DUPLEIX - croiseur - Classe «SUFFREN»
Chantier : Arsenal de Brest (France)
09 octobre 1930 (Lancement)
15 novembre 1932 (Mise en service)
 27 novembre 1942
courriel Contacter l'association au sujet de cette unité...


Marins à bord...

Date inconnue

GAUTERON J. -  LE BRAS J.

Embarquement pour l'année 1933

Avril : DOBÉ E.

Embarquement pour l'année 1937

LE SAOÛT A.
Août : GAUTERON G.
Septembre : COLLINET L.

Embarquement pour l'année 1938

Avril : BOUCHEUR
Juillet : DANIELO R.
Septembre : GARRE
Octobre : BLOT G.

Embarquement pour l'année 1939

Mars : BOCHÉ J.
Avril : BOQUÉHO V.
Mai : CALVÈS

Embarquement pour l'année 1940

Janvier : GAUTERON G.

Embarquement pour l'année 1941

CABRAS R.

Embarquement pour l'année 1942

FLOREZAK -  MACE -  MASSON -  QUILLET
Avril : LE PORS E.
Novembre : BORDENAVE R. -  DUMAS R.

Opération(s) en relation avec cette unité...

Bombardement de Gênes    -   Sabordage de la flotte à Toulon

Il y a 1 document dans la bibliothèque.

« Voici comment j'ai vécu le sabordage de la Flotte à Toulon » par Julien PRIN
« Voici comment j'ai vécu le sabordage de la Flotte à Toulon »
         


Groupement auquel cette unité a été intégrée...

1ÈRE DIVISION LÉGÈRE

Journal de bord...

Dates Evénements
14/11/1929Mis sur cale
01/10/1931Essais
07/07/1932Affecté à Toulon
Intégré au groupement : 1ÈRE DIVISION LÉGÈRE
15/11     Armateur : Marine nationale (FRANCE)
1937Refonte totale
01/09     1939COLLINET Louis (Commandant)
14/10/1939Fait partie, avec l'ALGÉRIE, de la FORCE X créée à Dakar
25/10     Prend part à la capture du cargo allemand SANTA FÉ
23/04/1940Effectue une sortie d'entraînement vers les Salins
14/06     Sous le commandement du CV Hameury, tire sur les usines, les chantiers Ansaldo et les batteries côtières de Gênes et de Sestri Ponente en Italie
VADO (Bombardement de Gênes)
27/11/1942SABORDAGE DE LA FLOTTE A TOULON (Sabordage de la flotte à Toulon) (Sabordé darse Missiessy à Toulon après sabotage de la coque, des machines et de l’artillerie)
Jugé irrécupérable par les Allemands qui le font renflouer pour libérer le quai
16/04/1943Renfloué par la société italienne Santa Maria de Gênes
11/01/1944Accosté à l’appontement 4 est Milhaud
Les Allemands entreprennent la récupération d’une bonne partie des équipements, des machines et des chaudières, peu endommagés
11/03/1944Sévèrement endommagé lors du bombardement par les Alliés, se maintient à flot.
15/03     Coule
1951Achèvement de la démolition sous-marine



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
Sabordage de la flotte à Toulon : DUPLEIX (Jean-Claude HÉLOU (René HÉLOU) - (Confié à ALAMER)) - 27/11/1942
© 2006-2018 ALAMER
Sabordage de la flotte à Toulon : DUPLEIX (Jean-Claude HÉLOU (René HÉLOU) - (Confié à ALAMER)) - 27/11/1942
© 2006-2018 ALAMER
Sabordage de la flotte à Toulon : DUPLEIX (Jean-Claude HÉLOU (René HÉLOU) - (Confié à ALAMER)) - 27/11/1942
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 13/11/1939 au 20/01/1940, DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON) - 13/11/1939
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 14/10/1939 au 12/11/1939, DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 19/02/1940 au 22/04/1940, DUPLEIX et KERSAINT- Collection M. Bernard GAUTERON - 19/02/1940
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 15/02/1940 au 18/02/1940, DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 01/09/1939 au 26/09/1939, DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON) - 01/09/1939
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 23/01/1940 au 14/02/1940, DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, journal de bord du 26/09/1939 au 13/10/1939, DUPLEIX- Collection M. Bernard GAUTERON - 26/09/1939
© 2006-2018 ALAMER
DUPLEIX (Gaston GAUTERON) (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
DUPLEIX (Gaston GAUTERON) (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
DUPLEIX (Gaston GAUTERON) (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON, DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
Gaston GAUTERON sur DUPLEIX (M. Bernard GAUTERON)
© 2006-2018 ALAMER
Marcel KLEIN et DUPLEIX (Eric LE PARC)
© 2006-2018 ALAMER
Raymond LELIÈVRE, DUPLEIX dégagé du poste de bande à l'arrivée du CANADA à Toulon (Serge LELIÈVRE) - 26/11/1940



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 9 938 tW 11 290 tonnes (normal) 12 780 tonnes (pleine charge)
 Dimensions : Longueur : 194,00 m Largeur : 19,30 m Tirant d’eau : 7,20 m
 Propulsion : Trois turbines à engrenages Rateau-Bretagne - 9 chaudières Guyot-du Temple - 3 hélices
 Puissance : 90 000 cv
 Vitesse (en noeud) : 32 nd
 Combustible : 1 800 tonnes de carburant
 Autonomie (en jour) : 5 000 nautiques à 15 nd
 Effectif : 605 officiers et matelots (paix) ou 752 (guerre)


Armement(s)...

Blindage
    ceinture 50 à 60 mm, ponts 25 mm, tourelles et château 25 mm.
Artillerie principale
    8 canons de 203 mm/50 Mod 24 (4 tourelles doubles)
Artillerie antiaérienne
    8 canons de 90 mm/50 AA Mod 26 (4 tourelles doubles) 8 canons de 37 mm AA (4 canons jumelés) 12 mitrailleuses de 13,2 mm AA (3 batteries quadruples)
Aviation embarquée
    2 hydravions GL 812 de l'escadrille de surveillance HS 5

(N°2615)

Le 27 Novembre 1942 : Sabordage de la flotte à Toulon

Résumé...


Après les noires journées de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940), Toulon devient la seule vraie base navale digne d'accueillir la flotte française : 90 navires y sont au mouillage en Novembre 1942 ce qui représente plus de la moitié des unités navales dont la partie la plus moderne.

Le JEAN BART (à Casablanca) et le RICHELIEU (à Alexandrie) sont les deux fleurons manquants à l'appel.

Composition de la flotte...


La flotte se divise en 3 groupes.

La flotte de Haute Mer sous les ordres de l'amiral DE LABORDE dont le pavillon est sur le STRASBOURG :
STRASBOURG
ALGÉRIE
COLBERT
DUPLEIX
MARSEILLAISE
JEAN DE VIENNE
• 10 contre-torpilleurs et 3 torpilleurs

Les bâtiments armés sous les ordres du préfet maritime vice-amiral MARQUIS :
PROVENCE
COMMANDANT TESTE
• 6 torpilleurs
• 3 sous-marins

Les bâtiments en gardiennage :
DUNKERQUE
FOCH
LA GALISSONNIÈRE
• 8 contre-torpilleurs
• 6 torpilleurs
• 10 sous-marins

Calendrier...


Le débarquement allié en Afrique du Nord le 08 Novembre 1942 va fournir à HITLER le prétexte qui lui faisait défaut pour envahir la zone libre et le 11 Novembre 1942 il déclenche l'opération ATTILA, franchissant la ligne de démarcation.

Malgré la menace sous-jacente qui pèse sur la flotte de Toulon, le gouvernement de Vichy se fie aux promesses du Führer qui s'est engagé à laisser la base navale sous autorité française.

Un récent télégramme d'HITLER lui-même avait stipulé que la rade ne serait pas occupée.

Il semblerait que les autorités françaises d'alors aient oublié le peu de crédit que l'on pouvait accorder au déclarations du chef du Reich.

12 Novembre


L'amiral François DARLAN appelle la flotte à se joindre aux alliés pour combattre HITLER.

Hélas, les commandants avaient tous du prêter serment au gouvernement de Vichy : appareiller aurait donc été interprété comme une haute trahison.

De plus, dès le déclenchement de l'opération ATTILA, la Luftwaffe avait réuni les moyens nécessaires pour s'opposer efficacement à toute tentative de sortie de la Flotte française.

Une opération aussi hasardeuse aurait coûté très cher sur le plan humain et beaucoup d'unités n'auraient pas été rapidement opérationnelles, à condition d'avoir pu rallier un port allié.

L'offensive allemande s'arrête aux portes de Toulon où les troupes françaises ont pris position pour défendre la flotte.

19 Novembre


LAVAL ordonne au troupes de se retirer du camp retranché.

Les allemands réitèrent leurs promesses de 1940 :

« On ne touche pas à la flotte » mais en préparent la capture par surprise au travers l'opération ANTON-LILA.

4 groupes de combat se préparent dans ce but :
• Groupe de combat A : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, capturer la péninsule sud de Toulon, la ville de La Seyne-sur-Mer, la forteresse Napoléon et Six-Fours, ainsi que la péninsule de Saint-Mandrier qui contrôle l'accès au port
• Groupe de combat B : Ce groupe doit avancer depuis l'Ouest, le long de la Nationale 8 pour atteindre le coeur de Toulon, occuper l'arsenal et capturer la flotte
• Groupe de combat C : Ce groupe doit avancer derrière le groupe B pour couvrir ses arrières et ses flancs. Il doit également capturer la forteresse du Mont Faron et Grand Saint-Antoine ainsi que les bâtiments militaires à Saint-Anne
• Groupe de combat D : Ce groupe arrive de l'Est, le long de la Nationale 97 après avoir passé Toulon au Nord. Il doit capturer la station radio du Mourillon, le fort Lamalgue (siège du Haut Commandement) et le bassin du Mourillon

En complément de ces groupes, des éléments SS avancent derrière le groupe A pour occuper Sanary, pendant que plus à l'ouest des éléments de la 335ème Division d'Infanterie (environ un bataillon) doivent sécuriser la côte.

Pour finir, la Luftwaffe utilisera des Heinkel 111 pour miner les chenaux du port, attaquer et couler tout navire français tentant de sortir.

Des Junker 88 et des Heinkel 115 sont également prêts à intervenir pour intercepter tout navire appareillant.

27 Novembre


04H25 Les chars allemands sont à la porte de l'arsenal.

L'amiral MARQUIS est fait prisonnier au fort Lamalgue.

04H30 l'amiral DE LABORDE est prévenu. Il refuse de croire au manquement de parole des allemands mais fait réveiller les équipages, allumer les chaudières (4 à 5 heures avant de pouvoir appareiller) et prend les dispositions en vue du sabordage

05H25 Les panzer allemands forcent la porte de l'arsenal. Le STRASBOURG lance par radio l'ordre de sabordage :
« Ici FHM. Sabordez la flotte... Sabordez la flotte... »

L'ordre est répété par signaux optiques.

Des porteurs emmènent également le message aux navires.

« Exécutez immédiatement le sabordage de votre bâtiment. Amiral DE LABORDE, commandant en chef les forces de haute mer »

Pendant ce temps, les Panzer se perdent dans les dédales de l'arsenal et arrivent trop tard pour empêcher le sabordage.

Un violent accrochage a lieu sur le STRASBOURG : un obus de 75 millimètres fait un mort et cinq blessés en tombant sur la tourelle 3. Le commandant en second ordonne de riposter au fusil mitrailleur et à la mitrailleuse. Des allemands sont fauchés mais DE LABORDE fait cesser le tir.

En quelques minutes les destructions très importantes sur de nombreux navires :
• Le STRASBOURG coule droit sur 14 mètres de fond
• L'ALGÉRIE va brûler pendant 2 jours
• La MARSEILLAISE coule avec 30° gîte
• Le DUPLEIX est incendié à 0625 quand les allemands montent à bord. Les soutes à munitions explosent à 08H30, les torpilles à 1100
• Les torpilleurs et contre-torpilleurs (Quai Noël) sont coulés quand les allemands arrivent.
• Le mât du CASSARD arbore le pavillon « Ordres amiral exécutés »
• En ce qui concerne les bâtiments en gardiennage ou réparation, le sabordage est difficile à effectuer cause des équipages réduits
• Le DUNKERQUE est détruit in extrémis
• 4 contre torpilleurs (dans les grands bassins Vauban) et 2 torpilleurs sont capturés presque intacts (PANTHÈRE et TIGRE aux appontements de Milhaud)
• Toutes les installations de la Marine nationale (batteries côtières et front de mer) sont détruites mais, bravant les ordres de sabordage car n'appartenant pas aux Forces de Haute Mer, 5 sous-marins (CASABIANCA, MARSOUIN, LE GLORIEUX, IRIS et VÉNUS) appareillent du Mourillon : le VÉNUS se sabordera en grande rade alors que les autres, en parvenant à éviter à la fois les mines et les bombardements allemands, parviendront à prendre le large. Le CASABIANCA et le MARSOUIN rejoindront Alger, LE GLORIEUX ira à Oran alors que l'IRIS se réfugiera à Barcelone

Conclusion...


La défaite stratégique est indéniable pour les allemands : ils n'ont pu mettre la mains sur la flotte française qui est détruite à 90% dont la totalité des Forces de Haute Mer.

Le sabordage montre à CHURCHILL que la parole donnée par François DARLAN en Juin 1940 n'était pas vaine.

Quant au gouvernement de Vichy, il vient de perdre son meilleur atout vis-à-vis de l'opinion française