La Campagne du BISON

Auteur Jean Mauclère (Extrait du livre, page 195) le 16 mai 2013 Mais c'est dans les fonds que se joue, depuis la chute de la bombe, l'acte le plus dramatique de la tragédie du BISON. Descendons près des hommes du service machines, qui depuis la première minute de la catastrophe luttent héroïquement contre le feu. Dirigés par l'ingénieur mécanicien F. JUSOT, tout le personnel de quart a procédé, aussitôt la bombe tombée, au stoppage et à l'isolement des appareils. Ces opérations ont été conduites avec le plus grand sang-froid par un personnel d'élite. Rappelons au moins la belle action du second maître chauffeur LE GARDIEN, chef de quart à la chaufferie avant. Il prit toutes les dispositions voulues pour mettre bas les feux et vider la chaudière 1, afin d'éviter qu'elle ne sautât ; cela avant d'évacuer le compartiment, déjà envahi par l'eau. Sa décision rapide a permis au personnel de quart d'évacuer le compartiment sans avoir subi de brûlures mortelles. Il faut rappeler la belle conduite, auprès de lui, des quartiers-maîtres HUNTZINGER, RACINE et François THOMAS, qui exécutèrent avec rapidité et précision les manœuvres prescrites : brûlés au visage et aux mains, ils n'en effectuèrent pas moins l'isolement ordonné par LE GARDIEN. Le travail terminé, ces trois braves quittèrent la chaufferie envahie par la mer...