PARIS - cuirassé - Classe «COURBET»
Chantier : Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne-sur-Mer, France)
28 septembre 1912 (Lancement)
01 août 1914 (Mise en service)
 21 décembre 1955
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Marins à bord...

Date inconnue

AURAY H. -  BOURCEY J. -  BRUNE R. -  GRILLET G. -  PONTOISEAU E.

Embarquement pour l'année 1916

Novembre : SIMON P.

Embarquement pour l'année 1918

REBUFFEL G.
Mars : SIMON P.

Embarquement pour l'année 1926

Septembre : DROGOU F.

Embarquement pour l'année 1930

Janvier : CELERIER A.

Embarquement pour l'année 1931

Janvier : BELLOIR G.
Octobre : GOULEY F.

Embarquement pour l'année 1932

Septembre : COLIN E.

Embarquement pour l'année 1933

LE SAOÛT M.
Février : DUMAS M.
Mai : BIGOT A. -  BOUTELIER A.

Embarquement pour l'année 1934

MORVAN J.
Juillet : THOMAS M.
Septembre : BROUSSIGNAC J.
Octobre : DAVID G.

Embarquement pour l'année 1935

Mars : BOYER J.
Mai : BOUR R.

Embarquement pour l'année 1936

Juin : GÉHIN P.
Juillet : POURQUIER C.

Embarquement pour l'année 1937

BIROT R. -  ROYER DE VÉRICOURT B.
Janvier : GAUTERON G.
Avril : CHARDONNET R. -  HAMM J. -  LEBEC A. -  TIRILLY E.
Juillet : FRAGE L.
Août : DE BOYSSON J.
Novembre : VINAT P.

Embarquement pour l'année 1938

Mars : CHAUVIN C.
Mai : MARTEL J.
Juillet : PHILIPPE M.
Août : CHATEAU M.
Octobre : FOURER L.
Novembre : BEAUVY F.

Embarquement pour l'année 1939

BRACHET M. -  MAUCORT J.
Mars : ENAUD J.
Mai : LATREILLE G.
Juin : CHEVAL M.
Juillet : LIOT R. -  QUESTEL A.
Septembre : BACHELIER L. -  EVEILLARD J. -  RUBAUD L.
Décembre : BROUDIN L. -  GORIN M. -  KEREMPICHON P.

Embarquement pour l'année 1940

TABAILLOU J.
Février : RIVIÈRE J.
Avril : LOZACHMEUR D.
Juin : BEYOU Y. -  CASTEL E. -  DU BOISBAUDRY G. -  FALHUN F. -  GUERMEUR J. -  VALENTIN G.

Embarquement pour l'année 1949

Juin : BRAYER G.

Groupements auxquels cette unité a été intégrée...

FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL   -   ESCADRE D'INSTRUCTION

Journal de bord...

Dates Evénements
10/11/1911Mis sur cale
01/08/1914Armateur : Marine nationale (FRANCE)
01/10/1938Intégré au groupement : ESCADRE D'INSTRUCTION
09/1939Sert de navire d'entraînement, avec le COURBET au sein de la 3ème Division de Brest
06/1940Se réfugie à Plymouth (Grande Bretagne)
07/07     Saisi par les Britanniques à Plymouth - Sert de caserne à la Royal Navy
18/06     01/08/1943Intégré au groupement : FORCES NAVALES FRANÇAISES LIBRES (ou) FNFL
08/1945Restitué à la France - Utilisé comme ponton



Photographies, numérisations, etc.

© 2006-2018 ALAMER
« MTB devant la base sous-marine de Laninon - à gauche la V-130 Derrière le DUQUESNE et le PARIS Brest (prière de ne pas faire publier cette photo avant un an) » (En réalité, la base sous-marine de Brest n'est pas située à Laninon, mais un peu plus loin vers l'ouest, aux Quatre Pompes) (Henry ANSOT Henry ANSOT) - 15/11/1945
© 2006-2018 ALAMER
« Bloc passerelle du PARIS » (Henry ANSOT) - 15/11/1945
© 2006-2018 ALAMER
© 2006-2018 ALAMER
François BEAUVY, PARIS : carte postale d´un apprenti cannonier à sa mère (Mme Catherine LE GLATIN-BEAUVY) - 02/10/1931
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François BEAUVY, PARIS en cale sèche à Oran (Mme Catherine LE GLATIN-BEAUVY)
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François BEAUVY : PARIS, photographie prise à quai (Mme Catherine LE GLATIN-BEAUVY)
© 2006-2018 ALAMER © 2006-2018 ALAMER



Caractéristique(s)...

 Déplacement : 22 189 tonnes 26 000 tonnes (pleine charge)
 Dimensions : Longueur : 168,00 m Largeur : 27,90 m Tirant d’eau : 9,00 m
 Propulsion : 4 turbines Parsons - 24 chaudières Niclausse - 4 hélices
 Puissance : 28 000 cv
 Vitesse (en noeud) : 20 nd
 Combustible : 2 706 tonnes de charbon et 310 tonnes de fuel
 Autonomie (en jour) : 8 400 milles à 10 nd – 2 600 milles à 18,5 nd
 Effectif : 1 108 officiers et hommes


Armement(s)...

Blindage
    ceinture 270 à 180 mm, pont principal 70 mm, pont inférieur 50 mm, pont sur l'avznt 30 mm, barbettes 270mm, tourelles 320 mm, casemates 180 mm, tour de commandement 300 mm
Artillerie principale
    12 canons de 305 mm/45 Mod 10 (6 tourelles doubles) avec 1 200 obus 22 canons de 138,6 mm/55 Mod 10 (22 tourelles simples) avec 6 050 obus
Artillerie antiaérienne
    8 canons de 75 mm AA 4 canons de 47 mm
Tube lance-torpilles
    4 TLT de 450 mm sous la flottaison avec 12 torpilles

(N°18144)

« La guerre du mousse Yves BEYOU débute le 19 juin 40 à Plymouth »

Auteur Ouest France le 18 décembre 2013

Rencontre

À 14 ans et demi, le 13 octobre 1938, Yves BEYOU, jeune Lesnevien entrait à l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE. Un diplôme de comptabilité et sténo dactylo en poche, il y poursuit des études classiques et reçoit les rudiments de la formation militaire et marine. Au début des vacances, en juillet 1939, la guerre et la mobilisation générale menacent. Les autorités militaires recommandent aux pupilles de rester chez eux à la rentrée d'octobre 1939.

Le jeune Yves BEYOU, se met en quête d'emploi. Ce sera à la laiterie de Ploudaniel. Mais la tâche qui lui est confiée ne lui plaît guère. Lors d'une livraison de lait à Brest, il rencontre le maître commis de l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE à qui il demande s'ils seront réintégrés. Oui, lui est-il répondu. Sans plus attendre, Yves BEYOU donne sa démission à la laiterie et retourne à l'ÉTABLISSEMENT DES PUPILLES DE LA MARINE. Quinze jours plus tard, il est admis à ÉCOLE DES MOUSSES. Nous sommes en octobre 1939.

1er contrat à 16 ans

Depuis le 2 septembre, la guerre est déclarée. Les nouvelles ne sont pas bonnes. On annonce la progression rapide des Allemands vers la Bretagne. « Des avions allemands survolent parfois Brest » se souvient Yves. Le 5 mars 1940, le jour de ses 16 ans, le mousse signe son premier contrat d'engagement pour cinq ans.

Le 18 juin, après des soins dentaires à l'hôpital maritime, il prend quelques affaires et embarque sur le vieux cuirassé PARIS en compagnie de 1 600 mousses et cadres de l'ÉCOLE DES MOUSSES et des 1 200 hommes d'équipage du bateau. Le bateau appareille à 17 h 30. Le lendemain, le PARIS arrive à Plymouth sous les acclamations de la population massés sur le Hoe, le promontoire qui surplombe la baie. Quelques jours après, les marins mettent le cap sur Liverpool et se retrouvent sur le champ de courses d'AINTREE PARK, avec 12 000 marins rescapés de Dunkerque. Leur capitaine de compagnie, dit Tonton Louis, leur apprend qu'ils seront formés à la reconnaissance aérienne. Le groupe repart vers Plymouth pour mettre le cap sur Casablanca où il arrive le 7 juillet. En route, le 2 juillet, l'équipage apprend la tragédie de La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940).

Deux débarquements

On retrouve ensuite Yves BEYOU sur le MONTCALM, le 15 juillet 1941, après une période de formation qui l'a conduit à Toulon. En janvier 1943, il part vers les Etats-Unis pour la modernisation du bateau. De retour sur les côtes d'Afrique, le bateau exerce une mission de surveillance avant de participer au Débarquement de Normandie. Le MONTCALM, avec ses nouveaux canons, détruit la batterie allemande de Longues-sur-mer. Le bateau part dans la foulée en Méditerranée, pour le débarquement en Provence.

Le 10 novembre 1944, Yves BEYOU est de retour à Lesneven. Après quatre ans et demi d'absence.


(N°10775)

La fin du CHACAL

Auteur Marcel BRACHET – Gardien de la paix – Calais (Service Historique de la Marine) le 24 mai 1940

J'avais 19 ans en 1939, j'habitais Sangatte.

Devançant l'appel, je me suis engagé dans la Marine en qualité de chauffeur.

Après avoir fait mes classes à bord du cuirassé PARIS, j'ai été envoyé sur le MONTCALM, puis en janvier 1940 sur le contre-torpilleur CHACAL, à bord duquel je me trouvais en mai 1940.

Le vendredi 24 mai, vers quatre heures du matin, nous nous trouvions dans la Manche, près de Boulogne, exactement par le travers d'Alprech.

À 5 heures j'étais remonté de mon quart et me reposais dans le poste d'équipage où mon hamac se trouvait à bâbord.

Vers 9 heures une escadrille de sept bombardiers, des Stukas, est venue nous survoler.

J'ai, ainsi que mes camarades qui dormaient comme moi, été réveillé par les tirs de la DCA du bord. Les mitrailleuses faisaient rage.

Une des bombes lancées par les assaillants est tombée à l'avant, traversant le poste de part en part et coupant le raban de l'un de nos camarades qui couchait à tribord.

Elle ne fit cependant pas de dégâts sérieux.

Bien entendu nous avons aussitôt été débout.

A ce moment on sonnait « Aux postes de combat ».

Nous n'avons pas eu le temps matériel de nous y rendre. Au moment où avec quelques camarades je me précipitais par les coursives pour atteindre le poste qui m'était assigné on sonnait « Aux postes d'évacuation ».

Je m'y suis porté rapidement, je voulais m'évacuer par tribord.

A ce moment une bombe est tombée dans l'eau non loin de moi à environ deux mètres à tribord. J'ai hâtivement rebroussé chemin et suis parti à bâbord.

Là, j'ai trouvé des camarades qui s'occupaient à mettre à l'eau l'une des baleinières du bord. Saisissant l'un des cordages activant la poulie à triple cordage du système de descente de la baleinière, je me suis laissé glisser dans l'eau.

Naturellement je portais, ainsi qu'il était prescrit dans un cas semblable, une ceinture de sauvetage, aussi suis-je rapidement revenu à la surface. Un camarade, Franck, un parisien dont je n'ai pas oublié le nom, m'a aussitôt rattrapé, et m'a aidé à me hisser dans la baleinière.

Le capitaine d'armes, un maître principal a pris la direction de l'embarcation, il m'a donné l'ordre de prendre des avirons et d'aider à écarter la baleinière du CHACAL. Le navire avait l'avant tourné du coté d'Étaples et nous nous trouvions à sa gauche c'est-à-dire à bâbord.

Pendant ce temps les batteries allemandes, d'ailleurs de petit calibre, qui étaient déjà installées le long de la côte, d'Alprech à la Pointe-aux-oies, tiraient sur nous.

La baleinière contenait une vingtaine d'hommes, c'était le grand maximum qu'elle pouvait embarquer sans risquer de couler.

Nous remorquions en outre un radeau auquel s'accrochaient une douzaine de nos camarades dont un blessé.

Nous nous sommes donc éloignés de notre contre-torpilleur et de la terre pour éviter d'être fait prisonniers.

Partis au large, c'est deux heures environ plus tard que nous avons été repêchés et recueillis par le MESSIDOR, chalutier dragueur de mines, qui, après de nombreuses manœuvres pour se soustraire au tir des pièces allemandes mit le cap sur Le Havre où nous sommes arrivés le lendemain seulement après au moins douze heures de mer. Nous y sommes restés peu de temps et sommes partis pour Cherbourg où, après une pause assez courte nous avons rallié Brest.

Là on nous a donné quinze jours de permission à aller passer à Camaret, dans le voisinage. Au bout de dix jours l'avance allemande laissait craindre l'arrivée de l'ennemi, on nous a embarqué sur un cargo qui nous a amené en Angleterre. Nous avons débarqué à Plymouth, où après être demeuré là 3 jours, un paquebot nous a évacué sur Liverpool. Peu après, nous sommes revenus à Plymouth, par chemin de fer, cette fois, et de là, par convoi sommes partis pour Casablanca.

J'y ai été embarqué sur un dragueur de mines ; le MARIE MAD, chalutier, chargé de la surveillance de la côte Marocaine.