navires y sont au mouillage en Novembre 1942 ce qui représente plus de la moitié des unités navales dont la partie la plus moderne.

Le JEAN BART (à Casablanca) et le RICHELIEU (à Alexandrie) sont les deux fleurons manquants à l'appel.

Composition de la flotte...


La flotte se divise en 3 groupes.

La flotte de Haute Mer sous les ordres de l'amiral DE LABORDE dont le pavillon est sur le STRASBOURG :
STRASBOURG
ALGÉRIE
COLBERT
DUPLEIX
MARSEILLAISE
JEAN DE VIENNE
• 10 contre-torpilleurs et 3 torpilleurs

Les bâtiments armés sous les ordres du préfet maritime vice-amiral MARQUIS :
PROVENCE
COMMANDANT TESTE
• 6 torpilleurs
• 3 sous-marins

Les bâtiments en gardiennage :
DUNKERQUE
FOCH
LA GALISSONNIÈRE
• 8 contre-torpilleurs
• 6 torpilleurs
• 10 sous-marins

Calendrier...


Le débarquement allié en Afrique du Nord le 08 Novembre 1942 va fournir à HITLER le prétexte qui lui faisait défaut pour envahir la zone libre et le 11 Novembre 1942 il déclenche l'opération ATTILA, franchissant la ligne de démarcation.

Malgré la menace sous-jacente qui pèse sur la flotte de Toulon, le gouvernement de Vichy se fie aux promesses du Führer qui s'est engagé à laisser la base navale sous autorité française.

Un récent télégramme d'HITLER lui-même avait stipulé que la rade ne serait pas occupée.

Il semblerait que les autorités françaises d'alors aient oublié le peu de crédit que l'on pouvait accorder au déclarations du chef du Reich.

12 Novembre


L'amiral François DARLAN appelle la flotte à se joindre aux alliés pour combattre HITLER.

Hélas, les commandants avaient tous du prêter serment au gouvernement de Vichy : appareiller aurait donc été interprété comme une haute trahison.

De plus, dès le déclenchement de l'opération ATTILA, la Luftwaffe avait réuni les moyens nécessaires pour s'opposer efficacement à toute tentative de sortie de la Flotte française.

Une opération aussi hasardeuse aurait coûté très cher sur le plan humain et beaucoup d'unités n'auraient pas été rapidement opérationnelles, à condition d'avoir pu rallier un port allié.

L'offensive allemande s'arrête aux portes de Toulon où les troupes françaises ont pris position pour défendre la flotte.

19 Novembre


LAVAL ordonne au troupes de se retirer du camp retranché.

Les allemands réitèrent leurs promesses de 1940 :

« On ne touche pas à la flotte » mais en préparent la capture par surprise au travers l'opération ANTON-LILA.

4 groupes de combat se préparent dans ce but :
• Groupe de combat A : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, capturer la péninsule sud de Toulon, la ville de La Seyne-sur-Mer, la forteresse Napoléon et Six-Fours, ainsi que la péninsule de Saint-Mandrier qui contrôle l'accès au port
• Groupe de combat B : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, le long de la Nationale 8 pour atteindre le coeur de Toulon, occuper l'arsenal et capturer la flotte
• Groupe de combat C : Ce groupe doit avancer derrière le groupe B pour couvrir ses arrières et ses flancs. Il doit également capturer la forteresse du Mont Faron et Grand Saint-Antoine ainsi que les bâtiments militaires à Saint-Anne
• Groupe de combat D : Ce groupe arrive de l'Est, le long de la Nationale 97 après avoir passé Toulon au Nord. Il doit capturer la station radio du Mourillon, le fort Lamalgue (siège du Haut Commandement) et le bassin du Mourillon

En complément de ces groupes, des éléments SS avancent derrière le groupe A pour occuper Sanary, pendant que plus à l'ouest des éléments de la 335ème Division d'Infanterie (environ un bataillon) doivent sécuriser la côte.

Pour finir, la Luftwaffe utilisera des Heinkel 111 pour miner les chenaux du port, attaquer et couler tout navire français tentant de sortir.

Des Junker 88 et des Heinkel 115 sont également prêts à intervenir pour intercepter tout navire appareillant.

27 Novembre


04H25 Les chars allemands sont à la porte de l'arsenal.

L'amiral MARQUIS est fait prisonnier au fort Lamalgue.

04H30 l'amiral DE LABORDE est prévenu. Il refuse de croire au manquement de parole des allemands mais fait réveiller les équipages, allumer les chaudières (4 à 5 heures avant de pouvoir appareiller) et prend les dispositions en vue du sabordage

05H25 Les panzer allemands forcent la porte de l'arsenal. Le STRASBOURG lance par radio l'ordre de sabordage :
« Ici FHM. Sabordez la flotte... Sabordez la flotte... »

L'ordre est répété par signaux optiques.

Des porteurs emmènent également le message aux navires.

« Exécutez immédiatement le sabordage de votre bâtiment. Amiral DE LABORDE, commandant en chef les forces de haute mer »

Pendant ce temps, les Panzer se perdent dans les dédales de l'arsenal et arrivent trop tard pour empêcher le sabordage.

Un violent accrochage a lieu sur le STRASBOURG : un obus de 75 millimètres fait un mort et cinq blessés en tombant sur la tourelle 3. Le commandant en second ordonne de riposter au fusil mitrailleur et à la mitrailleuse. Des allemands sont fauchés mais DE LABORDE fait cesser le tir.

En quelques minutes les destructions très importantes sur de nombreux navires :
• Le STRASBOURG coule droit sur 14 mètres de fond
• L'ALGÉRIE va brûler pendant 2 jours
• La MARSEILLAISE coule avec 30° gîte
• Le DUPLEIX est incendié à 0625 quand les allemands montent à bord. Les soutes à munitions explosent à 08H30, les torpilles à 1100
• Les torpilleurs et contre-torpilleurs (Quai Noël) sont coulés quand les allemands arrivent.
• Le mât du CASSARD arbore le pavillon « Ordres amiral exécutés »
• En ce qui concerne les bâtiments en gardiennage ou réparation, le sabordage est difficile à effectuer cause des équipages réduits
• Le DUNKERQUE est détruit in extrémis
• 4 contre torpilleurs (dans les grands bassins Vauban) et 2 torpilleurs sont capturés presque intacts (PANTHÈRE et TIGRE aux appontements de Milhaud)
• Toutes les installations de la Marine nationale (batteries côtières et front de mer) sont détruites mais, bravant les ordres de sabordage car n'appartenant pas aux Forces de Haute Mer, 5 sous-marins (CASABIANCA, MARSOUIN, LE GLORIEUX, IRIS et VÉNUS) appareillent du Mourillon : le VÉNUS se sabordera en grande rade alors que les autres, en parvenant à éviter à la fois les mines et les bombardements allemands, parviendront à prendre le large. Le CASABIANCA et le MARSOUIN rejoindront Alger, LE GLORIEUX ira à Oran alors que l'IRIS se réfugiera à Barcelone

Conclusion...


La défaite stratégique est indéniable pour les allemands : ils n'ont pu mettre la mains sur la flotte française qui est détruite à 90% dont la totalité des Forces de Haute Mer.

Le sabordage montre à CHURCHILL que la parole donnée par François DARLAN en Juin 1940 n'était pas vaine.

Quant au gouvernement de Vichy, il vient de perdre son meilleur atout vis-à-vis de l'opinion française