LA SIBYLLE - sous-marin - Classe «DIANE»
Chantier : Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime (Le Trait, France)
28 janvier 1932 (Lancement)
22 décembre 1934 (Mise en service)
 08 novembre 1942
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Marins à bord... (46)

Date inconnue

DAVID G. -  GAILLARD A. -  HEDREUL J. -  ROBIC S. -  SOUDÉE R. -  TERRIER R. -  VIGOUROUX J.

Embarquement pour l'année 1938

Juillet : BLAISON L.
Octobre : LADONNE E.

Embarquement pour l'année 1940

Novembre : JOUISON P.

Embarquement pour l'année 1942

DUBUISSON M. -  KRAUT H. -  VERQUIN -  WERQUIN P.
Novembre : BALDINI A. -  BOURGEOIS M. -  BURGRAFF L. -  CADIEU P. -  CARRE J. -  COATLOSQUET G. -  COLLIN E. -  COPIN H. -  DELAHAYE R. -  DELEURME H. -  DUBUISSON M. -  DUCHATEAU F. -  ESCARRA L. -  FEVRIER G. -  FICET A. -  FORTUNE F. -  GOURIOU J. -  HANSMANN R. -  HULIN R. -  JEUNESSE R. -  JEZEQUEL J. -  JOLY A. -  KRAUT H. -  LADUNE J. -  LAVENU R. -  LE CAER Y. -  LE FICHOUX F. -  LE GENDRE A. -  LE MEROUR J. -  LEBON E. -  LECLAND R. -  LORCA P. -  MACAREZ F. -  MARCHAND R. -  MARCHAND R. -  MARIO R. -  METREAU G. -  MOUSSION A. -  PADE A. -  RIGAUD D. -  SCHNEIDER R. -  SOUDEE R. -  WERQUIN P.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Débarquement Allié à Casablanca

Il y a 2 documents dans la bibliothèque.

« En souvenir du sous-marin Méduse - Souvenirs personnels » par Jean DISCHAMPS
« En souvenir du sous-marin Méduse - Souvenirs personnels »
« La fin de La Cancalaise » par Jean BRIDELANCE
« La fin de La Cancalaise »
       


Journal de bord...

Dates Evénements
     Numéro de coque : 8
Numéro de coque : 7
Numéro de coque : 64
Numéro de coque : 164
Numéro de coque : 161
17/01/1930Contingent 1929 mis en chantier
10/01/1931Mis sur cale
25/03/1933Entrée en armement pour essais
15/06     Présentation en recettes
01/08/1934Entrée en armement définitif
01/09     Clôture d'armement
22/12     Armateur : Marine nationale (FRANCE)
20/07/193804/03/1940BLAISON Louis (Commandant)
01/09/1939Fait partie de la 16ème DSM de la Premar I basée à Cherbourg
30/04/1940Effectue une patrouille à l'entrée du Skagerrak
1942KRAUT Henri (Commandant)
08/11     11/11/1942TORCH (Débarquement Allié à Casablanca)



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
Carnet de bord de LA SIBYLLE (Pierre JOUISON)
© 2006-2018 ALAMER
Carnet de bord de LA SIBYLLE (M. Pierre JOUISON)



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 571 tW 651 tonnes en surface 809 tonnes en plongée
 Dimensions : Longueur : 64,40 m Largeur : 6,20 m Tirant d’eau : 4,30 m
 Propulsion : 2 moteurs diesel Normand-Vickers - 2 moteurs électriques
 Puissance : 1 400 cv (diesel) 1 000 cv (électriques)
 Vitesse (en noeud) : 13,7 nd en surface 9,2 nd en plongée
 Combustible : 65 tonnes de carburant
 Autonomie (en jour) : 2 000 nautiques à 10 nd en surface - 85 nautiques à 5 nd en plongée
 Effectif : 41 officiers et hommes


Armement(s)...

Artillerie principale
    1 canon de 75 mm et 150 coups
Artillerie antiaérienne
    1 mitrailleuse de 13,2 mm
Tube lance-torpilles
    6 TLT de 550 mm et 2 TLT de 400 mm

(N°18143)

Comment Robert DELAHAYE a échappé à la disparition de LA SIBYLLE

Auteur Mme Elisabeth DELAHAYE (Fille de Robert DELAHAYE) le 02 novembre 2013

02 octobre 1933 : Mon père a 12ans.

Il quitte ses parents pour Laval pour entrer en apprentissage chez un pâtissier.

A 16 ans, il part pour Rouen. Il y restera jusqu'à l'été 1939.

C'est la mobilisation, il y a une baisse de l'activité.. Il change pour une autre pâtisserie.

Mineur il doit obtenir l'autorisation de son père pour s'engager. Il lui demande par courrier. Celui ci lui refuse, car il a vécu la première guerre mondiale et ne souhaite pas que son fils s'engage.

Il part pour Laval décidé à le convaincre ... en vain. Grâce au syndicat des pâtissiers implanté à Angers, il trouve une place à Poitiers, en octobre 1939. Son patron est mobilisé à la caserne des Dunes. Il est alors responsable de la production jusqu'à mai/juin 1940 ; Cela coïncide avec l'arrivée des allemands à Poitiers.

C'est à ce moment là que papa prend des cours du soir de comptabilité et de sténodactylo.

Papa ne sait plus comment ... il rencontre le conservateur de la Bib estudiantine de Poitiers qui reçoit des jeunes à son domicile le soir pour échanger sur la politique et la philosophie... Comme papa souhaite s'engager, il lui propose, dans la perspective de son passage de la ligne de démarcation, de modifier sa carte d'identité en le rajeunissant de 3 ans. Désormais il est né en 1924 et non en 21, ceci afin d'éviter qu'à l'occasion d'un contrôle il soit pris et envoyé en Allemagne pour le STO.

Le 17 ou le 18 février 1941, il emprunte un vélo à un copain et franchit la ligne de démarcation à Bonnes (86). Il descend jusqu'à Toulon. Il s'engage en mars 1941 ; Il s'embarque pour l'Algérie. Il arrive à Bône (aujourd'hui Anaba) puis prend le train jusqu'à Casablanca. Il est apprenti marin, reçoit une formation en électricité et en organisation militaire. Il y reste plusieurs mois.

Puis de Casablanca fait route à bord d'un sous marin.

Il fait route jusqu'à Dakar. Il embarque sur LA SIBYLLE en décembre 41 ou janvier 1942. Plus tard, le sous marin est mis en veille. On procède à un approvisionnement obligatoire en vivres et en électricité.

A bord le Capitaine Henri KRAUT qui commande le sous marin demande à un mécano d'aller remettre un pli à l'Amirauté. Le marin ne connaît pas le coin contrairement à papa qui propose de s'en charger. Il est 19H55 quand il y arrive. Or, à 20H00 précises il y a toujours une cérémonie des couleurs à l'Amirauté. A ce moment là, tous les soldats doivent ne plus bouger et se mettre au garde à vous. Plus question de partir. On chante le premier couplet de la Marseillaise ... puis les rangs sont rompus.

Papa regagne à la hâte la zone d'embarquement. Mais il est trop tard. Le sous marin est parti ... sans lui ... Ils avaient reçu l'ordre de partir ... 41 hommes sont morts noyés au large de Casablanca.

Considéré comme déserteur, papa passe en conseil de guerre. Pouvant faire la preuve de sa loyauté et sa fidélité, grâce aux témoignages des officiers auprès desquels il s'était rendu pour s'embarquer. Il est disculpé et libéré.

Il se porte alors volontaire pour le premier bataillon marin en Tunisie. Il s'agit d'un régiment de la marine à terre dans le cadre de la coopération avec l'armée anglaise et la colonne Leclerc.

Quand les allemands signent l'armistice en mai 1942 et que l'Africa Korps est battue, ROMMEL rentre en France.

Les marins sont installés pendant quinze jours dans des villas réquisitionnés à Tunis au quartier de la Goulette. Ils sont servis par les soldats allemands de l'Afrika Korps qui sont leurs prisonniers.

Il s'embarque ensuite sur l'HMS MOY et rejoint Alexandrie. On demande des volontaires pour rejoindre un escadron français qui avait été fidèle à Vichy et qui venait de rejoindre les FORCES FRANÇAISES LIBRES. Ce qui fut fait malgré toutes les réticences ... mais c'était les ordres... On leur avait dit qu'il fallait faire l’effort de comprendre ces soldats.

Il fallait des quartiers-maîtres et un quartier-maître électricien. On a dit à papa, qui est quartier-maitre électricien, qu'il va être embarqué sur un croiseur, mais au dernier moment, un officier lui demande de revenir sur un sous marin compte tenu de son expérience ... mais finalement on le laisse sur le croiseur...

Il part dans l'océan indien accoste à Mombasa au Kenya. C'était une période difficile car ils étaient toujours en alerte à cause de la présence importante des japonnais.

Ils font route vers le Cap pour faire barrage, pour empêcher les allemands de franchir la ligne pour les mers du sud.

On est en 1943, il passe de l'hémisphère nord, au sud puis au nord de nouveau. Entre Dakar et Conakry, c'était alors plus tranquille.

A Dakar, on leur dit qu'il y a un grand rassemblement et qu'ils doivent se mettre en tenue... Le général de Gaulle est là. Il fait un discours au cours duquel il leur dit qu'il faut se préparer pour le dernier coup.

Son croiseur repart en méditerranée pour Alger. C'est alors qu'au changement de quart, il apprend que Débarquement de Normandie du 6 juin a eu lieu en Normandie. Départ pour la Tunisie et là il quitte le croiseur pour un bateau chargé de transporter ds munitions.

Le 15 aout c'est le Le débarquement de Provence. Il se dirige vers Toulon libéré. Il quitte le bateau et quelques jours à la base des sous-marin de Toulon, il est appelé sur un ancien navire américain (Sous marin chasseur 693) qui deviendra le CHASSEUR 107 après que les américains l'ait cédé aux français. C'est sur ce navire qu'il rencontre son ami Georges LE TULIER qui est mécano, papa est responsable des quartiers-maîtres chefs.