La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940)

Auteur Jean BRESSOLES le 08 novembre 2007 • Le 28 Juin 1940, le commandement britannique envisage une expédition militaire en Afrique du nord (opération Susan) qui va être abandonnée faute des moyens considérables à mettre en oeuvre, sans certitude de succès, et de plus, sans le consentement de Darlan et Pétain. • En remplacement c'est l'option de l'opération La bataille de Mers el-Kébir (03/07/1940) qui sera choisie dans les conditions que l'on connaît, avec pour assaut principal, et unique, Mers-el-kébir, où sont concentrés les bâtiments de la 2ème ème escadre pour lesquels les cuirassés STRASBOURG et DUNKERQUE, les deux fleurons modernes de la marine française, font l'obsession des britanniques. • C'est aussi à partir du 28 juin que l'Amiral Marcel GENSOUL ne tirera aucune conséquence de la visite de l'Amiral North et d'officiers britanniques qui ne se priveront pas de prendre des notes sur la hauteur de la jetée, sur la position des bâtiments français dans le port, etc. même les reconnaissances aériennes britanniques qui se multiplient au dessus de la baie d'Oran n'attireront pas son attention. • La première escadre basée à Oran, (Amiral Jarry) à quelques 6 kilomètres à l'ouest du port de Mers-el-Kébir est composée de 5 torpilleurs (Bordelais, La Poursuivante, Trombe, Tramontane et Tornade, ces deux derniers sous toutes réserves) deux avisos, Le Rigault de Genouilly et La Curieuse, plus quatre sous-marins (Diane, Eurydice, Danaé, Ariane) Cette escadre, de moindre importance aux yeux des britanniques et sans intérêt stratégique, ne sera pas menacée directement. Néanmoins, les sous marins qui vont sortir du port pour se porter sans succès au devant de la flotte anglaise, seront rapidement pris à partie par l'aviation qui les obligera à plonger. Les torpilleurs feront eux même une sortie, moins pour tenter une attaque infructueuse à la torpille que pour se porter surtout en protection du Strasbourg dans son échappée de Mer-el-Kébir. Ces bâtiments (à l'exception du Rigault de Genouilly qui, avarié par deux bombes, tentera de rejoindre Alger où il sera coulé au large par le HMS Pandora) rallieront Toulon sans encombre. Il est signalé que La Poursuivante, Bordelais et Trombe sont effectivement sortis du port d'Oran pour porter assistance au Strasbourg. • Autre présence connue dans le port d'Oran au trois juillet, ce sont le paquebot Mariette Pacha, le navire hôpital Sphinx, les cargos Ipanéma (transformé en ravitailleur de sous-marins) le Commandant Dorise, le torpilleur Le Corsaire, désarmé. (Celui-ci a rejoint Oran, inachevé aux chantiers de la Seyne, sans artillerie. Il sera plus tard rebaptisé Le Siroco) le croiseur auxiliaire Colombie, le pétrolier de la SFTP Dauphiné. Devant ce dernier, amarré à l'avant port, un avion anglais va larguer à 17h56 deux mines pour bloquer l'entrée de la passe. A bord du pétrolier, chargé de 13000 tonnes d'essence, l'équipage cède en partie à la panique. Une des deux mines magnétiques explosera le 9 juillet au moment où une embarcation tentera de la remorquer. Sous la violence de la déflagration, le cargo Chelma, mouillé à 250 mètres de là, verra ses ponts se déformer. • Certaines autres sources font état d'une liste de bâtiments présents dans le port d'Oran même, à la date du 1erer juillet, sans certitude de leur présence le 3 juillet. Nous les citerons à titre purement informel, sans préjuger de la valeur historique de ces informations. Les autres navires, hormis ceux qui viennent d'être cités sont donc : a) les torpilleurs Typhon, Brestois, Boulonnais, b) l'aviso La Grandière, c) les patrouilleurs L'Ajaccienne, La Toulonnaise, La Sétoise, La Bônoise, d) les sous marins La Psyché, Oréade, Méduse, Amphitrite, e) les dragueurs Angèle et Raymond.