GEORGES LEYGUES - croiseur - Classe «LA GALISSONNIÈRE»
Chantier : Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët (France)
24 mars 1936 (Lancement)
15 novembre 1937 (Mise en service)
 17 novembre 1959
courriel Contacter l'association au sujet de cette unité...


Marins à bord... (2)

Date inconnue

ADAM -  ALBUISSON -  BATTESTIINI -  BEAUME -  BELLIER -  BERTEAU -  BERTRAND -  BUREL -  CADERO -  CAPITAINE -  CASTEL -  CHAUMEIL -  CHRISTMATCH -  COJAN -  COJAN -  COMBO -  CORNILLAUD -  DAUDIGEOS -  DE QUELARD -  DELCAMP -  DELEPINE -  DREUZY -  DUFEIL M. -  ESTEVE -  ETCHEVERRY -  FOYE -  GARDAO -  GERARD -  GIORGI -  GIRARD -  GODOY S. -  GRONDONA -  GRUNN -  HANOTEL -  HASSER -  HERVIOUX -  HUPIN -  HURTEL -  JAFFREZOU -  JEAN dit BEL AIR -  JOB -  JOLIVET -  LE BARS -  LE BERVET M. -  LE DELEZIC -  LE FLOCH -  LE MEURS -  LE PROVOST -  LIABOT V. -  LONGAUD L. -  MALITE -  MANCON -  MAUBERT -  MONTESINOS -  MOREAU -  MOUTTET -  NEDELEC -  NOURRI -  OCCELLI L. -  OLIVIER -  OLLIVIER -  ORDONNEAU -  PEREZ -  PETIT -  PICHENEAU -  PIEDAGNEL -  PIEDNOIR -  PINEL -  PIQUET -  POTET -  PRIGENT -  PRIOULAT -  PROVOST -  RANOUX -  SALLES -  SALMON -  SAVARY A. -  SCARINGELLA J. -  TANNIOU -  TARAUD -  TREDANT -  TSI KING SAM -  VIDAL -  VIDAL -  YAOUNANCK

Embarquement pour l'année 1936

PÉROT R.
Août : ABALÉA J.

Embarquement pour l'année 1938

Juin : DEMAY J.
Décembre : BOTHOREL

Embarquement pour l'année 1939

Avril : CHATEL R.

Embarquement pour l'année 1940

DE LA VALLÉE DE RARÉCOURT DE PIMODAN H. -  LARTIGAU J.
Août : LEMONNIER A.
Septembre : LATREILLE G.
Octobre : LUCAS F.

Embarquement pour l'année 1941

APPERE A. -  COURTEL G. -  PASCALIDIS C.
Octobre : MORLAND dit GOUJON J. -  SALOMON C.

Embarquement pour l'année 1942

DE COEN R. -  PITET
Janvier : CHEMORIN A.
Février : LEVEUGLE E.
Mars : AINAUD M. -  BAUME G. -  BOS J. -  COCHET H. -  OURRY R.
Avril : BRAYER G. -  MASSIP D.
Novembre : HUBERT M.

Embarquement pour l'année 1943

DE BOYSSON J.
Janvier : JAUJARD R.
Septembre : CYRUS J.
Novembre : GARCIA D.
Décembre : TURC L.

Embarquement pour l'année 1944

Janvier : LAURIN J.
Avril : LIOT R.
Juin : FLOURY L.
Juillet : MENEZ M.
Août : CORNILLEAU -  DAWNING -  LE THIES J.

Embarquement pour l'année 1945

D'ANTIN TOURNIER DE VAILLAC G.
Mars : ROGEL J.

Embarquement pour l'année 1946

LAPICQUE G.
Septembre : BURY G.

Embarquement pour l'année 1951

DU GARDIN J.

Embarquement pour l'année 1954

EVENOU (alias) RICHARD J.

Embarquement pour l'année 1955

Juin : REBOUL G.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Crise du canal de Suez    -   Débarquement de Normandie    -   Le débarquement de Provence    -   Tentative de ralliement du Sénégal

Il y a 4 documents dans la bibliothèque.

« GEORGES LEYGUES : Rapport d'opérations de la journée du 6 juin 1944 » par Joseph LAURIN
« GEORGES LEYGUES : Rapport d'opérations de la journée du 6 juin 1944 »
« L'opération MENACE » par Jean-René BRESSOLLES
« L'opération MENACE »
« Le Montcalm et le Georges Leygues au débarquement de Provence » par Léon TURC
« Le Montcalm et le Georges Leygues au débarquement de Provence »
« Quand mon père était marin... » par Jacques OMNÈS
« Quand mon père était marin... »
   


Groupements auxquels cette unité a été intégrée...

FORCE DE RAID   -   4ÈME DIVISION DE CROISEURS

Journal de bord...

Dates Evénements
03/09/193903/07/1940Intégré au groupement : FORCE DE RAID
23/12/1931Baptisé CHATEAURENAULT
13/09/1933Renommé GEORGES LEYGUES
21/09     Mis sur cale
19361939PÉROT Raoul (Commandant)
01/1937Admis au service actif
21/04     Essais de compas sur la base des Charpentiers
23/04/1937De SAINT-NAZAIRE (FRANCE) vers BREST (FRANCE)
29/04     Succès des essais de recette en présentation. La vitesse de 32 noeuds 5 est largement dépassée.
30/04     Passage au bassin de radoub du port de commerce de Bresr
05/05     Rentré dans l'arsenal de Brest, amarré à couple avec la MARSEILLAISE sous l'artillerie navale
11     Intégré au groupement : 4ÈME DIVISION DE CROISEURS
15/11     Armateur : Marine nationale (FRANCE)
01/12     Départ de Brest pour la croisière d'endurance de la 4ÈME DIVISION DE CROISEURS en Extrême-Orient
14/04/1938Retour à Brest après la participation à la croisière d'endurance de la 4ÈME DIVISION DE CROISEURS en Extrême-Orient
07/02/1939Aborde et coupe en deux BISON
12/07     Mouille avec la 4ème escadre à New-York à l'occasion de l'Exposition Internationale
03/09     Incorporé dans la force de raid avec les contre-torpilleurs du type LE MALIN et ceux du type VOLTA et MOGADOR. Cette escadre rapide, plus de 30 nœuds, n'avait alors aucun équivalent dans le monde
15/08/194029/08/1941LEMONNIER André (Commandant)
23/09     Après avoir été engagé en Atlantique et en Méditerranée, il est à Dakar (Sénégal) lors de l'opération anglo-FNFL
25/09/1940MENACE (Tentative de ralliement du Sénégal)
1942PITET (Commandant)
01/194316/01/1944JAUJARD Robert (Commandant)
13/04     Intercepte le forceur de blocus allemand PORTLAND qui se saborde pour ne pas être capturé
24/06     De Dakar à Philadelphie
07     Modernisation de la DCA à Philadelphie (États-Unis d'Amérique)
10/10     Quitte Philadelphie pour des essais en baie de Norfolk après modernisation
23/10     Quitte Norfolk
01/11     Arrive à Gibraltar
03/11     Arrive a Casablanca
08/11     A Gibraltar
09/11     Mers el-Kébir
10/11     Alger
16/01/1944LAURIN Joseph (Commandant)
03/12/1943Patrouilles en Atlantique à partir de Dakar (Sénégal)
06/06/194409/08/1944NEPTUNE (Débarquement de Normandie)
14/04     Quitte Oran (Algérie) pour Scapa Glow (Grande Bretagne)
09/06     Des marins du GEORGES LEYGUES hissent le pavillon national sur le clocher de PORT-EN-BESSIN
13/09     Premier bâtiment à entrer dans la rade de Toulon avec la marque de l'amiral André LEMONNIER
15/08     11/09/1944ANVIL DRAGOON (Le débarquement de Provence)
15/01/1945Participe aux dernières opérations en Italie et bombarde Porto Maurizio
19511953DU GARDIN Joseph (Commandant)
19541956EVENOU (alias) RICHARD Jules (Commandant)
28/05     Quitte Toulon avec le MONTCALM
20/06     Arrive à Saïgon
29/10/195622/12/1956CRISE DU CANAL DE SUEZ (Crise du canal de Suez)
17/11/1959Numéro de coque : Q188
19/07/1960Utilisé pour des essais de cible (8 missiles tirés par des Aquilon)
1961Probablement démoli à Brégaillon



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
Loire 130 n°26 codé HS 42 embarqué sur GEORGES LEYGUES à Brest (Eric LEDUCQ) - 1939
© 2006-2018 ALAMER
Positions de GEORGES LEYGUES (Commandant Joseph LAURIN) et MONTCALM lors de Débarquement de Normandie (Jean-Denis Laurin ) - 06/06/1944
© 2006-2018 ALAMER
Parcours d'approche de GEORGES LEYGUES lors de Débarquement de Normandie (Commandant Joseph LAURIN) (Jean-Denis Laurin ) - 05/06/1944
© 2006-2018 ALAMER
Le Vice-Admiral H. K. Hewitt (US Navy), décorant le capitaine de vaisseau Joseph LAURIN à bord du GEORGES LEYGUES (Jean-Denis Laurin )
© 2006-2018 ALAMER
Le Vice-Admiral H. K. Hewitt (US Navy) pasant en revue les marins du GEORGES LEYGUES (Commandant Joseph LAURIN) (Jean-Denis Laurin )
© 2006-2018 ALAMER
Le Vice-Admiral H. K. Hewitt (US Navy) pasant en revue les marins du GEORGES LEYGUES (Commandant Joseph LAURIN) (Jean-Denis Laurin )
© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES (M. Alain DYON (Marcel DYON))
© 2006-2018 ALAMER
Jean-marie ABALÉA sur GEORGES LEYGUES (M. Jean-Jacques JAOUEN) - 1939
© 2006-2018 ALAMER
Le Vice-Admiral H.K. Hewitt (US Navy), décorant le capitaine de vaisseau Joseph LAURIN à bord du GEORGES LEYGUES (M. Jean-Denis LAURIN)
© 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES, photographie prise par Maurice HUBERT devant MONACO lors de Le débarquement de Provence (Dominique HUBERT) - 08/1944
© 2006-2018 ALAMER
Maurice HUBERT et le GEORGES LEYGUES lors du retour de l´escadre à Toulon (Dominique HUBERT) - 13/09/1944
© 2006-2018 ALAMER
André CHEMORIN, GEORGES LEYGUES : Robert JAUJARD, le commandant en second & le médecin Victor LIABOT (A. & Marie-France CHEMORIN)
© 2006-2018 ALAMER
André CHEMORIN, GEORGES LEYGUES : officiers, mécaniciens et chauffeurs (A. & Marie-France CHEMORIN)
© 2006-2018 ALAMER
André CHEMORIN sur le GEORGES LEYGUES (A. & Marie-France CHEMORIN)
© 2006-2018 ALAMER
Albert BOURLARD à gauche sur l'ÉMILE BERTIN à Dakar à couple du GEORGES LEYGUES (Albert BOURLARD) - 1944
© 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES : les mécaniciens et chauffeurs (Charles SALOMON)
© 2006-2018 ALAMER
© 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES à quai à Alger par Jean-Pierre PAOLI (Jean-Pierre PAOLI) - 01/2007
© 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES : arrivée à Toulon (Jean ROGEL)
© 2006-2018 ALAMER
© 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES : le commandant en second (Jean ROGEL) - 10/12/2007
© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER
© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES & MONTCALM (sous-réserve) (François OLLIVIER) - 01/1940
© 2006-2018 ALAMER
GEORGES LEYGUES : avec le trooper britannique GEORGIC à Gibraltar, aquarelle de Jean-Pierre PAOLI (Jean-Pierre PAOLI) - 11/1944
© 2006-2018 ALAMER


Citations...

A l'Ordre du Corps d'Armée - GEORGES LEYGUES - 29 novembre 1944


A l'Ordre de l'Armée de Mer - GEORGES LEYGUES - 16 février 1945

« Sous le commandement du capitaine de vaisseau Joseph LAURIN, avait déjà participé de façon brillante et active aux opérations de débarquement sur les côtes de Normandie (Débarquement de Normandie). Le croiseur GEORGES LEYGUES a été violemment engagé dans toutes les opérations de débarquement en août et septembre 1944 sur les côtes de Provence. Fréquemment encadré par les tirs ennemis, a répondu avec vigueur et a exécuté de très nombreux bombardement dont la précision et l'efficacité ont été signalées par les observateurs. À été touché par un projectile ennemi sans qu'il en résulte la moindre diminution d'efficacité de ce bâtiment, le personnel entier faisant preuve du plus grand sang-froid. »


Caractéristique(s)...

 Déplacement : 7 600 tW 8 214 tonnes (normal) 9 100 tonnes (pleine charge)
 Dimensions : Longueur : 179,50 m Largeur : 17,48 m Tirant d’eau : 5,35 m
 Propulsion : Deux turbines à engrenages Parsons - 4 chaudières Indret
 Puissance : 84 000 cv
 Vitesse (en noeud) : 31 nd
 Combustible : 1 569 tonnes
 Autonomie (en jour) : 7 000 milles à 12 nd - 6 800 milles à 14 nd - 5 500 milles à 18 nd - 1 650 milles à 34 nd
 Effectif : 540 (paix) ou 764 (guerre) officiers et hommes


Armement(s)...

Blindage
    ceinture 100 mm, cloisons 64 mm, cloisons longitudinales 20 mm, pont principal 37 mm, tourelles, faces 100 mm, côtés, arrières et toits 50 mm, tour 50 à 95 mm.
Artillerie principale
    9 canons de 152 mm/50 Mod 30 (3 tourelles triples)
Artillerie antiaérienne
    8 canons de 90 mm/50 AA (4 tourelles doubles) 8 canons de 37 mm AA (4 canons jumelés) 12 mitrailleuses de 13,2 mm AA Ajoût de 1 canon de 37 mm AA - 2 canons de 25 mm (1 canon jumelé) - 4 mitrailleuses de 13,2 mm (2 canons jumelés) en 1941
Tube lance-torpilles
    4 TLT de 551 mm (2 affûts doubles)
Aviation embarquée
    2 hydravions Loire 130 de l'escadrille de surveillance HS 4

(N°9692)

Coup de chapeau à Jacques MORLAND dit GOUJON

Auteur Charles SALOMON le 29 avril 2007

L'arbre d’un turbo pompe alimentaire de la machine avant tribord, du croiseur GEORGES LEYGUES s'est cassé. Il a fallut en reconstruire un et comme nous ne possédions pas d'acier au chrome c'est le navire américain VULCAIN qui nous a dépanné l'acier nécessaire.

C'est le quartier-maître mécanicien Jacques MORLAND dit GOUJON qui a réalisé ce petit chef d'œuvre d'une prouesse technique ce qui lui vaudra d'être nommé second maître par fait d'arme.


(N°2538)

Escadrille 8S-3/18S/SS-4E

Auteur Lucien MORAREAU de l'ARDHAN le 28 décembre 2006

L'escadrille coloniale ESCADRILLE D'AVIATION 8S3 est créée le 01 Février 1940 à Dakar.

Placée sous les ordres du lieutenant de vaisseau François MICHEL DE BOISLISLE, elle est destinée à épauler, pour les missions de surveillance côtière, l'escadrille E4 équipée de Latécoère 302 quadrimoteurs affectée au Sénégal depuis le mois d'Août 1939.

Les deux premiers Loire 130 « coloniaux » pris en compte par l'escadrille sont le n°22, arrivé à Dakar le 24 Février à bord du cargo FORT DE VAUX et le n°23 dont les ailes et le fuseau moteur arrivent le 21 Mars à bord du cargo AURIGNI et la coque le 5 Avril sur le DAHOMEY.

L'ensemble des caisses a été débarqué à l'hydrobase d'Air France, située dans le port même de Dakar où doit se faire l'assemblage.

Le montage du Loire n°22 est terminé le 11 Mars, il effectue son premier vol le 15 et entre en service avec le code /8S3.2.

Le montage du second appareil, le n°23, est terminé le 28 Avril et il lui est attribué le code /8S3.3.

Pendant ce mois d'Avril, les activités se limitent à la prise en main des appareils par les équipages, au réglage des équipements radio et à des essais divers.

Le 11 Avril cependant, le n°22 (8S2.2) participe à la protection de l'appareillage de la FORCE Y qui regagne la France (cuirassé PROVENCE et croiseurs COLBERT et DUQUESNE).

Au mois de Mai, le nombre des vols opérationnels augmente.

Il s'agit de protections rapprochées de bâtiments civils et militaires qui entrent et quittent le port de la capitale du Sénégal.

Au début du mois de Juin, le troisième Loire, le n°24 /8S3.1 entre en service.

Les 23 et 24 Juin, les trois appareils participent à la protection rapprochée du bâtiment de ligne RICHELIEU qui a quitté Brest le 18 et qui arrive à Dakar (voir page 144).

L'interdiction de vol, qui a frappé toutes les unités de l'aéronautique navale en application des clauses de l'armistice, est levée après l'attaque britannique sur La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940).

À Dakar, les patrouilles reprennent mais l'ennemi a changé...

Le 08 Juillet, les Loire n°22 /8S3.2 et 23 /8S3.3 cherchent, sans le trouver, le HMS HERMES dont les avions ont attaqué à la torpille et endommagé le cuirassé RICHELIEU.

Le 11 Juillet au soir, le Loire n°23 /8S3.3 décolle de la BAN DAKAR-BEL-AIR pour une mission d'entraînement au vol de nuit.

Pour une raison qui ne sera pas expliquée par le rapport d'enquête, l'appareil percute presque immédiatement la mer.

L'enseigne de vaisseau Roger MAURS observateur et chef de bord ainsi que le premier maître pilote René BRIZOU, bien que blessés, parviennent à quitter l'épave et sont secourus par une embarcation de pêcheurs, mais les deux autres passagers, l'aspirant observateur Daniel NORMAND et le quartier maître radio volant Georges CODENT, prisonniers de la cabine, périssent noyés.

À la suite de l'attaque du RICHELIEU et pour prévenir le renouvellement de telles actions, une surveillance aérienne des abords de Dakar est organisée.

Le 14 Juillet, le Loire n°22, avec l'enseigne de vaisseau de 1ère classe observateur Roger MAURS comme chef de bord et le maître Albert ROGER comme pilote, est envoyé à Conakry d'où, tous les deux jours, ils effectuent une mission de reconnaissance sur Freetown, en Sierra Leone.

Après un dernier vol sur les îles de Los, l'hydravion rentre à Dakar le 28.

Le 01 Août, l'escadrille ESCADRILLE D'AVIATION 8S3 change d'appellation et devient la 18S mais pour peu de temps car elle est dissoute le 12 Septembre.

Ses deux Loire 130 et leurs équipages sont versés à l'escadrille E4 au sein de laquelle ils constituent une section de surveillance autonome SS-4E.

Les deux hydravions prennent les codes /4E.5 pour le n°22 et /4E.6 pour le n°24.

Le 14, le Loire n°22, avec l'enseigne de vaisseau de 1ère classe observateur Louis CHOLLET et le maître pilote Albert ROGER, effectue une reconnaissance du port de Bathurst en Gambie et, le 16, une mission de recherche de l'épave du cargo POITIERS qui s'est sabordé après avoir été arraisonné par des bâtiments de guerre britanniques.

Le 24 Septembre, la Royal Navy attaque Dakar (voir encadré).

À 09H50, au milieu des gerbes d'éclatements des obus de 380 mm, le lieutenant de vaisseau François MICHEL DE BOISLISLE décolle aux commandes du Loire n°24 /4E.6 pour observer et guider les tirs du cuirassé RICHELIEU.

Mais ce dernier ne peut utiliser ses pièces principales de 380 mm endommagées et l'hydravion revient à la BAN DAKAR-BEL-AIR 50 minutes plus tard.

Le 25, les deux Loire de la Section effectuent des missions de recherche de l'escadre britannique, au Nord et au sud de Dakar.

Le lendemain 26, le Loire n°22 /4E.5 décolle à 05H55 pour une mission de reconnaissance au large.

Dix minutes plus tard, il est intercepté par trois Dewoitine 501 de l'escadrille I6 de l'Armée de l'Air basée à Ouakam.

Si deux des pilotes identifient correctement l'appareil, le troisième le confond avec un Walrus britannique ! Et il ouvre le feu à bout portant.

La rafale ayant atteint le système de verrouillage de l'aile gauche, cette dernière se replie et le malheureux hydravion part brutalement en vrille.

La violence de la manœuvre involontaire est telle que le pilote du Loire, le maître Albert ROGER, est éjecté de son habitacle et son parachute, commandé par le câble d'ouverture automatique, se déploie normalement.

Les trois autres membres de l'équipage, l'enseigne de vaisseau de 1ère classe observateur Louis CHOLLET, le quartier maître radio volant Louis LE DORRÉ et le quartier-maître mécanicien volant Fernand NODIN, n'ont pas cette chance et, prisonniers dans la cabine du Loire, ils disparaissent avec elle lors de l'écrasement en mer de l'appareil.

La descente en parachute d'Albert ROGER a été vue par l'équipage du Loire 4HS.2 du croiseur GEORGES LEYGUES piloté par le lieutenant de vaisseau Jacques HARDY.

Il amerrit immédiatement et récupère le pilote, très choqué par son aventure, mais indemne.

Après ce drame, la section de surveillance est réduite à un appareil en ligne.

Afin de rétablir l'effectif autorisé, il est décidé de faire revenir à Dakar et transférer à la SS les deux Loire du croiseur GLOIRE en grandes réparations à Casablanca.

Les deux appareils, les n°76 et 80, accompagnés de leurs équipage également mutés, sont embarqués sur le cargo CHENONCEAUX qui appareille le 20 Octobre du Maroc et arrive à Dakar le 26.

Versés à la section dès leur débarquement, ils prennent les codes 4E5 et 4E7.

En Décembre, une nouvelle tragédie frappe la section.

Le 11, le lieutenant de vaisseau François MICHEL DE BOISLISLE, accompagné du maître radio volant Yvon LINGLARD (ou) LINGLART, décolle pour un vol d'entraînement à bord du Loire 130 « colonial » n°24 /4E.6.

Des témoins présents sur le môle qui protège la BAN voient l'hydravion effectuer un virage à très basse altitude au cours duquel une aile touche la surface de la mer.

L'appareil capote immédiatement, mais surnage, inversé.

Les secours s'organisent mais il est trop tard et ce sont deux cadavres que les sauveteurs parviennent à extraire du fuselage du Loire.

Le 15 Décembre, l'infortuné François MICHEL DE BOISLISLE est remplacé temporairement à la tête de la Section par l'enseigne de vaisseau de 1ère classe Ronald MIDOUX qui vient de débarquer de l'aviso colonial D'ENTRECASTEAUX.

L'arrivée, le 23 Janvier du Loire 130 n°36, convoyé de Karouba à Casablanca et transporté par cargo jusqu'à Dakar, permet de rétablir la dotation à trois appareils.

Mais, la menace d'une nouvelle tentative de débarquement britannique s'étant estompée, les activités de la section sont réduites et seuls quelques vols d'entraînement sont effectués au cours du premier trimestre 1941.

À la fin du mois de Février, le lieutenant de vaisseau Pierre HACARD, ex-commandant de l'hydravion de croisière « Latécoère 302 Mouneyrès », est nommé à la tête de la section.

Le seul événement échappant à la routine pendant cette période est la recherche menée le 29 Mars par le Loire n°76 /4E.5, d'un hydravion du GLOIRE qui, sur panne de moteur, a été contraint d'amerrir dans l'embouchure du Saloum, à environ 100 km au sud de Dakar.

Le second trimestre 1941 ne voit guère plus d'activité pour les Loire.

Au mois de Mai, le lieutenant de vaisseau Pierre HACARD est remplacé par le lieutenant de vaisseau Henri ARAGNOL et, le 09 Juin, un appareil de la section se porte au devant du paquebot mixte ÉRIDAN qui a été arraisonné par un bâtiment de guerre britannique.

Il s'agit de sa dernière action car, le 01 Juillet 1941, la section de surveillance de la E4 est dissoute.

Son équipage et ses appareils sont transférés au bâtiment de ligne RICHELIEU (voir page 145) où ils vont constituer le service « aviation » du bord.

Pour sa participation aux combats contre la Royal Navy, la section de surveillance de la E4 sera citée à l'ordre de l'Armée de mer (Ordre 1110 E.M.I.P. du 14/10/1940 du commandant de la Marine en AOF, voir Annexe I).

Les appareils suivants ont été en service à la 8S-3/18S/SS-4E :
• N°22Cl /8S3.2 puis /18S.2 puis /4E.5,
• N°23Cl /8S3.3,
• N°24Cl /8S3.1 puis /18S.1 puis /4E.6,
• N°36 /4E.6,
• N°76 /4E.5,
• N°80 /4E.7.


(N°327)

Extraits de l'agenda de l'année 1944

Auteur Roland SEVENOU le 1944

Mars 1944


Faisons route dessus.

21h45 Ouvrons le feu. Coups au but sur un destroyer allemand qui explose.

22h05 Coup au but sur 2ème destroyer. Marchons à 39 nœuds. Nous tirons de toutes nos pièces.

22h15 Un destroyer flambe.

22h16 Faisons route à 33 nœuds sur le convoi. Lançons torpille. Bateau marchand de 8 000 tonnes à peu près coulé. Nous tirons avec les 40 sur un petit bateau. Résultat définitif : 2 bateaux marchands, 2 destroyers allemands, 1 vedette lance torpille coulés.

Lorsque nous sommes arrivés sur le convoi, après avoir ouvert le feu, les deux destroyers ennemis ont voulu s'enfuir. Nous les avons pris en chasse et c'est sur un champ de mines que le combat a commencé. Les allemands ont ouvert le feu mais rien ne nous a touché. Après avoir exterminé le convoi, nous faisons route vers notre base à une vitesse moyenne de 30 nœuds.

Le combat a eu lieu dans le 44°22N et 014°20E.

Samedi 18 Mars (St Alexandre)


37°25 de lat 020°52 de long

Le matin préparatifs pour partir. Appareillage retardé : nous avons fait un trou dans la coque à l'avant. L'avarie est vite réparée.

Appareillage. Nous faisons un raid devant la ville grecque d'Arcadia. Nous tombons sur un convoi de 5 bateaux nous en coulons 4 et le 5ème probablement. Nous passons à 20 mètres d'un bateau à essence qui nous explose au nez. Pendant une petite minute on se tire dessus à bout portant. Nous sommes touchés à trois endroits : aux poulaines équipage, dans un radeau sous la passerelle et à la pièce II plusieurs trous causés par des éclats (porte des fourriers, croisillons cheminée etc...)

Nous avons 1 blessé grave. Une fois le combat terminé nous partons à 36–37 nœuds direction Malte.

Arrivons à Malte vers 15H00. En mettant notre vedette à l'eau, elle reste suspendue par l'avant, tandis que l'arrière tombe à l'eau. Nous accostons LE FANTASQUE qui lui a deux blessés graves. Il est moins touché que nous ;

L'après midi : repos. Permissionnaires par bâbord. Rentrée à 23 heures.

Gardons une veille(153) Quart de 02 à 04 RAS

Vendredi 16 Juin 1944


Arrivons vers 11h à Manfredonia. Vers 14 ou 15h appareillage. Nous allons faire un raid dans le golfe de Quaméro à côté de Fiume.

Poste de combat réel à minuit 45. Cinq bateaux en vue. Nous faisons 3 ou 4 passes et coulons 2 vedettes et 2 cargos. Le 5ème s'est tiré !

Retour du combat à 34 nœuds. J'ai pris des photos.

Nous étions avec LE FANTASQUE. Les vedettes et les cargos nous ont tiré dessus avec des mitrailleuses et des canons d'assez beau calibre. Le combat a duré environ 30 minutes et s'est déroulé à la position suivante : 44°50N et 014°08E.

Nous n'avons aucun blessé et aucune éraflure. Le combat s'appelle le combat de l'Arsa, car il s'est passé à côté du canal de l'Arsa dans le golfe de Quaméro. Le 1er coup de canon fut tiré à 23h GMT.

Samedi 17 Jjuin 1944


Arrivons à Tarente vers 20H00 ; faisons le mazout et restons à quai.

Dimanche 13 Août 1944


Branle-bas à 5h00. Appareillage à 6h00. Nous allons en rade.

Appareillage avec LE MALIN et LE FANTASQUE à 11h30. Nous rencontrons le GEORGES LEYGUES, le Mont….. 3 cuirassés américains : TEXAS, NEVADA, PHILADELPHIE.

Vitesse minimum 10 nœuds. Nous sommes tous escortés avec 6 destroyers. Route à l'Ouest. Mer bonne.

C'est le grand coup qui se prépare.

Lundi 14 Août 1944


Le matin nous rencontrons une autre force alliée. Nous dépassons un grand convoi. Le temps est calme. Nous marchons doucement. Dans l'autre escadre se trouvent l'ÉMILE BERTIN et le DUGUAY-TROUIN.

L'après midi, nous passons au large de la Sardaigne.

Le soir nous passons devant la Corse. Vers 20H00 nous mettons au poste de combat puis au poste d'alerte.

Jeudi 17 Août 1944


Nous faisons route sur la Corse. Nous escortons le TEXAS jusqu'à l'intérieur du Cap de Bonifacio, puis nous le laissons partir seul. Nous faisons demi-tour et nous allons mouiller dans le port de Propriano. Nous sommes une dizaine de bateaux français et américains. Nous restons sous les feux. Le port de Propriano est très petit, il se trouve un peu au nord de Sartène.

Vendredi 18 Août 1944


Cette nuit, nous appareillons à 1h30 avec le FATQ pour chasser les sous-marins ennemis signalés devant la baie.

Lundi 25 Décembre 1944


Le matin, préparatifs d'appareillage.

Appareillage à 13 heures. Exercices de tir et évolution.

En nous ralliant, LE MALIN nous rentre dedans. 8 morts à bord du LE TERRIBLE. Nous n'avons pas coulé grâce aux cloisonnements étanches. Une chaudière a explosé. Parmi les 8 se trouvent 5 permissionnaires du LE FANTASQUE et 3 de chez nous : DESIVART, DEVRAIN, ROUSSELET.

Nous rentrons à Naples à très petite vitesse : 5 nœuds. Tout le pont du milieu est arraché, plus de cheminée, la pièce 3 est déplacée, le poste arrière n'existe plus, la coque est crevée.

25 Décembre 1944 jour triste mais jour de fête


Le matin branle-bas à 08H00. Nous trouvons toutes les chaussures blanchies à la chaux ainsi que tables et glaces.

Vers 09 heures, messe à bord par un aumônier français, dans le poste 3 ; j'y vais ainsi que plusieurs camarades.

À 10 heures nous allumons car nous devons appareiller pour Toulon.

À midi, les permissionnaires rentrent de terre et nous mangeons. Quelques-uns sont encore gais et légèrement émus par la boisson.

À 13 heures appareillage avec LE MALIN. Nous faisons exercice de DCA et d'évolution à 25 noeuds.

À 05h35 exactement LE MALIN nous aborde à la hauteur des 40 bâbord. Les munitions explosent enlevant les 40 et un cône de torpille. LE MALIN pénètre plus profondément déchirant la coque bâbord, une chaudière arrière explose arrachant le pont milieu et la cheminée.

Par l'explosion, l'avant du LE MALIN se casse et s'engloutit dans l'eau emportant avec lui une centaine de marins et communiquant le feu dans l'intérieur du bateau.

Quand le choc a eu lieu j'étais dans le poste 4 en train de manger. LE TERRIBLE a pris une gîte formidable le renversant presque. Nous sommes montés rapidement sur le pont malgré la grande difficulté que nous avions eu à sortir du poste 4 à cause de la porte qui s'était fermée.

En arrivant sur le pont nous avons préparé les radeaux car le bateau gardait une forte gîte et donnait l'impression qu'il allait sombrer. Le temps est assez houleux et le vent fort de l'ouest.

Nous sommes tous sur bâbord pour aider un peu à rétablir la gîte. Tout à bord est dans un grand désordre du à la déflagration.

Le vent souffle de tribord et quelques embruns embarquent par le pont milieu.

L'équipe de sécurité et l'infirmier recherchent les blessés qui après déblaiement sont au nombre de 5 et 9 morts dont 5 subsistants du LE FANTASQUE qui devaient aller en permission en arrivant à Toulon.

Nous arrivons à rétablir l'équilibre et nous pouvons retourner dans les postes.

LE MALIN a réussi à éteindre l'incendie de son avant ?

Nous regagnons Naples à une petite vitesse de 4 nœuds ce qui est un maximum car il n'y a presque plus d'eau pour la chaudière. LE MALIN est resté derrière nous et rejoins également le même port. Le résultat du choc sera sans doute effrayant.

Mardi 26 Décembre 1944


Arrivons à Naples vers 08 heures. Aussitôt nous faisons l'appel : il en manque 8. Les corps sont mis en bière et expédiés au cimetière. LE MALIN doit arriver cette nuit. Nous déblayons le pont milieu. Les américains nous aident ainsi que des soldats français du Maroc. 2 blessés de chez nous vont à l'hôpital (TINET et BRULE).

Le soir j'écris à la maison à Louis et Guieu.

Mercredi 27 Décembre 1944


Je suis de garde pour la surveillance des corps, je pars à 08 heures. À 15 heures, cérémonie au cimetière. LE MALIN n'a aucun rescapé : il totalise 62 morts. Ce qui fait 70 en tout et 6 blessés.

Je reviens du cimetière vers 17 heures. Nous avons changé de quart et nous devons aller demain au bassin.

Jeudi 28 Décembre 1944


Ce matin débarquement du reste des munitions. Vers midi le GEORGES LEYGUES et la JEANNE D'ARC arrivent. L'amiral RONARC'H vient à bord et nous fait un petit discours disant que :

« Nous serions rapidement réparés et que nous effacerons cette page de deuil sur le livre de gloire de la division. »

Vers 17 heures nous entrons en cale sèche.

Le soir RAS