Sabordage de la flotte à Toulon vécu de Saint-Mandrier Groupe école Océan

Auteur Ernest ROLLAN le 06 mai 2007 Souvenirs probablement succincts de l'apprenti gabier Ernest ROLLAN embarqué sur JEAN BART pour y faire son cours. Nous sommes réveillés en fanfare au milieu de la nuit par les avions allemands qui bombardent les sous-marins qui ont forcé le barrage d'Estacade. Ceux-ci ont obligé les marins chargés de l'ouvrage qui barrait l'entrée du Port à l'ouvrir. Au loin dans le port de Toulon vers Milhaud de violentes et nombreuses explosions rapprochées sont signalées par des lueurs intenses. Ces explosions sont dues au sabordage de la flotte ordonné par l'amiral Jean de LABORDE. Mis à part le sabordage d'une annexe de JEAN BART rien ne se passe sur JEAN BART. Nous sommes inquiets sans doute mais pas paniqués. Vers 05H00 du matin environ les Allemands se présentent à la coupée de JEAN BART et mettent le site sous surveillance. Nous apprenons qu'ils avaient voulus s'emparer des canons du Cap Cepet mais que lorsqu'ils sont arrivés les canonniers les avaient mis hors d'usage. Quelques navires réussirent à s'enfuir, sous marins en priorité mais deux d'entre eux furent coulés par des mines lâchées par avion. Quant à nous, nous fûmes renvoyés dans nos foyers quelques jours plus tard, simple rémission... La plupart d'entre nous furent invitée à visiter l'Allemagne au titre du _GLOSS_STO_ et nous avons été classés comme prisonniers en Allemagne.