Vous trouverez ici un recueil de gloses...




AEF Afrique Équatoriale Française
L'AEF comprend quatre pays :
  • le Tchad,
  • l'Oubangui-Chari, actuellement République Centrafricaine,
  • le moyen Congo, devenu République du Congo, puis Kinshasa,
  • le Gabon.
Depuis 1910 la capitale de l'ensemble de ces pays est Brazzaville, fondée par SAVORGNAN DE BRAZZA. Dès août 1940 la fédération est ralliée, grâce à Félix ÉBOUÉ, aux forces françaises libres. A Brazzaville, le général de Gaulle, le 27 octobre 1940, lance le manifeste annonçant la création du conseil de défense, composé, entre-autres, du général CATROUX, de l'amiral MUSELIER, du général LARMINAT & du gouverneur ÉBOUÉ. Le 30 janvier 1944, le général de Gaulle ouvre la conférence qui sera le prélude de l'étape vers l’Union Française.

AMBC Armement Militaire des Bâtiments de Commerce
Des dizaines de navires ont été réquisitionnés par la _GLOSSE_DTM_. Ces bâtiments furent armés d'une ou deux pièces d'artillerie (souvent des 90 millimètres modèle 1892 - année de fabrication) et de mitrailleuses anti-aériennes par l'_UNITE_1829_AMBC_. Leurs coques furent parfois démagnétisées pour faire face au danger des mines allemandes. Des cargos, des paquebots, des malles seront ainsi rassemblés à CHERBOURG, BREST, au HAVRE. On se retrouvait donc avec un équipage de la marine marchande pour faire fonctionner le bâtiment et un équipage de la marine nationale pour assurer la défense anti-aérienne et surface du même bâtiment.

AOF Afrique occidentale française
L'Afrique occidentale française (AOF) était une fédération de huit territoires français en Afrique : la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan français (devenu Mali), la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Haute-Volta (devenue Burkina Faso) et le Dahomey (devenu Bénin).

ASDIC Allied Submarine Detection Investigation Committee
Voir _GLOSSE_SONAR_

BST Brevet Supérieur Technique
Le brevet supérieur technique (BST) sanctionne la valeur professionnelle acquise par les officiers mariniers tant par la formation reçue dans les écoles que par la pratique de la spécialité au cours de leur carrière dans la marine. Ce degré de qualification peut être obtenu sur titre ou au choix et permet au personnel qui en est titulaire d'accéder à l'échelle de solde n° 4, de se porter candidat pour une admission dans un corps d'officiers mariniers de maistrance (COMM), et de conditionner pour l'attribution du diplôme de qualification supérieure (DQS).

CALIBRE Le calibre d'une munition
Le calibre d’une munition se définit par un diamètre exprimé en millimètresm, normes françaises, ou en centièmes et millièmes de pouce (un inch : 25,4 millimètres) dans le système anglo-saxon. La munition se compose d’une cartouche ou étui renfermant un composé de poudre qui va produire à son allumage une énergie qui va permettre l’expulsion de la balle ou de l’obus, qui éjecté de son guide, le canon, va être propulsée à des distances variables en fonction de la puissance de l’arme. Par convention, seul le diamètre est pris en compte, mais il est apprécié dans la norme française par le diamètre du projectile, dans la norme anglo-saxonne par le diamètre du canon. Ce dernier s’effectue à l’intérieur de celui-ci, mesuré entre les rayures.
Une arme donnée est dite chambrée lorsqu’elle correspond à la longueur de sa cartouche, de son canon. Par conséquent deux canons de même diamètre ne pourront pas tirer des calibres identiques si la charge propulsive est différente (risque d’éclatement du canon). Dans l’architecture navale, les gros calibres sont directement liés à la masse des canons, des tourelles, donc au déplacement du navire, ce qui nécessite des superstructures appropriées donc des masses imposantes. Intervient aussi le corollaire éternel dans la course entre l’obus et la cuirasse. Cette même course qui va révolutionner la conception du simple boulet vers l’obus perforant/déflagrant dans les années 1830 que l’on doit à des inventeurs tels que PAIXHANS ou DUPUY DE LÔME. Dans les années 1940 les plus importants calibres sont attribués aux japonais qui avaient, dans un projet non abouti, équipé un super-YAMATO de 508 millimètres, le YAMATO lui-même se contentant de 460 millimètres !!! Les américains quant à eux utilisaient du 406 millimètres comme à bord du _UNITEi_IOWA_, les français du 380 millimètres comme à bord du _UNITE_238_. A titre indicatif un obus de 380 millimètres peut être expédié à près de 30km & pèse près d’une tonne.

CEAN Centre École d'Aéronautique Navale


CLPMEM Comité Local des Pêches Martitimes & des Élevages Marins


COMMUNICATIONS Les communications dans la Marine
Bien avant que n’apparaissent les systèmes de communications modernes radioélectriques (voir _GLOSSE_TSF_) il était important de pouvoir communiquer entre navires. Dans les marines à voiles bien des tentatives ont été expérimentées : moyens sonores (coups de fusil, coups de canons, tambours, porte-voix) ou visuels (cloches à feux).
En 1738 Mahé de la Bourdonnais invente le premier code par pavillon : dix fanions de couleur correspondant chacun à un chiffre de 0 à 9, associés à trente autres pour représenter les dizaines et les centaines. En 1778 Jean François du Cheyron du Pavillon (nom prédestiné) introduit à la fois l’utilisation de pavillons mais les associe à des coups de canons. En 1817 c’est le capitaine anglais F. Marryat qui rédige un premier répertoire, repris et amendé en 1870 par la publication à « l’international code of signals » qui ne sera suivi qu’en 1934 par l’adoption d’un nouveau code international qui spécifie définitivement les formes, les couleurs, les significations propres, ou l’association de pavillons entre eux. Suivront des variantes encore utilisées de nos jours où un pavillon correspond à une lettre de l’alphabet, avec une signification propre quand il est utilisé seul. Exemple la lettre K, pavillon de couleur jaune et bleue, qui peut s’adresser aux adhérents (ou aux futurs) d’ALAMER signifiant : « désire communiquer avec vous, ou vous invite à transmettre ». Chaque pavillon pouvant être associé à un autre pour passer un autre message. Une autre variante très utilisée par la marine américaine pendant la seconde guerre mondiale est le « sémaphore à bras » très peu efficace par temps de brouillard ou à grande distance. Muni de deux pavillons de même signalétique l’opérateur indique une lettre de l’alphabet en positionnant latéralement dans des angles différents chacun des pavillons.
Au milieu du 19ème siècle, grâce à l’apparition de l’électricité, un système révolutionnaire qui porte le nom de son inventeur, Morse, va faire son apparition. Le procédé d’impulsion électrique courte (ti) ou longue (ta) ou de silence correspond lui aussi à des repères alphabétiques, de chiffres ou de ponctuation. La variante de ce procédé trouve son application dans l’utilisation d’un fanal lumineux obéissant aux mêmes règles : c’est grâce à lui que la flotte française à Toulon, privée de réseaux téléphoniques, va pouvoir transmettre à chaque bâtiment l’ordre de sabordage. De nos jours le procédé Morse est bien entendu abandonné mais il continue d’être enseigné et il est encore utilisé par les radios amateurs.

DBLE Demi-Brigade de la Légion Étrangère


DCA Défense Contre Avions
Ensemble des moyens militaires en vue de protéger une armée d'attaques aériennes ennemies (Lutte anti-aérienne). Il s'agit essentiellement de la détection (radar, optique...) des appareils ennemis et de leur destruction par des armements spécifiques (batteries d'artillerie légère ou lourde, missile sol-air).

DCAN Direction des Constructions et Armes Navales


DINASSAUT Divisions Navales d’Assaut plus communément appelées
Les DNA, Divisions Navales d’Assaut, plus communément appelées , sont issues du concept de débarquement au plus proche des rivages, concept largement répandu pendant la seconde guerre mondiale. L’utilisation de matériel de transport naval de troupes et de matériels, nécessitant un faible tirant d’eau va s’avérer nécessaire en Indochine française (Cochinchine, Annam, Tonkin, Laos, Cambodge) dont les régions difficilement pénétrables en profondeur par voies terrestres ne pouvaient que faire place à l’utilisation des nombreuses voies fluviales. Néanmoins dès le début du 19ème siècle l’utilisation de Canonnières adaptées aux configurations spécifiques à ces régions, va préfigurer l’emploi à plus grande échelle des moyens existants utilisés pendant le deuxième conflit mondial. Pendant le conflit lui-même la Marine sera présente dans ces régions par des unités appelées communément canonnières, telles que L’ARGUS, LA VIGILANTE, LE MYTHO, LA TOURANE, le FRANCIS GARNIER, le BALNY, le DOUDART DE LAGRÉE.
Dès la fin de celui-ci, les troubles dans ces régions indochinoises vont nécessiter la création, dès 1947, d’une dizaine de ces DNA, dévolues à la Marine et réparties dans ces vastes territoires. Les matériels utilisés, blindés et puissamment armés de conception américaine généralement, seront particulièrement bien adaptés à ces missions de pénétration et de transport de troupes et de matériels. Ces bâtiments de type LCT (landing craft tank) LCI (landing craft infantry) LCVP (landing craft vehicle and personnel) ou encore LCM (landing craft mechanized) par exemple, sont répertoriés sur le site de Net Marine.

DTM Direction des Transports Militaires


EAN Établissement d'Aéronautique Navale


EFO Etablissements Français de l'Océanie


FAFL Forces Aériennes Françaises Libres
Les Forces Aériennes Françaises Libres sont l'Armée de l'Air de la France libre. Créées le 8 juillet 1940, elles commencent à exister réellement à l'été 1941 avec la constitution des premiers groupes de chasse (GC) et groupes de bombardements (GB).

FANIONS Les fanions
La plupart des unités de la Marine sont dotées de fanions qui représentent le symbole de l'unité. Ils sont homologués par le Chef d'État Major de la marine. Porté par la garde d'honneur lors de cérémonies, le fanion, sur lequel sont épinglées les distinctions octroyées à l'unité, est fixé sur une baïonnette de fusil. Les fanions d'unités dissoutes sont conservés au service historique de la Marine, pavillon de la Reine, au Château de Vincennes. Les fourragères rappellent de façon permanente les actions d'éclat des unités, elles se portent (individuellement) sur l'épaule d'uniforme. Deux citations autorisent son port au titre de la croix de guerre, quatre au titre de la médaille militaire, six au titre de la légion d'honneur. Chaque bâtiment a le droit d'arborer, suivant le niveau, la flamme rouge, jaune ou verte en lieu et place du pavillon de Beaupré et, pour les unités à terre, à la vergue du mât de pavillon. Le lien entre le fanion, la fourragère et la flamme est ainsi établi.

FFI Forces Françaises de l'Intérieur
Les Forces françaises de l'intérieur (FFI) est le nom donné en 1944 à l'ensemble des groupements militaires clandestins qui s'étaient constitués dans la France occupée (Armée secrète, Organisation de résistance de l'armée, Francs-tireurs et partisans, etc.). Les FFI, placées en mars 1944 sous le commandement du général Kœnig, jouèrent un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement de juin 1944 et dans la libération du territoire français.

FFL Forces françaises libres
Les forces armées ralliées à la France libre furent appelées Forces françaises libres (FFL).
Leur emblème était la croix de Lorraine. On distingue à l'intérieur des FFL, les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et les Forces navales françaises libres (FNFL), les Forces terrestres de la France Libre n'ayant pas d'autre appellation que FFL. L'insigne de ces forces terrestre est un glaive rouge entre deux ailes bleues et une couronne de lauriers avec en haut l'inscription France Libre. Même apres guerre, le général de Gaulle portait toujours cet insigne quand il était en uniforme.
L'un de leurs principaux succès militaires a été la bataille de Bir Hakeim, en Libye, où la 1ère Brigade française libre, sous le commandement du général Kœnig, stoppa durant 14 jours la ruée de l'Afrika Korps vers Suez, donnant ainsi le temps à la 8ème armée britannique en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El Alamein, et d'y stopper définitivement l'avance de Rommel vers le Canal.
Leur combat le moins connu est la guerre menée en Syrie et au Liban contre les forces de Vichy, en Juin et Juillet 1941.
Ces forces étaient constituées de volontaires venant de tous horizons et refusant l'armistice signée par le gouvernement de Vichy. L'anecdote suivante, racontée par Pierre Clostermann (dans Une vie pas comme les autres, éd. Flammarion (2005)) donne une idée de l'état d'esprit de l'époque: à un Commandant qui reprochait à un camarade de Clostermann d'avoir des chaussettes jaunes et un pull jaune sous son uniforme, ledit camarade répondit : Mon Commandant, je suis un civil qui vient volontairement faire la guerre que les militaires ne veulent pas faire!
Les FFL ont cessé d'exister le 01 Aout 1943 à la suite de leur fusion avec l'Armée d'Afrique commandée par Henri Giraud.

FMA Forces Maritimes d’Afrique du Nord


FNFL Forces Navales Françaises Libres
Ce ne sont qu'une poignée de marins, avec à leur tête l'amiral Muselier, qui ont répondu à l'appel du général de Gaulle. Sept mille d'entre eux armeront une dizaine d'unités de combat et deux mille autres une soixantaine de bateaux marchands. La marine de la France libre, bien que de taille modeste, s'est immédiatement révélée d'une grande efficacité. Les FNFL sont aux côtés de la Royal Navy dans les années difficiles 1941-1942, quand l'issue est incertaine, quand l'ennemi remporte des succès sur tous les fronts, que ce soit dans l'Atlantique, la Manche ou la Méditerranée. Après l'entrée en lice de l'URSS, du Japon et des Etats-Unis, les marins de la France libre sont présents sur tous les océans, sur tous les théâtres d'opérations.

FNGB Forces Navales en Grande-Bretagne


FTP Francs-Tireurs et Partisans
Les Francs tireurs et partisans également appelés Francs tireurs et partisans français (FTPF) est le nom du mouvement de résistance armée créé en France à la fin de 1941 par la direction du parti communiste français.

GASM Groupe d'Action Anti-sous-marine


H548_1 _HOMME_548_
_PAROLE_Toutes les photos furent prises dans un terrible typhon au larges des côtes de Chine, en septembre 1941. Les creux furent évalués à environ 18 mètres. Cela dura quatre jours, et la gîte du bateau a été jusqu'à 36°, très proche du chavirage. Les dégâts furent considérables : embarcations défoncées, manches à air arrachées, etc. Même les obus de 155mm se sont promenés dans la soute !_

LCM Landing Craft Mechanized
Le Landing Craft Mechanized (LCM) ou Landing Craft Mechanical est un engin de débarquement conçu pour transporter des véhicules. Ces matériels prirent de l'importance durant la seconde guerre mondiale où ils furent utilisés pour débarquer les troupes et les chars lors des assauts amphibies alliés.

MPLF Mort pour la France
La mention « Mort pour la France » confère, depuis la loi du 2 juillet 1915, « au nom de celui qui a donné sa vie pour le pays, un titre clair et impérissable à la gratitude et au respect de tous les Français. » Les personnes ayant droit à cette attribution sont énumérées dans l'article L 488 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. Il s'agit :
  • des militaires des armées de terre, de mer ou de l'air tués à l'ennemi ou morts de blessures de guerre,
  • des militaires morts de maladies contractées en service commandé en temps de guerre,
  • des militaires morts d'accidents survenus en service ou à l'occasion du service en temps de guerre,
  • des marins du commerce, victimes d'événements de guerre,
  • des médecins, ministres du culte, infirmiers des hôpitaux militaires et des formations sanitaires, ainsi que de toute personne ayant succombé à des maladies contractées au cours de soins donnés aux malades et blessés de l'armée en temps de guerre,
  • de toute personne décédée en combattant pour la libération de la France ou en accomplissant des actes de résistance,
  • de toute personne exécutée à la suite d'une condamnation résultant de mesures d'exception prises par l'autorité de fait se disant gouvernement de l'Etat français, notamment par application des actes dits lois des 24 avril 1941, 7 septembre 1941, 7 août 1942, 8 septembre 1942, 5 juin 1943 et 20 janvier 1944, en raison de leur attitude pour la cause de la libération,
  • de toute otage, tout prisonnier de guerre, toute personne requise par l'ennemi, tout déporté, exécutés par l'ennemi ou décédés en pays ennemi ou occupé par l'ennemi des suites de blessures, de mauvais traitements, de maladies contractées ou aggravées ou d'accidents du travail survenus du fait de leur captivité ou de leur déportation,
  • de toute personne décédée à la suite d'actes de violence constituant une suite directe de faits de guerre,
  • de tout militaire décédé dans les conditions visées aux 1er, 2e et 3e alinéas après avoir été incorporé de force ou après s'être engagé sous l'empire de la contrainte ou la menace de représailles dans les armées ennemies,
  • de tout réfractaire décédé des suites d'accident, de maladie ou de blessure consécutifs à sa position hors la loi et pour le service du pays,
  • de tout membre des forces armées françaises, de la gendarmerie, de la garde mobile, des compagnies républicaines de sécurité, du service d'ordre, ou des éléments, engagés ou requis, tombé en service commandé à l'occasion des mesures de maintien de l'ordre sur les territoires de l'ancienne Union française situés hors de la métropole et dans les Etats anciennement protégés par la France.
La décision d'attribution est instruite par la direction des statuts, des pensions et le la réinsertion sociale (DSPRS), qui fait partie des services centraux du ministère de la Défense. Outre les dossiers consécutifs aux décès récents (pensionnés de guerre ou militaires victimes d'opérations menées sous mandat international ou en vertu d'accords de défense), les services sont parfois saisis de demandes de réexamen d'une décision négative antérieure.

OM Officiers Mariniers
Officier marinier est l'appellation des sous-officiers dans la marine de guerre. Il existe cinq grades d'officier marinier dans la Marine nationale :
  • second maître,
  • maître,
  • premier maître,
  • maître principal,
  • major.


OMS Officiers Mariniers Supérieurs
Officier marinier supérieurs est l'appellation des trois derniers grades des sous-officiers dans la marine de guerre :
  • premier maître,
  • maître principal,
  • major.


PAVILLIONS Les pavillons dans la Marine nationale
Le Pavillon « Marine »
Le pavillon de la Marine nationale diffère du drapeau national, d'abord par son appellation, mais aussi par ses dimensions et sa couleur. Les largeurs des bandes tricolores sont identiques sur le drapeau national. Sur le pavillon de la Marine elles sont dans un rapport de 30/33/37 pour chacune de ses bandes. La bande bleue la moins large est placée près de la hampe, elle est considérée à divers titres comme la plus importante des trois couleurs. D'abord parce qu'en absence de vent c'est elle qui se distingue en premier, les couleurs blanches et rouges qui se mélangent dans les plis sont moins repérables visuellement entre elles. Mais aussi et surtout parce que la couleur bleue est la plus ancienne et la plus représentative de la nation. Elle est adoptée depuis le 12ème siècle successivement par la monarchie, L'État, les gouvernements et depuis toujours adoptée par la nation, et même jusqu'à son prolongement dans les milieux sportifs français de nos jours. La Marine quant à elle a conservé sa couleur bleue « azur » spécifique très dense qui, du temps de la monarchie, était incrustée de fleur de lys, donc du temps aussi de la « Royale ».
Le pavillon, dont la dimension est variable suivant la taille du navire, est porté au mouillage ou en mer à la hampe de poupe du bâtiment. Il fait référence à sa nationalité et à l'autorité militaire représentative du pays. Un second pavillon plus spécifique, de plus faibles dimensions, est porté au mouillage à la hampe de proue des navires. C'est le cas du pavillon des _GLOSSE_FNFL_.
La flamme honorifique
Elle est portée au mouillage par le bâtiment décoré des titres ci-dessous, dont la couleur verte, jaune, rouge, voire bleu ciel est fonction des périodes d'opérations (1914-1918, 1939-1945) et des degrés de récompense. Elle comporte en son centre l'emblème des croix de guerre. Elles sont hissées au mât principal et chaque couleur correspond au titre de la croix de guerre (verte) de la médaille militaire (jaune), de la légion d'honneur (rouge)
La flamme de guerre
Elle est hissée au plus haut du mât principal. Elle indique que le bâtiment, suivant la tradition, a effectué des missions opérationnelles d'une durée au moins égale à cinq mois. Tout mois supplémentaire autorisant un mètre de plus à la longueur de la flamme qui porte les couleurs nationales. Le _UNITE_34_ à titre d'exemple, qui a rejoint Dakar en 1940 et qui n'est revenu à Toulon, son port base, qu'en 1944 a présenté sa flamme longue de soixante mètres.
Les marques de préséance
Elles sont hissées en tête de mât pendant la présence à bord d'une personnalité politique, d'un officier général, ou d'un commandant de division navale, chacun ayant sa marque au trois couleurs avec des signes distinctifs caractérisant la fonction (étoiles, ancres croisées, sabres, etc.)

POULAINE WC
Nom donné au WC sur les bâtiments de la Marine nationale.

RAM Réserve de l'Armée de Mer
Au sein d'une Marine professionnelle, la réserve militaire, constitue le complément indispensable de l'active. Elle concourt à l'exécution des différentes missions assignées à la Marine dont elle est partie intégrante. Intégrée à la société civile et à l'armée professionnelle, elle apparaît comme un instrument essentiel au service de la Nation. La réserve militaire se décompose en deux groupes distincts : la réserve opérationnelle et la réserve citoyenne. Les réservistes opérationnels ont pour mission : - de renforcer les capacités militaires de la Marine sur des missions importantes et nécessitant un savoir technique spécialisé, - d'assurer la relève sur le territoire national (service public, action de l'État en mer) ou sur les théâtres extérieurs. Les réservistes citoyens ont pour mission : - d'assurer le rayonnement et l'entretien de l'esprit de défense, - de renforcer le lien armée – Nation. Ces volontaires, bénévoles, sont les relais de la Marine pour sensibiliser la société civile aux questions maritimes et de défense.

RBFM Régiment Blindé des Fusiliers Marins


RCA Rayé des Contrôles de l'Activité


RDSF Retour Dans Ses Foyers


SFF Services Féminins de la Flotte


SNLE Sous-Marins Nucléaires Lanceurs d'Engins
Le SNLE, aussi connu comme SSBN (Sub-Surface Ballistic Nuclear) selon le code OTAN, est un sous-marin à propulsion nucléaire de très grande taille, équipé de missiles balistiques stratégiques à charge nucléaire en silos verticaux et lancés en plongée. Il est également équipé en torpilles et en missiles aérodynamiques à changement de milieu, des armes anti-navires pour son auto-défense. Sa mission est la dissuasion nucléaire ; il assure, à ce titre, la garantie d'une frappe nucléaire de riposte, en raison de la difficulté de le localiser lors de ses patrouilles en plongée, grâce notamment à ses qualités de discrétion acoustique.

SNLENG Sous-Marin Nucléaire Lanceur d'Engins de Nouvelle Génération
Le SNLE, aussi connu comme SSBN (Sub-Surface Ballistic Nuclear) selon le code OTAN, est un sous-marin à propulsion nucléaire de très grande taille, équipé de missiles balistiques stratégiques à charge nucléaire en silos verticaux et lancés en plongée. Il est également équipé en torpilles et en missiles aérodynamiques à changement de milieu, des armes anti-navires pour son auto-défense. Sa mission est la dissuasion nucléaire ; il assure, à ce titre, la garantie d'une frappe nucléaire de riposte, en raison de la difficulté de le localiser lors de ses patrouilles en plongée, grâce notamment à ses qualités de discrétion acoustique.

SONAR Sound navigation and ranging
Un Sonar est un appareil qui utilise la propagation du son dans l'eau pour la détection d'objets sous-marins. Il est utilisé par les marines de guerre pour la détection de sous-marins (et de bâtiments de surface pour les sous-marins) et de mines. Il est aussi utilisé pour la pêche, ainsi qu'en navigation pour mesurer la profondeur, et en hydrographie pour cartographier le fond des océans, on parle alors de sondeur . Il peut y avoir des sonars actifs ou passifs :
  • Sonar actif : impulsion sonore, caractéristique et donc détectable, qui consiste à mesurer le temps écoulé entre l'émission et la réception de l'écho. Peu utilisé donc par les sous-marins,
  • Sonar passif : écoute et analyse d'un son perçu à sa réception, très utilisé sur les sous-marins. Les personnels entrainés à cette tâche sont surnommés oreilles d'or


STO Service du travail obligatoire
Durant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie, le service du travail obligatoire consista en réquisitions et transfert contre leur gré vers l'Allemagne de centaines de milliers de travailleurs français pour l'effort de guerre allemand (usines, agriculture, chemins de fer, etc.) dans des camps de travailleurs sur le sol allemand.
Avec la complicité active du gouvernement de Vichy (les travailleurs forcés français sont les seuls d'Europe à avoir été requis par les lois de leur propre Etat, et non pas par une ordonnance allemande), l'Allemagne nazie imposa la mise en place du STO pour compenser le manque de main-d'œuvre dû à l'envoi de ses soldats sur le front.

tonnage des bâtiments
La définition d'un tonnage est parfois source de confusion quand il s'agit de définir la masse d'un navire. Pour ce qui est de la marine de guerre la définition conduit souvent à considérer que plus un navire est lourd plus il est puissant, ce qui n'est pas strictement vrai.
La limitation des puissances navales par le traité de Wahington a conduit certains pays comme l'Allemagne à contourner ce traité (par des acquis techniques) en produisant des unités dans le respect supposé des conventions, qui conciliaient à la fois le tonnage et la puissance de feu.
S'il n'est pas aisé de définir ce qu'est un tonnage, on peut se référer à l'édition du n°2158 de Cols Bleus qui en donne les définitions. Pour mémoire, en simplifiant, on considèrera deux catégories : la marine de guerre et la marine marchande :
  • la marine marchande utilise la dénomination de 'tonnage brut' ou 'jauge brut' qui est en fait rattachée au volume utilisable commercialement (capacité d'emport) elle est exprimée en 'tonneaux de jauge brute' ou TJB mesure égale à 2.83m3 (100 cubic feet). Mais il est préférable de l'exprimer en tonnes réelles soit mille kilos, qui devient un 'port en lourd'. Le tonnage net du navire ne comporte que sa masse nette dans laquelle n'est pas pris en compte sa capacité d'emport. Les douanes françaises depuis 1969 attribue des certificats de jauge différents suivant que les navires franchissent le canal de Panama ou de Suez par exemple... Question de taxes uniquement,
  • la marine de guerre utilise l'appellation de 'tonne lège' ou déplacement lège ou tonnage dit Washington qui ne prend en compte ni sa cargaison probable, son poids de combustible, ses munitions etc... Sachant aussi que le poids est exprimé en log-ton soit 1016 kilos. le poids total en charge, ou déplacement lourd laisse ensuite place à l' appréciation de la valeur de masse supposée.


TSF Transmission Sans Fil
Cette invention date du XIXe siècle, elle a été mise au point par Marconi et bien d'autres, elle repose sur la transmission d'une onde électromagnétique.
On utilisait ce sigle pour désigner :
  • Les systèmes de téléphone et télégraphe sans fil
  • La radiodiffusion et les récepteurs radio qui permettaient de recevoir les émissions
Le sigle TSF est ancien et date des débuts des transmissions radio, il est complètement tombé en désuétude.

U44_1 Note du propriétaire de l'oeuvre
_PAROLE_Le tableau représente _UNITE_44_ X82 et _UNITE_43_ X81 (en petit dans le fond du tableau) pendant l'opération _OPERATION_17_ au large de la Norvège dans le Skagerrak les 23 & 24 avril 1940. Mon beau-père était quartier maître fusilier à bord à ce moment-là. Il a aujourd'hui 93 ans ! Une erreur historique existe dans ce tableau : l'auteur de l'œuvre a représenté l'attaque d'un Messerschmitt 109 au ras des flots. En réalité, ces contre-torpilleurs (ils étaient 3 pendant l'opération avec _UNITE_39_) ont été très fortement bombardé par des Heinkel 111 qui ne sont pas descendus sous le plafond des 2 000 mètres pour éviter les tirs puissants des redoutables pièces de 138 millimètres qui équipaient nos unités. Comme m'a dit l'auteur de l'œuvre, c'est une représentation d'artiste !_