SIROCO - torpilleur - Classe «BOURRASQUE»
Chantier : Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët (Grand Quevilly, France)
03 octobre 1925 (Lancement)
05 février 1928 (Mise en service)
 31 mai 1940
courriel Contacter l'association au sujet de cette unité...


Marins à bord... (57)

Date inconnue

BRIAND Y.

Embarquement pour l'année 1926

Avril : POHER -  POHER A.
Juillet : POHER

Embarquement pour l'année 1928

Avril : MAQUET

Embarquement pour l'année 1929

JUBELIN A.

Embarquement pour l'année 1930

Avril : DE LESTRANGE

Embarquement pour l'année 1932

Avril : QUEDREC

Embarquement pour l'année 1934

Août : LE CALVEZ A.

Embarquement pour l'année 1936

Juin : BUGARD
Août : MERVEILLEUX DU VIGNAUX

Embarquement pour l'année 1937

ROUX A.

Embarquement pour l'année 1938

Juillet : LAGARCHE
Août : LAPÉBIE J.
Octobre : ROGEL J.

Embarquement pour l'année 1939

CACHEUX -  DE LASSUS -  LE CLEUZIAT -  LEPORCQ E. -  MOREL A. -  RIOCHE -  SEVELLEC
Janvier : PESTEL G.
Mars : GOULVEN A.
Août : LE GOUIL S.
Septembre : DELATTRE J.

Embarquement pour l'année 1940

BOCHER O. -  GAESSLER M. -  KULLING C. -  LABBÉ F. -  LE PAPE -  LEFEVRE -  VERFAILLIE H.
Mai : ANDRE J. -  AUMONT R. -  BARRY F. -  BERTHELOT G. -  BERTHOME D. -  BILLANT F. -  BOSSEUR J. -  BOULIC P. -  BOUTONNET L. -  BROUDIN J. -  CASTEL J. -  CORNILY F. -  COUSSIN R. -  DANIEL J. -  DE TOULOUSE LAUTREC-MONTFA G. -  DEBOUZY A. -  DEJEAN A. -  DERVOUT C. -  DETOURNAY R. -  DIVERCHY H. -  DROFF A. -  EBERT D. -  FLOCH B. -  FORGEARD P. -  HAMON A. -  HEURTIN F. -  HUEBER M. -  JAUNET M. -  KERVRAN J. -  KERZERHO F. -  L'HOSTIS F. -  LE BLAVEC P. -  LE BORGNE J. -  LE BRAS A. -  LE BRIS J. -  LE GALL J. -  LE MARTRET P. -  LE PAGE J. -  LE ROHELLEC P. -  LE TOURNEUR J. -  LEBRUN P. -  LEROY A. -  MOLINIER M. -  OLIVEREAU B. -  PENNEC J. -  PIERRE P. -  POULEN L. -  QUÉAU H. -  RABOUESNEL G. -  RANVIAL J. -  ROHOU H. -  ROUSSEL F. -  ROYER L. -  RUELLO L. -  SALLOU A. -  THEPAUT F.
Juin : ANCEL R.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Évacuation de la poche de Dunkerque

Groupement auquel cette unité a été intégrée...

6ÈME DIVISION DE TORPILLEURS (ou) 6ÈME DT

Journal de bord...

Dates Evénements
     Numéro de coque : T62
07/03/1924Mis sur cale
01/04/1926POHER Adolphe (Commandant)
21/07     POHER (Commandant)
01/07/1927Clôture d'Armement
05/02/1928Armateur : Marine nationale (FRANCE)
02/04     MAQUET (Commandant)
01/04/1930DE LESTRANGE (Commandant)
06/06/1931Abordage par le SIMOUN, réparé à Alger
01/04/1932QUEDREC (Commandant)
14/08/19341936LE CALVEZ Arsène (Commandant)
01/08/193831/05/1940Intégré au groupement : 6ÈME DIVISION DE TORPILLEURS (ou) 6ÈME DT
14/08/1936MERVEILLEUX DU VIGNAUX (Commandant)
31/08/193806/05/1940LAPÉBIE Jacques (Commandant)
20/11/1939Opérant dans l'Atlantique, il est engagé contre l'U49 qu'il endommage sévèrement
04/05/1940DE TOULOUSE LAUTREC-MONTFA Guillaume (Commandant)
20/05     03/06/1940DYNAMO (Évacuation de la poche de Dunkerque)
31/05     Torpillé près de West Hinder par les deux schnellboote S23 & S26, immobilisé il est achevé par des Ju-88



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER
SIROCO : récit des journées du 20 & 21 mai par Olivier BOCHER


Citations...

Citation à l'ordre de l'Armée de Mer - SIROCO - 02 décembre 1939

« Sous le commandement du capitaine de corvette Jacques LAPÉBIE, escorteur d’un convoi, le SIROCO a attaqué et détruit un sous-marin ennemi le 15 novembre 1939.
Sous le commandement du capitaine de corvette Jacques LAPÉBIE, escorteur d’un convoi, le SIROCO a attaqué de nuit au canon puis à la grenade et détruit un sous-marin ennemi le 20 novembre 1939. »


Citation à l'ordre de l'Armée de Mer - SIROCO - 15 janvier 1940

« Sous le commandement du capitaine de corvette Jacques LAPÉBIE, escorteur d’un convoi, le SIROCO a attaqué avec succès un sous-marin ennemi le 16 décembre 1939. »


Citation à l'ordre de l'Armée de Mer - SIROCO - 24 mai 1949

« Sous le commandement du capitaine de corvette Guillaume DE TOULOUSE LAUTREC-MONTFA a vaillamment pris part aux opérations en mer du Nord lors de l’invasion allemande en Belgique et en Hollande. »


Caractéristique(s)...

 Déplacement : 1 319 tW - 1 457 tonnes normal - 1 727 tonnes à pleine charge
 Dimensions : longueur 9,88m, largeur 105,77m, tirant d'eau 3,80m et 4,30m en pleine charge
 Propulsion : 2 turbines à engrenages Parsons - 3 chaudières à petits tubes - 2 hélices - 100 tonnes de carburant + 260 tonnes de surcharge
 Puissance : 31 000 CV
 Cheminée (nombre) : 3
 Vitesse (en noeud) : 33 nœuds
 Autonomie (en jour) : 2 300 nautiques à 14 nœuds
 Effectif : 1 officier supérieur, 6 officiers subalternes, 1 premier-maître mécanicien, 6 maîtres, 17 seconds-maîtres, 111 quartiers-maîtres et matelots (effectif de paix). Porté à 9 officiers et 153 hommes (guerre)


Armement(s)...

Artillerie principale
    4 canons de 130mm/40 Mod 19 avec 440 obus
Artillerie antiaérienne
    1 canon de 75 mm/50 AA Mod 22 avec 180 obus explosifs et 120 obus éclairants - remplacement du canon de 75 par 2 canons de 37mm/60 AA (2 canons simples) en 1931
Tube lance-torpilles
    6 TLT de 550mm (2 affûts triples) avec 6 torpilles Mod 1929 D Après 1940 : suppression d'un affût triple TLT
Grenadeur et mortier
    2 grenadeurs à chaîne Galle avec 20 grenades de 250kg
Projecteur
    2 projecteurs de 75cm et 2 projecteurs de signalisation de 30cm
Embarcation
    1 vedette à moteur Baudoin de 7m, 1 canot à moteur Baudoin de 7m, 1 youyou à moteur Baudoin de 5m, 1 baleinière de 7m, 1 canot Berthon en toile de 3,60m, 1 plate de 3m
Divers
    2 torpilles remorquées Ginocchio (supprimées en avril 1933) 1938-1939 : coloration des gerbes de l'artillerie principale

(N°1675)

NIGER - Récit par les membres de l'équipage

Auteur État major 1ère Région Maritime (compte-rendu) le 24 février 2007

On verra que ce pétrolier eut une fin digne de celle des torpilleurs qu'il escortait.

Le 20 mai au soir, entre deux alertes aériennes nous appareillons de Dunkerque. Nous restons un bon moment stoppés devant le sas, pendant que la DCA de Dunkerque tire sur les bombardiers ennemis.

Puis après avoir débarqué le pilote, nous prenons le chenal de sortie. Devant nous, la silhouette confuse de deux torpilleurs de 1 500 tonnes qui lentement, nous dépassent. Derrière, mieux éclairés par la lune, l'étrave, la passerelle et le tripode d'un autre torpilleur tour à tour se précisent, puis fonce dans la nuit.

Le ciel est clair et comme le dit un camarade prés de nous, c'est un beau temps pour les bombardiers ennemis. Au reste, du gaillard d'avant où nous sommes de veille, on les entend très bien sans toutefois les discerner, le ronflement saccadé de leur moteur nous est désormais familier.

La mer est belle, à peine hachée par une petite brise de NE qui vient des bancs.

Tout à coup, en entend se rapprocher le bruit des moteurs, mon camarade me pousse du coude et me montre le torpilleur, de tribord avant qui augmente de vitesse et vient sur la droite, car son sillage gonfle et s'agrandit. Au même moment l'alerte est donnée mais tous nos camarades sont déjà à leur poste de combat. Une première bombe tombe sur notre avant à tribord elle fait une courbe blanche et qui dure.

Devant nous les torpilleurs d'escorte ont ouvert le feu et le ciel est zébré par les trajectoires des armes automatiques. Chez nous également les canons de 37 et de 25 crachent sans arrêt. J'entends le commandant donner lui-même les ordres de feu aux mitrailleuses.

De la passerelle les avions ennemis doivent être nombreux car les bombes tombent de tous les bords. Les minutes passent rapides, et cette fois encore nous comptons bien nous tirer d'affaire.

Tout à coup nous sommes tous deux jetés sur le pont. Deux fortes explosions secouent terriblement le bâtiment : des bombes sont tombées sur la cuvette arrière et le tank à pétrole flambe ; l'incendie prend tout de suite des proportions terrifiantes ; du pont milieu où descendu , je vois les camarades de l'équipe s'efforcer de pénétrer jusqu'aux soutes pour en effectuer le noyage.

L'ingénieur mécanicien s'enfonce dans la fumée et dans les flammes à plusieurs reprises, mais l'explosion a détruit les commandes à distance, et les commandes à main sont inaccessibles au milieu des flammes.

Je vois le lieutenant DYVORNE mouiller lui-même la tonne à essence tribord. L'incendie gagne encore, maintenant c'est la dunette qui flambe. Il est impossible de communiquer entre la passerelle et les machines. La voix calme du commandant passe cependant à travers tout ce fracas.

Il crie de ne pas mettre à l'eau les embarcations sans ordre le bâtiment ayant encore de l'erre en avant.

Et puis je ne sais comment cela s'est fait ; l'officier en second a pu traverser malgré les flammes et viens donner des ordre à la voix aux machines. Il commande :
« Stop »

Puis
« En arrière »

Puis
« Stop » encore.

Un grand bruit de ferraille à l'avant et l'ancre bâbord tombe et est mouillée cependant que le bâtiment abat rapidement sur tribord.

Le résultat est presque immédiat. En travers au vent l'incendie se propage moins rapidement et bien peut sans trop de danger mettre à l'eau les embarcations ou du moins ce qu'il en reste car la vedette et le canot à moteur flambent ; même les radeaux sont inaccessibles. Un enseigne organise rapidement une corvée pour jeter à l'eau des madriers qui serviront de flotteurs, Un ordre bref :
« Capelez vos ceintures »

Puis
« Tout le monde à l'eau »

Les torpilleurs d'escorte ont amené leurs baleinières et recueillent les hommes qui sont à l'eau.

L'attaque aérienne continue cependant à la bombe et à la mitrailleuse. Sur la passerelle j'aperçois le commandant, l'officier en second et un autre officier qui resteront à bord longtemps encore pour faire des rondes dans la bâtiment et dans les parties non incendiées. Il est une heure du matin quand je les perds de vue. Nous sommes inquiets sur le sort qui les attend car nous savons qu'il ne reste plus un seul radeau à bord et nous pensons que l'incendie qui continue fera bientôt exploser le bateau.

J'ai été recueilli par SIROCO et une heure plus tard, j'ai eu la joie de revenir vers notre pétrolier en flamme. On est passé lentement à contre bord et par un fanal discret on a signalé au commandant et à ses officiers restés à bord :
« ORDRE DU CAPITAINE DE VAISSEAU CHEF DE DIVISION ÉVACUEZ »

Puis une baleinière du SIROCO a été mise à l'eau. Un officier est descendu le long de la coque et le commandant a quitté son bord le dernier alors que la passerelle flambait déjà.